Discuter:BUN (présence)

De Elkodico.

Je ne suis pas sûr d'avoir tout compris à propos de cette clé, puisqu'il est écrit çà que buni signifie "venir" (bunii = faire venir), et là qu'il signifie "il y a". J'imagine que "venir" c'est "rendre étant présent"... et donc qu'"il y a" est seulement rendu par buna (donc "il y a" = "être présent"). Plus besoin de kewa alors ? Kotavusik2 28 août 2012 à 12:59 (UTC)

Ce genre de réflexion est très pertinente. Je pense qu'il est parfois nécessaire de supprimer des clés lorsqu'elles font doublons et que leurs valeurs sémantiques ne sont plus pertinentes. Toutefois, ici, je ne pense pas que cela soit le cas. On a affaire à deux clés bien distinctes : BUN (présence) et KEW (lieu).
  • BUN (présence) : cette clé véhicule la notion de présence (contr. absence).
  • KEW (lieu) : cette clé exprime la notion de lieu et de localisation dans l'espace.
Quoi qu'il en soit, tu as raison, il est ici nécessaire de mettre un peu d'ordre pour y voir un peu plus clair. A l'aide d'un paradigme, je vais tenter de te montrer comment je vois les choses :
Suffixe BUN (présence) KEW (lieu)
Le suffixe -a buna (être) présent, il y a kewa local
Le suffixe -e bune présentement kewe localement
Le suffixe -i buni rendre présent = faire venir bunai devenir présent = venir kewi localiser, kewai se situer
Le suffixe -o buno présence kewo lieu


Pour répondre en partie à ta question sur les suffixes cumulés : le suffixe -ii que l'on réduit à "-i" traduit un verbe en "rendre + adjectif". Alors que le suffixe -ai traduit un verbe en "devenir + adjectif". Le suffixe -ai peut aussi traduire les verbes réfléchis car ce suffixe indique que le locuteur est le bénéficiaire contrairement au suffixe -i qui indique que le bénéficiaire de l'action est autre que le sujet. De nombreux mots du dictionnaire ne sont pas encore mis à jour.
wami = nourrir mais wamai = manger
Voilà, j'espère avoir éclairé un peu ta lanterne !--Ziecken 28 août 2012 à 13:47 (UTC)
C'est peut-être à cause de ces non mises à jour que je m'y perdais un peu... Sachant qu'on peut dire qu'il y a trois grands axes verbaux (être + adj / devenir + adj / rendre + adj - je ne sais pas trop si ce trio a un nom), on a en elko :
  • Pour le premier : -a
  • Pour le deuxième : -ai
  • Pour le troisième : -(i)i
C'est ça ?
Sinon, kewa peut être aussi traduit par "il y a" ?
Une autre question : comment traduit-on "goûter" ? J'ai pensé à WIN + WAM, qui donnerait inamo... qui peut vouloir dire "pouces". Donc j'ai pensé que winamo faisait l'affaire. J'imagine que inwamo aussi. Peux-tu m'éclairer sur les cas où deux clés glidées se retrouvent en contact (et puis, s'il y a un article sur que je n'aurais pas vu, me l'indiquer ;)) ? Kotavusik2 28 août 2012 à 14:36 (UTC)
Oui, bien sûr. Kewa peut aussi se traduire par "il y a" mais on peut imaginer une nuance : buna indique il y a dans un contexte ou parfois il n'y a pas alors que kewa ne tient pas enc ompte cette donnée :
. buna iwono tanoe . "Il y a des fruits sur l'arbre" (il n'y en a pas tout le temps).
. kewa iwono tanoe . "Il y a des fruits sur l'arbre" (c'est un fait !).
Quant à "goûter" je le traduirais plutôt par rasai, rasi voulant dire faire goûter. Pour goûter on peut aussi le traduire par amliki "essayer un aliment".
Oui, attention à l'agglutination, c'est une erreur fréquente, le "W" doit ici être conservé pour éviter cette ambiguïté. Tout cela est expliqué dans le grade 2.5 : L'agglutination des clés glidées que je t'invite à réviser. Je vais le mettre à jour de ce pas.


C'est toujours un plaisir de répondre à tes questions ! --Ziecken 28 août 2012 à 14:56 (UTC)
Je parlais du goûter qu'on prend à quatre heures :P... comment le traduis-tu ?
Et puis, merci beaucoup pour tes réponses :D ! --Kotavusik2 28 août 2012 à 15:03 (UTC)
Ah ok ! Le français est parfois ambigu. Le goûter se traduirait par dezamo "repas de l'après-midi".--Ziecken 28 août 2012 à 16:23 (UTC)
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