Le connecteur

De Elkodico.

Le connecteur est le syntagme dans lequel se trouvent les connecteurs logiques, il se situe dans le péricaryon, c'est-à-dire en tête de proposition ou entre deux propositions. Il permet d'introduire une nouvelle proposition ou de faire le lien entre deux autres. Les mots placés dans le connecteur sont appelés connecteurs logiques ou plus simplement "connecteurs" et se reconnaissent facilement à leur suffixe -eu parfois simplifiés en -u.

Sommaire

La syntaxe

La syntaxe de l'elko est très rigide, elle ne permet pas beaucoup de libertés. Cela est dû aux différents suffixes, qui selon le constituant auxquels ils appartiennent peuvent avoir des valeurs différentes. Ainsi, par exemple, un mot terminant par le suffixe -a peut être identifié comme adjectif s'il appartient au constituant sujet ou au constituant objet, comme verbe d'état s'il appartient au constituant verbal et même au génitif s'il appartient au circonstant. Pour contrer cette polysémie, les mots ont des places prédéfinies dans la phrases. De leur suffixe vocalique dépendra leur place dans la syntaxe; C'est ce que montre le tableau ci-dessous.


Proposition principale

Le connecteur

Sujet

Verbe

Objet

Circonstant

Les particules
phrastiques

U

E

A

I

O

E

A

I

O

E

A

I

O

E

A

I

O

A E I O

Le connecteur

Les adverbes

Les adjectifs


ou
Les verbes[1]

Les noms

Les verbes

Les adverbes
&
Le gérondif

Les verbes d'état
Les participes

Les adverbes


ou
Les verbes[1]

Les adjectifs

Les noms

Le locatif

Le génitif

Le datif

Le nominatif

L'exclamation
L'interrogation
L'injonction
La déclaration

La phrase simple

La phrase simple n'utilise pas le connecteur.

La phrase complexe

La phrase complexe se définit par la présence de deux propositions liées. Qui dit "liée" dit "ligature" et donc "ligatif". La ligature en question est appelée "connecteur" dans la grammaire elkanne. On y retrouve dons les conjonctions de coordination et les conjonctions de subordination, mais pas seulement. On y retrouve également tous les mots permettant de lier deux propositions.

  • . go waki lamze bu go ne basa ko. ("Il allait au cinéma mais n'aimait pas cela")
  • . go waki lamze dewu go lara niso . ("Il allait au cinéma lorsqu'il a croisé un ami")


La phrase complexe peut l'être davantage en utilisant plusieurs connecteurs :

. bau, go waki lamze bu go ne basa ko. ("Il est allé au cinéma mais n'aimait pas cela")

La phrase complexe peut ne connaître qu'un seul connecteur, il se trouve en début de proposition et se repère facilement par son suffixe -au. Il est généralement suivit d'une virgule, mais ce n'est pas une obligation.


. bau , go waki lamze bu go ne basa lamo . ("Il a été au cinéma mais n'a pas aimé le film")

Lorsqu'un auxiliaire temporel est placé dans le connecteur, tous les verbes qui suivent seront systématiquement conjugué à ce temps. Pour contrer cela il suffit de replacer un nouvel auxiliaire dans le connecteur ou de placer un auxiliaire temporel devant un verbe précis pour annuler l'effet du connecteur.


  • . bau , go waki lamze bu go ne basa lamo . ("Il est allé au cinéma mais n'a pas aimé le film")
  • . go bau waki lamze bu go ne basa lamo . ("Il est allé au cinéma mais n'aime pas le film")
  • . go waki lamze bu go ne bau basa lamo . ("Il va au cinéma mais n'a pas aimé le film")

La factorisation

Pour éviter d'avoir à répéter un temps sur chaque phrase ou le conserver sur tout un texte on met le verbe en tête de phrase, cette position est appelé le connecteur dans la syntaxe de l'elko. Le fait d'y mettre un auxiliaire temporel est donc appelé la mise en en connecteur.


  • Il était une fois une vieille chèvre qui avait sept chevreaux.
  • . kēdu dina mumeko palia sauta mumido .


Les verbes qui suivent seront automatiquement conjugués au temps mis en connecteur. Pour changer de temps il suffit de mettre un nouveau temps, s'il est placé devant le verbe, il ne concernera que celui-ci mais en connecteur il concernera toute la phrase ou tout le texte.

Dans l'usage, les auxiliaires temporels mis en connecteurs sont souvents suivit d'une virgule, mais ce n'est pas obligatoire car la syntaxe de l'elko autorise cette position, elle est naturellement comprise dans le tableau syntaxique.


  • Il était une fois une vieille chèvre qui avait sept chevreaux.
  • . kēdu, dina mumeko palia sauta mumido .

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