L'apostrophe

De Elkodico.

L'apostrophe ou trait vertical est le nom donné à la retranscription ponctuelle de la rune Thura . Par extension, l'apostrophe est souvent appelée Thura /tʰuɾa/ et signifie "la violente" ou "l'épine" ce qui se rapporte à la manière dont elle est prononcée.

L'apostrophe est l'un des deux traits existant en elko, l'autre étant le tiret. Alors que la première est parfaitement verticale, l'autre est parfaitement horizontal. D'une manière générale, l'apostrophe indique une suppression d'information et le tiret marque un ajout d'information. L'apostrophe a quatre fonctions :

La segmentation : distinguer les digrammes vocaliques ambigus pour éviter les hiatus

  1. conserver les pieds dans la poésie : bassai = bassa'i
  2. éviter les confusions : hei (hė) vs hei (he'i)
  3. La ponctuation: elle joue le rôle des guillemets.

Sommaire

Les guillemets

Les guillemets existent en elko mais ne revêtent pas la forme qu'on leur connait en français. En effet, en elko, il s'agit de marques simples et droites. Elles se placent de part et d'autre de la phrase. Comme tous les signes de ponctuation, les guillements sont séparés des mots par l'intermédiaire d'un espace mais collés aux autres signes de ponctuation.

Les guillemets sont utilisés dans deux cas :

  • Le discours direct (ex. : "Qui es-tu ?" lui demanda-t-il → go geni gi :' lo kiwe ?')
  • Les noms propres et les mots étrangers sont systématiquement traduits, toutefois, il est possible de les laisser tels quels mais l'utilisation des guillemets est conseillée. (ex. : . ro waki ' taxi '. "Je voyage en taxi.")

La dérivation

La dérivation est le fait de changer la nature d'un mot par le fait d'en changer son suffixe. Comme vous le savez, certains types de mots sont invriables : les noms propres, les mots étrangers, les interjections, les onomatopées et les particules. Pour leur permettre de bénéficier de la dérivation, il utilisent l'apostrophe. On parle alors de dérivation détachée.


  • Roger "Roger" → Roger'a "de Roger" (nom propre)
  • mau "miau" → mau'o "miaulement". (onomatopée)
  • hoa ≠ ho'a

L'omission

On parle d'omission et plus spécifiquement d'omission catégorielle, lorsque le catégorisateur est omis dans une liste où il est toujours identique : les chiffres, les couleurs, les formes, ...


nar' nut' kou' el' ak' mat' sau' al' ar'


En revanche, si les mots possèdent des suffixes, ils sont conserver :


lemmao (carré), demmao (rectangle), gummao (trapèze),... → lem'o, dem'o, gum'o, ...

La segmentation

L'apostrophe est utilisée pour distinguer deux sonorités trop proches ou prêtant à confusion. Elle n'est pas indispensable à l'écrit, mais l'est souvent à l'oral. C'est pourquoi certains n'hésitent pas à l'écrire au moyen de l'apostrophe pour que la graphie soit le plus fidèle à la prononciation.

Dans le cas de la doublure et des hiatus, l'apostrophe se présente comme une alternative au tréma.


kaala /kaala/ → ka'ala /kaʔala/


Dans le cas de la lettre Ė, l'apostrophe apparaît comme une solution au problème de la retranscription -ei.


ke'ila /keʔila/ ≠ keila ou kėla /kɛjla/


Dans le cas des les digrammes chuintés|digrammes consonantiques complémentaires


baszelo /baʃɛlɔ/ (prononciation courante) ± bas'zelo /basʔzɛlɔ/ (prononciation conventionnelle)

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