Le Sammito

De Elkodico.

Le Sammito ("règles de base" en elko) regroupe les 20 règles fondamentales de l'elko. Les maîtriser, permet de disposer de suffisamment d'éléments pour utiliser la langue. Le reste de la grammaire est regroupé sous le terme de Zammmito et permet d'apporter les nuances et les subtilités nécessaires pour parfaire votre connaissance de l'elko.


Sommaire

Niveau 1 : les bases

Grade 1.0 : L'alphabet et la prononciation

L'elko utilise traditionnellement un système d'écriture composé de runes : le Rundar, mais pour des raisons pratiques on préfère utiliser sa transcription latine appelée l'Abde. Contrairement au français toutes lettres se prononcent et ne se prononcent que d'une seule manière.


Le Rundar

F /ʋ/ U /u/ Th /tʰ/ A /a/ R /ɾ/ K /k/ G /g/ W /w/ H /h/ N /n/ I /i/ J /j/
Ė j/ P /p/ Z /z/ S /s/ T /t/ B /b/ E /ɛ/ M /m/ L /l/ nj /ɲ/ O /ɔ/ D /d/

 


Grade 1.1 : Les clés

Comme en chinois, l'elko fonctionne à l'aide de clés. Il s'agit de petites racines de trois lettres qui permettent de former tous les mots du vocabulaire. L'avantage de ce système est que l'on peut construire intuitivement une infinité de mots avec un nombre limité de clés. La langue s'apprend et s'utilise ainsi plus rapidement qu'une langue naturelle. Il n'y a pas de dictionnaire à apprendre, juste une liste réduite de clés. Avec 50 clés apprises vous pouvez déjà faire plus de 60 000 mots de tête.

Une clé comporte toujours trois lettres : une consonne (C) à chaque extrémité et une voyelle (V) au centre. La première des deux consonnes est appelée « consonne de tête », la seconde « consonne de queue », la voyelle, quant à elle est appelée « voyelle de corps ». Une clé est présentée en majuscules mais utilisée en minuscule, le mot entre parenthèse est appelé "sens propre".

Grade 1.2 : Les suffixes

Au nombre de six, les suffixes simples se présentent tous sous la forme de voyelles uniques :


Remarque : Le suffixe "-o" est facultatif, comme tous les affixes utilisant la voyelle "o". Il est appelé suffixe par défaut : naltano → naltan

Grade 1.3 : La phrase simple

Une phrase se subdivise en constituants (ou constituants immédiats), la syntaxe elkanne en compte quatre toujours placés dans cet ordre :

  • Le sujet (S) : c'est celui qui fait l'action (qui ?, quoi ?)
  • Le verbe (V) : c'est l'action (quoi ?)
  • L'objet (O) ou complément d'objet (CO): c'est celui qui subit l'action (qui ?, quoi ?)
  • Le circonstant (C) ou complément circonstanciel (CC) : ce sont les circonstances de l'action (où ?, quand ?, comment ?, ...)

Grade 1.4 : La ponctuation

L'elko utilise principalement quatre signes de ponctuation : le point, la virgule, le tiret et la virgule. La particularité de l'elko est de placer un espace avant et après chaque signe de ponctuation. Le point se met en début et en fin de phrase.

Grade 1.5 : L'agglutination

On appelle agglutination le fait d’associer plusieurs clés entre elles afin de former des concepts plus précis. L'agglutination est un phénomène linguistique très répandu en elko. Un mot agglutiné sera plus précis qu'un mot non-agglutiné. En d'autres termes, plus un mot est long, plus il contient de clés et plus il est précis.


La disposition des clés au sein d’un mot n’est pas aléatoire. Chacune des clés qui compose un mot a une place et une fonction bien précise : ce sont les fonctions claviques. Placée à droite la clé jouera la fonction de catégorisateur, placée à gauche la fonction de spécificateur. À cela s'ajoutent les affixes, qui ne tiennent pas compte de cette organisation car rapidement identifiables ils peuvent s'immiscer partout : à l'avant (préfixes), à l'arrière (suffixes) et même en plein milieu du mot (infixes ou profixes).

Grade 1.6 : Les noms propres

En elko, les noms propres suivent une construction spécifique qui les distingue des noms communs. Alors que les noms communs utilisent des minuscules et se construisent à partir de clés, les noms propres, eux, prennent une majuscule et se transcrivent phonétiquement. Si un mot commence par une majuscule il sera alors à coup sûr un nom propre ou, un pronom.

La particularité de l'elko est l'utilisation d'un auxiliaire satellite indiquant la nature de ce nom propre (ville, pays, personne, ...). Cet auxiliaire est appelé auxiliaire onomastique et est souvent omis lorsque le contexte est suffisament clair. Dans la traduction, l'auxiliaire onomastique n'est en général jamais rendu en français. Ainsi Italia garo se traduira simplement par "Italie".

Grade 1.7 : Les Othauras

Les connecteurs sont des mots de liaison très courants :

Grade 1.8 : La conjugaison

  • Les modes
  • Le déclaratif : aucun profixe
  • L'indicatif : le profixe =h
  • L'impératif : aucun auxiliaire mais utilisation du point d'injonction (!!)
  • Le médiatif : le profixe =f

Grade 1.9 : Les chiffres

Les chiffres sont formés au moyen de la clé TAW (nombre) en catégorisateur :

0. nuntawnunta (zéro)
1. nartawnarta (un)
2. nuttawnutta (deux)
3. kowtawkouta (trois)
4. weltawelta (quatre)
5. waktawakta (cinq)
6. mattawmatta (six)
7. sawtawsauta (sept)
8. waltawalta (huit)
9. wartawarta (neuf)

Niveau 2 : l'essentiel

Grade 2.0 : L'accentuation

L'accentuation s'intéresse à tout ce qui fait l'"accent elko". On y apprend que l'accent tonique se place sur le catégorisateur pour ne pas confondre les mots. Par ailleurs, un francophone sera trahi par :

  • La prononciation fermée des voyelles e et o.
  • La prononciation grasseyée du r.
  • La prononciation marquée du f.
  • L'absence de prononciation du h.
  • La nasalisation des voyelles suivies de "n" ou "m".

Grade 2.1 : Les clés glidées

Les clés glidées ou clés wuna sont les clés constituées de la glide "W". La morphologie elkanne compte 148 clés glidées. Il existe 72 clés commençant par "W" est 72 autres finissant par cette même glide, les quatre restantes sont appelées clés diglidées car elles contiennent un "W" à l'avant et à l'arrière.

Grade 2.2 : Les préfixes

On appelle préfixe tout affixe se plaçant à l’avant d’un mot. Au nombre de six (pour les préfixes simples) et vingt-deux (pour les préfixes cumulés), les préfixes marquent le genre et le nombre.

  • Le préfixe générique "a-" : la marque du féminin
  • Le préfixe générique "e-" : la marque du masculin
  • Le préfixe générique "o-" : la marque du neutre
  • Le préfixe numérique "i-" : la marque du pluriel
  • Le préfixe numérique "u-" : la marque du singulier
  • Le préfixe numérique "ė-" : la marque du duel

Grade 2.3 : Les types de phrases

Il existe, en elko, quatre types de phrases :

  • La phrase déclarative : elle fonctionne avec la particule o et le point (.)
  • La phrase interrogative : elle fonctionne avec la particule e et le point d'interrogation (?)
  • La phrase exclamative : elle fonctionne avec la particule a et le point d'exclamation (!)
  • La phrase injonctive : elle fonctionne avec la particule i et le point d'injonction (!!)

Grade 2.4 : Le politif

Le politif se marque avec le suffixe -ė et traduit la politesse, le respect et le souhait. Ex : NOK (nuit)nokė bonne nuit.

Grade 2.5 : L'agglutination des clés glidées

Lors de l'agglutination des clés glidées, les « w » disparaissent systématiquement sauf dans deux cas :

  • Lorsque deux « w » se retrouvent côte à côte dans ce cas, un seul est conservé : NAW + WAK = nawako
  • Lorsque les deux clés commencent par un « w » (e) dans ce cas seul le deuxième disparaît : WAN + WAK = wanako

Grade 2.6 : Les pronoms

L’ensemble des pronoms personnels rencontrés en elko est issu de quatre clés seulement : NAR (ego), TĖL (alter ego), DOG (tiers) et MOK (spectacle). Pour des raisons de commodités et de fréquence d’utilisation, les formes longues ont progressivement disparues au profit de leurs formes courtes obtenues au moyen des clés réduites : R, L, G et K.

  • ro : je
  • lo : tu
  • go : il, elle
  • ko : ceci, cela, c'est

Remarque : Les pronoms personnels sont souvent utilisés avec des préfixes pour préciser le genre et le nombre : Ago ("elle"), Ego ("il")

Grade 2.7 : Les Ekauras

Les Ekauras expriment la circonstance de l'action, posent le décor et le contexte, ils ne se trouvent que dans le connecteur. Ne pas confondre les Othauras avec les Ekauras, alors que les premiers relient deux éléments entre eux, les seconds introduisent une nouvelle notion. La valeur sémantique qu'ils véhicule s'applique à toute la phrase.


. wileu[1], mano tu heko dėnlo . "Les hommes et les animaux sont des êtres vivants."

Grade 2.8 : L'aspect

L'aspect permet de distinguer un verbe perfectif d'un verbe imperfectif. Le perfectif indique une action accomplie, réalisée et terminée et s’exprime au moyen de la particule bau tandis que l’imperfectif indique une action en cours, envisagée sous l’angle de sa durée s’exprime par défaut par l'absence de la particule bau.


  • L'imperfectif : Oro wami tomo "Je mange un gâteau"
  • Le perfectif : Oro bau wami tomo "J'ai mangé un gâteau"

Grade 2.9 : Les nombres

En elko, les nombres se forment tout simplement par agglutination des clés numériques. La clé TAW (chiffre) est toujours utilisée comme catégorisateur mais une seule est nécessaire par nombre. Ainsi pour compter en elko, il ne vous faudra retenir que dix clés. Pour les nombres, il ne vous suffira de les épeler.

narelta quatorze ; kowakta

Au delà de quatre syllabe on créé un nouveau mot, pour marquer qu'il appartiennent au même nombre on utilise le ligatif -u. 12 214 = "narnuta u nutnarelta" ou "narnutau nutnarelta"

Liens

Notes

  1. Wileu marque le pluriel et s'applique à toute la phrase en mettant tous les mots au pluriel.
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