Le Purgatoire (La Divine Comédie) - Chant XXII

De Elkodico.

La Divine Comédie

L'Enfer

Chant IChant IIChant IIIChant IVChant VChant VIChant VIIChant VIIIChant IXChant XChant XI
Chant XIIChant XIIIChant XIVChant XVChant XVIChant XVIIChant XVIIIChant XIXChant XXChant XXI
Chant XXIIChant XXIIIChant XXIVChant XXVChant XXVIChant XXVIIChant XXVIIIChant XXIXChant XXXChant XXXIChant XXXIIChant XXXIII

Le Purgatoire

Chant IChant IIChant IIIChant IVChant VChant VIChant VIIChant VIIIChant IXChant XChant XI
Chant XIIChant XIIIChant XIVChant XVChant XVIChant XVIIChant XVIIIChant XIXChant XXChant XXI
Chant XXIIChant XXIIIChant XXIVChant XXVChant XXVIChant XXVIIChant XXVIIIChant XXIXChant XXXChant XXXIChant XXXIIChant XXXIII

Le Paradis

Chant IChant IIChant IIIChant IVChant VChant VIChant VIIChant VIIIChant IXChant XChant XI
Chant XIIChant XIIIChant XIVChant XVChant XVIChant XVIIChant XVIIIChant XIXChant XXChant XXI
Chant XXIIChant XXIIIChant XXIVChant XXVChant XXVIChant XXVIIChant XXVIIIChant XXIXChant XXXChant XXXIChant XXXIIChant XXXIII

 

Le Purgatoire - Chant XXII

Déjà derrière nous l’Ange était resté, l’Ange qui nous avait acheminés vers le sixième cercle, après avoir effacé de mon front une empreinte ; et avec ceux qui à désir ont la justice, il nous avait dit beati, et le reste des paroles avec sitiunt, sans ajouter rien autre chose . Et moi, plus léger qu’aux autres entrées , si facilement j’allais, que sans aucun travail, je suivais en haut les rapides esprits ; quand Virgile commença :»Un amour qu’enflamme la vertu, enflamme toujours un autre amour, pourvu qu’au dehors la flamme paraisse. Ainsi, du moment parmi nous dans les limbes, de l’Enfer descendit Juvénal, qui me révéla ton affection, la mienne fut la plus vive qu’on puisse ressentir pour une personne qu’on ne vit jamais ; de sorte que courts maintenant me paraîtront ces escaliers. Mais dis-moi, et, comme ami, pardonne si par excès de confiance trop je lâche le frein, et comme ami désormais discours avec moi. Comment put l’avarice trouver place en ton sein, soigneusement rempli, comme tu l’étais, de toute sagesse ?»

Ces paroles provoquèrent d’abord en Stace un léger rire, puis il répondit : «Chacun de tes dires m’est une chère marque d’amour. Véritablement, quelquefois apparaissent des choses qui donnent un faux sujet d’étonnement, parce que les choses en sont cachées. Ta demande me montre que tu crois, peut-être à cause du cercle j’étais, que je fus avare en l’autre vie. Or, sache que trop fus-je éloigné de l’avarice, et cet excès a été puni des milliers de lunaisons. Et n’était que je redressai mon penchant lorsque j’entendis comme, en ton courroux, tu gourmandes la nature humaine : A quoi ne conduis-tu point, exécrable faim de l’or, la convoitise des mortels  ? Roulant mon fardeau, je sentirais les joutes douloureuses . Alors je m’aperçus que trop pouvaient s’ouvrir les mains pour dépenser, et je me repentis de ce mal comme des autres. Combien ressusciteront la tête rase , à cause de l’ignorance qui de ce péché empêche de se repentir vivant, et jusqu’au dernier terme ! Et sache que la faute directement opposée à une autre, sèche avec elle ici sa verdeur . Si donc, pour me purifier, j’ai été parmi ceux qui pleurent l’avarice, par son contraire ce m’est advenu

Quand tu chantas les armes cruelles, cause de la double tristesse de Jocaste , dit le chantre des Bucoliques, par ces chants qu’accompagne Clio, il ne paraît pas que fidèle t’eût fait encore la foi, sans laquelle point ne suffit de bien faire. S’il est ainsi, quel soleil ou quels flambeaux dissipèrent tellement les ténèbres, qu’après tu dirigeas tes voiles à la suite du pêcheur  ?» Et lui dit : «Toi le premier tu me conduisis au Parnasse pour me désaltérer dans ses grottes ; toi le premier, après Dieu, tu m’éclairas. Tu as fait comme celui qui va de nuit, projetant derrière soi la lumière, et à lui elle ne sert, mais il instruit ceux qui le suivent. Quand tu as dit : Le siècle se renouvelle ; la justice revient, et lepremier âge de l’homme ; du ciel descend une race nouvelle , par toi je fus poète, par toi chrétien. Mais pour que mieux tu discernes ce que je dessine, ma main y apposera les couleurs. Déjà tout le monde était plein de la vraie croyance, semée par les messagers du royaume éternel, et ta parole, que je viens de rappeler, s’accordait avec celle des nouveaux prédicateurs ; d’ je pris l’habitude de les visiter. Ensuite ils me parurent si saints, que quand Domitien les persécuta, à leurs pleurs je mêlai mes larmes ; et tant que je fus de , je les secourus, et leurs mœurs pures me firent mépriser toutes les autres sectes. Et avant qu’en mes vers je conduisisse les Grecs aux fleuves de Thèbes, je reçus le baptême ; mais par peur je me cachai d’être chrétien, et restai longtemps païen en apparence. Cette tiédeur m’a, plus de quatre cents ans, retenu dans le quatrième cercle. Toi donc qui as levé le voile qui me cachait le grand bien dont je parle, tandis que nous avons encore à monter beaucoup, dis-moi est notre cher Térence , Cécilius, Plaute et Varron, si tu le sais ; dis-moi s’ils sont condamnés, et à quelle demeure.

Ceux-, et Perse, et moi, et beaucoup d’autres, répondit mon Guide, nous sommes, avec, ce Grec que les Muses allaitèrent plus abondamment qu’aucun autre , dans le premier cercle de l’obscure prison. Bien souvent nous parlons du mont que ne quittent point celles qui nous ont nourris , Avec nous sont Euripide, Antiphon , Simonide, Agathon, et plusieurs autres Grecs qui ceignirent leur front de lauriers. , de ceux que tu as chantés, se voient Antigone , Déiphile , et Argia , et Ismène toujours aussi triste. On y voit celle qui montra Langia  ; est la fille de Tirésias, et Thétis, et Déidamie avec ses sœurs

Déjà les deux Poètes se taisaient, de nouveau attentifs à regarder autour, hors désormais de la montée et des parois ; et déjà quatre des servantes du jour étaient demeurées en arrière, et la cinquième était au timon , le dirigeant en haut vers la zone ardente, quand mon Guide : «Je crois qu’en suivant le contour du mont, nous devons tourner notre droite vers le bord extérieur, comme nous l’avons fait jusqu’ici

Ainsi l’accoutumance fut notre enseignement, et nous prîmes ce chemin avec plus d’assurance, par l’assentiment de cette digne âme . Et ils allaient devant, et moi seul derrière, écoutant leurs discours, qui me donnaient l’intelligence de la poésie.

Mais tôt rompit le doux discourir, un arbre qu’au milieu du sentier nous trouvâmes, chargé de pommes, à l’odorat suaves et bonnes. Et comme le sapin, de rameau en rameau, se rétrécit en s’élevant, ainsi cet arbre en descendant, afin, je crois, que dessus nul ne monte. Du côté le chemin était fermé, tombait du roc élevé une eau claire, qui se répandait d’en haut sur les feuilles. Les deux Poètes s’approchèrent de l’arbre, et d’au dedans, à travers le feuillage, une voix cria : «De ce fruit vous aurez disettePuis elle dit : «Plus pensait Marie à ce que les noces fussent honorables et complètes, qu’à sa bouche, qui maintenant pour vous répond. Et les antiques Romains se contentèrent d’eau pour boisson, et Daniel méprisa le manger , et acquit le savoir. Le premier âge fut beau comme l’or : il rendit par la faim les glands savoureux, et par la soif fit, de chaque ruisseau du nectar. Du miel et des sauterelles furent la nourriture de Baptiste dans le désert ; pour cela glorieux est-il, et aussi grand que le déclare l’évangile


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