L'aile Ouest V

De Elkodico.

L'aile Ouest


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L'aile Ouest (cinquième partie)

Château royal des Toolemnare
25/6/1774
8h10

Akirons et ses hommes devaient maintenant regagner Nakol avec un pacte d'alliance avec le royaume des Toolemnare qui leur faciliterait bien les choses quand ce serait le moment de se débarrasser de Kantalabutt. Ils partaient avec des souvenirs aussi, certains douloureux à la pensée des otages et des hommes d'armes ayant péri à Strælgarde, mais d'autres plus agréables, à celle de cette dernière nuit passé dans ce château étrange. Le prince, notamment avait la tête pleine d'un prénom : Elvira ; il la reverrait sûrement ; d'ailleurs, ne lui avait-elle pas dit : « Tu reviens quand tu veux, Akirons. Ma chambre te sera toujours ouverte. Je t'y accueillerai avec grand plaisir ». Ce qui l'avait fait rougir jusqu'au sommet du crâne (le prince était absolument chauve), d'autant plus que cette invitation avait été faite devant témoins... Par ailleurs, cette dernière nuitassez agitéelui avait laissé des cernes assez visibles sous les yeux.

Nakol
Palais Royal
27/6/1774

Malgré l'échec retentissant de leur mission, Akirons et ses camarades furent accueillis en héros au palais ; il faut dire qu'entre temps, S M Akkar avait été informé par des espions quant au sort des personnes enlevées. Pas un seul soldat parmi ces malheureux : que des civils : hommes, femmes et enfants avaient étés massacrés sans pitié. Kantalabutt menait bien une guerre digne de lui : une guerre de lâche. Le coup d'éclat accompli contre la forteresse de Strælgarde ne suffirait pas à faire fléchir l'ennemi : il fallait maintenir la pression coûte que coûte jusqu'à l'assaut final. D'ici Akkar espérait bien obtenir également l'alliance du Grand Duc d'Ypproland. Le prince relata à son père son passage aux Toolemnare, sa rencontre avec Elvira et son désir de l'épouser. Comme cette alliance familiale allait de pair avec celle :— déjà acquiseavec S M Edgar II contre un ennemi commun, le père d'Akirons ne se fit pas prier : il offrit même quinze jours de congé à l'héritier du trône pour qu'il fasse plus ample connaissance avec sa promise. À peine arrivé, Akirons repartit fou de joie à l'idée de retrouver celle qui occupait toutes ses pensées.

Splan 11/7/1774

Enfin arriva le jour tant attendu pour Elvira, Akirons et leurs proches : le mariage avait même été avancé de trois jours tant les deux fiancés étaient pressés de convoler. Les deux familles royales et leurs cours respectives s'étaient retrouvées à l'hôtel de ville de Splan. Ensuite, la cérémonie continuerait au château dans lequel toute cette aventure avait commencé. On avait même prévu un plus : la réouverture de l'aile Ouest. Par précaution, le roi Edgar II s'enquit auprès de la fée Dylevja :

Pensez-vous que ce soit prudent ? Malvyna y habite toujours, et elle n'est pas morte. Elle a été endormie comme nous autres.
Mal... vy... Ah ! Malvyna ? Ah oui ! Ne vous en faites pas. Pendant qu'elle dormait, nous avons évolué, nous nous sommes perfectionnées. Chacune d'entre nous a un pouvoir cent fois supérieur au sien. Malvyna, c'est la vieille école ; d'ailleurs je suis presque certaine que ses dons ont ... s'émousser, avec le temps.
Et les dons prodigués par les consœurs de votre grand-mère à Elvira ?
Ils ont s'atténuer aussi, pour certains d'entre eux, mais nous pourrons repasser une seconde couche, en cas de nécessité. Nous pourrons même faire disparaître son incompétence ; soit, elle ne pourra pas jongler avec des épées, mais les travaux manuels ne lui seront plus un obstacle insurmontable. Et même si elle s'égratigne un peu, ça sera sans gravité : elle n'en aura plus pour cent années de sommeil.

L'ampleur de la cérémonie était à la mesure du bonheur éprouvé par le couple en ces moments. Les camarades d'équipée du prince étaient , eux aussi, certains d'entre eux avaient même reconnu des courtisanes rencontrées (et même d'avantage) une petite vingtaine de jours auparavant. Rien ne viendrait troubler ces instants : Kantalabutt, on s'en occuperait plus tard. Oh, il y eut bien cette question, murmurée à l'oreille du prince par un de ses frères d'armes, le comte Zonkhal : « Tu lui as dit au moins, à ta chérie, que ta maman était cannibale ? ».


Auteur : Anoev

Zera Sero

Texte en attente de traduction


Traduction : Nom du traducteur

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