Le Livre des femmes (paragraphe 80)

De Elkodico.

Le Mahâbhârata

I Le Livre des commencements • II Le Livre de l'assemblée • III Le Livre de la forêt • IV Le Livre de Virata • V Le Livre des préparatifs • VI Le Livre de Bhîsma • VII Le Livre de Drona • VIII Le Livre de Karna • IX Le Livre de Shalya • X Le Livre de l'attaque nocturne • XI Le Livre des femmes • XII Le Livre de l'apaisement • XIII Le Livre de l'enseignement • XIV Le Livre du sacrifice royal • XV Le Livre du séjour en forêt • XVI Le Livre des pilons • XVII Le Livre du grand départ • XVIII Le Livre de la montée au ciel

 
Le Livre des femmes

80818283

 

Les consolations

11.1. Dhritarâshtra se désespère. Tous les siens sont morts, il regrette de ne pas avoir suivi les conseils qu’on lui donnait, il ne lui reste qu’à mourir. Samjaya le console : à quoi bon se plaindre, tout est bien de sa faute, il a été d’une faiblesse coupable envers son fils et a écouté de mauvais conseillers. Mais il faut réagir.

11.2. Vidura intervient. Tout le monde doit mourir. Ceux qui sont morts au combat ont obtenu le salut : il ne sert à rien de se lamenter. La vie est éphémère, le temps ne s’arrête jamais. Il ne faut pas se complaire dans le malheur, il est le résultat des actes passés.

11.3. Le sage est détaché du malheur comme du bonheur. On change de corps comme on change de vêtements. Les pots du potier finissent tous par se briser, plus ou moins vite : il en va de même de nos corps de mortels. Les actes antérieurs déterminent les réincarnations et seuls les sages sortent du cycle des réincarnations.

11.4. La naissance. l’homme, soumis à ses sens est assailli par les malheurs et enfin la mort. Il comprend alors ses fautes mais il est trop tard. C’est dès sa naissance qu’il faut agir en conformité avec le devoir.

11.5. Parabole du puits. Un brâhmane, dans une forêt sinistre est poursuivi par toutes sortes de dangers. Il tombe dans un puits et reste suspendu à une liane que rongent des rats : au fonds du puits, un serpent redoutable. Mais du miel coule sur la liane, et il ne pense plus à rien d’autre qu’à le lécher. Malgré sa situation désespérée, il n’est pas détaché des plaisirs !

11.6. C’est l’image des réincarnations : la liane, c’est le désir de vivre, le miel, les passions, le serpent, la mort.

11.7. Les sages savent que l’homme est soumis aux maladies, à la vieillesse et à la mort et ne s’en affligent pas. C’est par la discipline, le renoncement et l’attention qu’on échappe aux cycle des réincarnations.

11.8. Dhritarâshtra se lamente encore. Vyâsa le rabroue : la mort est inévitable, le massacre était inévitable, c’était le destin marqué par les dieux. La Terre, autrefois, était venue réclamer aux dieux d’accomplir la promesse qui lui avait été faite de la soulager de son fardeau. Vishnu lui avait répondu que les temps étaient arrivés : un roi naîtra, Duryodhana, et à cause de lui, tous les rois s’entre-tueront. Ainsi il ne sert à rien de pleurer : ses fils ont fait tout ce qu’il fallait pour aboutir à ce résultat, les Pândava n’y sont pour rien, et c’était le dessein des dieux. Que Dhritarâshtra se reprenne, qu’il éteigne son chagrin, qu’il supporte sa vie.


Auteur : Nom de l'auteur

Titre en elko

Texte en elko


Traducteur : Nom du traducteur

Versions
Version 2017
Analyses
Analyse fréquentielleAnalyse syntaxique
Le Mahâbhârata









  • Livre VIII : 73


  • Livre X : 7879

  • Livre XI : 80818283


  • Livre XIII : 8990

  • Livre XIV : 9192


  • Livre XVI : 96

  • Livre XVII : 97

  • Livre XVIII : 98

 

Analyse de texte

Outils personnels