L'isolation

De Elkodico.

L'isolation est le phénomène morphologique opposé à l'agglutination. Il consiste à séparer les différents constituants sémantiques de la phrase afin d'éviter tout risque d’ambiguïté liées à une mauvaise flexion ou déclinaison.

Sommaire

Les particules

Les particules constituent une partie importante de la grammaire elkanne. Elles permettent d'exprimer des nuances et des subtilités mais peuvent également rendre la langue parfaitement isolante en se substituant à toute forme de dérivation ou de flexion. C'est pour cette raison que l'elko n'est ni considérée comme une langue flexionnelle, ni comme une langue isolante mais comme langue mixte. Le choix d'utiliser ou non les particules revient au locuteur lui-même.

Le ligatif

Le ligatif exprimé au moyen du suffixe -u est l’une des spécificités de l’Elko, utilisé dans de nombreuses constructions. Il marque le lien et le rapport entre plusieurs éléments, il sert notamment à former les auxiliaires, les conjonctions. Le ligatif est l'une des particularité de l'elko. Il se présente sous la forme du suffixe simple "-u" provenant de la clé NUT (pont).

Il existe quatre types de ligatif :

Le ligatif peut, comme tous les suffixes, se placer sur un mot ou sur une particule. Il est souvent réduit à la voyelle "u" mais pour les particules ce n'est pas tout à fait vrai. En effet, les particules utilisent toujours les suffixes à deux voyelles[1] afin de ne pas être confondus avec les particules en -ou toujours écrites -u.

L'apostrophe

L'apostrophe ou trait vertical est le nom donné à la retranscription de la rune Thura . Par extension, l'apostrophe est souvent appelée Thura /tʔuɾa/ et signifie "la violente" ou "l'épine" ce qui se rapporte à la manière dont elle est prononcée.

L'apostrophe est l'un des deux traits existant en elko, l'autre étant le trait d'union. Alors que la première est parfaitement verticale, l'autre est parfaitement horizontale. D'une manière générale, l'apostrophe indique la suppression d'un élément ou la distinction de deux éléments pour ne pas être confondus. L'apostrophe a quatre fonctions :

La segmentation

L'apostrophe est utilisée pour distinguer deux sonorités trop proches ou prêtant à confusion. Elle n'est pas indispensable à l'écrit, mais l'est souvent à l'oral. C'est pourquoi certains n'hésitent pas à l'écrire pour que la graphie soit le plus fidèle à la prononciation.

Dans le cas de la doublure et des hiatus, l'apostrophe se présente comme une alternative au tréma.


kaala /kaala/ → ka'ala /kaʔala/


Dans le cas de la lettre Ė, l'apostrophe apparaît comme une solution au problème de la retranscription -ei.


ke'ila /keʔila/ ≠ keila ou kėla /kɛjla/


Dans le cas des digrammes consonantiques complémentaires


baszelo /baʃɛlɔ/ (prononciation courante) ± bas'zelo /basʔzɛlɔ/ (prononciation conventionnelle)

L'affixation

Lorsque l'apostrophe est suivie d'une voyelle, elle marque les affixes. Il s'agit en fait d'un héritage de l'urque qui était une langue parfaitement isolante, l'apostrophe marque la racine qui a depuis disparu. La voyelle préservée est la voyelle de corps de cette clé disparue.


nata féminin → nat'a /natʔa/ simplification de l'urque nata rama


De nos jours l'apostrophe est assez rare dans cet usage, elle reste principalement utilisée pour insister sur la séparation de deux voyelles identiques comme dans kaala → ka'ala. Toutefois, dans certains cas, elle s'avère pratique et économe pour contourner de conservation du W. Ainsi lorsque l'on emploie un affixe - principalement dans le cas des combinaisons premières - on est obligé de conserver le W, l'apostrophe permet de contrer cette règle en écartant l’ambiguïté :


u- (singulier) + DEW (temps) + -e (adverbe) = udewe "une seule fois"


Remarque : udewe est la version longue mais peut être réduite au moyen de l'apostrophe afin de devenir u'de. Le préfixe étant marqué au moyen de l'apostrophe le W devient superflu car il n'y a plus d’ambiguïté. u'de s'aligne ainsi sur les autres constructions corrélatives nunde, nande, ilde, inde, ...


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