Le livre de la forêt (paragraphe 37)

De Elkodico.

Le Mahâbhârata

I Le Livre des commencements • II Le Livre de l'assemblée • III Le Livre de la forêt • IV Le Livre de Virata • V Le Livre des préparatifs • VI Le Livre de Bhîsma • VII Le Livre de Drona • VIII Le Livre de Karna • IX Le Livre de Shalya • X Le Livre de l'attaque nocturne • XI Le Livre des femmes • XII Le Livre de l'apaisement • XIII Le Livre de l'enseignement • XIV Le Livre du sacrifice royal • XV Le Livre du séjour en forêt • XVI Le Livre des pilons • XVII Le Livre du grand départ • XVIII Le Livre de la montée au ciel

 
Le livre de la forêt

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La séance avec Mârkandeya

3.179. Passent la saison des pluies et l’automne. Ils rejoignent la Sarasvatî, puis la forêt Kâmyaka.

3.180. Krishna vient leur rendre visite avec son épouse Satyabhâmâ. Après les salutations réciproques, Arjuna raconte leurs aventures. Krishna complimente Yudhishthira et donne à Draupadî des nouvelles de ses fils et d’Abhimanyu. Il propose à Yudhishthira d’attaquer immédiatement les Kaurava. Yudhishthira refuse : il fera appel à lui la fin des treize années. Arrivée de Mârkandeya. Ils se rassemblent autour de lui pour l’écouter. Arrivée de Nârada.

3.181. Yudhishthira interroge Mârkandeya sur les conséquences des actes dans les vies ultérieures. Markandeya répond : autrefois les hommes étaient sans défaut, ils vivaient longtemps, et pouvaient aller trouver les dieux. Puis ils se cantonnèrent à la terre, devinrent avides et envieux, et abandonnèrent les dieux : leur vie devint misérable. Quand un homme meurt, il renaît immédiatement et ses actes le suivent, déterminant son sort. Il expose comment on peut trouver le bonheur ici et pas après, après et pas ici, ici et après, ni ici ni après.

3.182. Mârkandeya parle de la grandeur des brâhmanes. Histoire du fils de Târkshya. Un prince Haihaya prend un ermite revêtu de sa peau d’antilope pour un gibier, et le tue. Les Haihaya en apprenant cela vont trouver le père de l’ermite, Târkshya Arishtanemi. Ils lui avouent leur faute, mais ne peuvent retrouver l’ermite tué. Târkshya leur montre son fils, parfaitement vivant : un brâhmane n’a rien à craindre de la mort.

3.183. Histoire d’Atri. Atri décide de se retirer dans la forêt, mais sa femme lui demande d’établir d’abord ses fils. Atri va chez le roi Vainya et fait son éloge, disant qu’il possède la suprématie sur terre. Gautama le contredit. Ils vont trouver Sanatkumâra pour savoir lequel d’entre eux a raison. Sanatkumâra donne raison à Atri : le roi est le gardien de la loi et sa suprématie est reconnue. Vainya récompense Atri.

3.184. Mârkandeya raconte l’Entretien de Târkshya et de Sarasvatî. Târkshya demande à Sarasvatî comment il faut mener sa vie religieuse. Elle répond qu’il faut connaître les rites, donner, se purifier, faire les libations dans le feu. Elle même est née d’une libation dans le feu. Louange des oblations.

3.185. Histoire du poisson. Manu Vaivasvata s’adonne à des austérités terribles au bord de la rivière Vîrinî. Un petit poisson lui demande de le protéger contre les gros et contre les courants. Manu le place dans une jarre, puis quand il a trop grandi, dans un étang. Le poisson continue à grandir, et quand il remplit l’étang, Manu le porte à la Gangâ. Mais le poisson continue à grandir et Manu doit le porter à l’océan. Le poisson remercie Manu, l’avertit du déluge imminent et lui conseille de construire une arche, et d’y embarquer les sept grands rishi et les semences de toutes les créatures : il viendra alors et Manu le reconnaîtra à sa corne. L’océan gonfle, toute la terre est recouverte d’eau. Manu attache l’arche à la corne du poisson qui la tire infatigablement pendant plusieurs années. Le poisson enfin fait amarrer l’arche au plus haut sommet de l’Himâlaya. Le poisson n’est autre que Brahmâ : Manu doit maintenant créer toutes les créatures, ce dont il s’acquitte sans erreur grâce à son ascèse.

3.186. Yudhishthira interroge Mârkandeya, lui qui reste seul vivant entre un âge et l’autre, sur la fin du monde. C’est Vishnu qui crée les éléments d’ sortira le monde. Les quatre âges durent douze mille ans, ils forment un éon, mille éons un jour de Brahmâ. A la fin d’un éon, dans l’âge Kali, tout se dégrade. Puis sept soleils brûlants dessèchent le monde et le réduisent en cendres, puis se lève le feu de la fin des temps qui détruit tout. Des nuages énormes se forment alors, qui inondent la terre de leurs pluies pendant douze années. Puis des vents se lèvent, qui dispersent les nuages. Dans cette immensité privée de toute vie, de tout dieu, seul Mârkandeya nage, terriblement effrayé. Après longtemps, il aperçoit, surgissant de l’eau, un banian se tient un enfant. L’enfant lui propose de se reposer à côté de lui, puis ouvre la bouche et l’avale. Dans le ventre de l’enfant, Mârkandeya découvre la terre entière avec ses océans, ses montagnes et ses rivières, sa population d’hommes et de dieux, le soleil et les étoiles. Il explore cet univers pendant plus de cent ans, puis il ressort et adore l’enfant Vishnu. Il lui demande de se révéler pleinement à lui.

3.187. Vishnu déclare qu’il est Nârâyana, l’âme universelle. Il pénètre tous les êtres et les êtres ne le connaissent pas. A la fin des temps, il absorbe l’univers, le garde pendant le sommeil de Brahmâ et le restitue dès qu’il s’éveille. Mârkandeya rappelle aux Pândava que Krishna est Vishnu.

3.188. Yudhishthira demande à Mârkandeya de décrire les signes du retour de l’âge d’or. Mârkandeya décrit comment le monde se dégrade âge après âge. Lorsque la fin d’un âge s’approche, c’est la décadence, la loi ne prévaut plus. Description de l’âge kali et des destructions de la fin d’un âge. Mais le monde renaît à partir des brâhmanes, et c’est de nouveau l’âge krita. La prochaine ère sera celle de Kalki.

3.189. Kalki rétablira l’âge krita. Description de l’âge krita. Mârkandeya recommande à Yudhishthira de se conformer à la loi et de protéger les brâhmanes. Yudhishthira demande quelle loi il doit observer et Mârkandeya l’enseigne.

3.190. Yudhishthira demande à être instruit sur la supériorité des brâhmanes. Mârkandeya raconte l’Histoire de la grenouille. Le roi Parikshit, descendant d’Ikshvâku, assoiffé au cours d’une partie de chasse, s’arrête au bord d’un ravissant étang et aperçoit une jeune fille resplendissante. Elle accepte de le suivre à la condition qu’il ne lui fasse jamais voir d’eau. Il l’épouse et lui fait construire un jardin sans pièces d’eau. Un jour de grande chaleur, alors qu’il se promène avec elle, il trouve une pièce d’eau recouverte d’une dalle de plâtre. Il entre dans l’eau, et invite la reine à se baigner. Elle plonge dans l’eau et disparaît. Quand on vide la pièce d’eau, on trouve une grenouille. Le roi ordonne de tuer toutes les grenouilles. Le roi des grenouilles, déguisé en ermite, vient plaider la cause de ses congénères. Mais le roi est intraitable. L’ermite alors se présente : il est le roi des grenouilles, Âyu, la reine est sa fille Sushobhanâ, et elle a ce défaut de mystifier les rois. Parikshit la réclame et Âyu la lui rend : mais, pour avoir mystifié les rois, ses fils ne se conduiront pas bien envers les brâhmanes. Parikshit a trois fils, Shala, Dala et Bala. Un jour, Shala blesse un cerf, mais ne peut le rattraper. Son cocher lui parle des Vâmya, les chevaux de l’ermite Vâmadeva. Shala emprunte les chevaux à l’ermite, à condition de les ramener, mais il juge qu’ils sont trop beaux pour un brâhmane et les garde. Vâmadeva vient les réclamer. Comme Parikshit refuse, Vâmadeva le maudit : des râkshasa armés de piques le tuent. Vâmadeva réclame les chevaux à Dala. Celui-ci le menace d’une flèche empoisonnée. Vâmadeva le maudit : sa flèche empoisonnée tuera son propre fils !. Et Dala tue son fils. Furieux, il prend une autre flèche pour tuer Vâmadeva, mais est incapable de tirer. Vâmadeva lui enjoint de toucher sa femme avec la flèche : ainsi il sera libéré de sa faute. La princesse demande un vœu et choisit que son époux soit libéré de sa faute.

3.191. Yudhishthira demande si quelqu’un a vécu aussi longtemps que lui et Mârkandeya raconte l’Histoire d’Indradyumna. Le roi Indradyumna, ses mérites épuisés, est tombé du ciel : personne ne le connaît plus. Il demande à Mârkandeya si celui-ci le reconnaît : non, mais il y a une oie nommée Prâkârakarna qui vit dans l’Himâlaya depuis très longtemps. Indradyumna lui demande si elle le reconnaît : non, mais il y a un lac vit un héron nommé Nadîjangha qui est plus vieux qu’elle. Indradyumna lui demande s’il le reconnaît : non, mais il y a une tortue nommée Akûpâra qui est plus vieille que lui. La tortue le reconnaît : Il y a des milliers d’années, elle avait servi de base à son autel, et ce lac même avait été créé par les déjections du bétail sacrifié. Indradyumna remonte immédiatement au ciel : l’homme dure aussi longtemps que le souvenir de ses bonnes actions.

3.192. Yudhishthira demande pourquoi le roi Kuvalâshva a changé de nom, et Mârkandeya raconte l’Histoire de Dhundhumâra. L’ermite Utanka mène des austérités terribles, et Vishnu lui apparaît et lui offre un vœu. Utanka lui demande de rester ferme dans la loi et la discipline. Vishnu lui annonce qu’il sera à l’origine de la mort de l’asura Dhundhu avec le roi Kuvalâshva.

3.193. Généalogie de la lignée d’Ikshvâku jusqu’à Kuvalâshva. Le père de Kuvalâshva, Brihadashva, donne le royaume à son fils et se retire dans la forêt. Utanka vient le trouver et lui demande de tuer l’asura Dhundhu qui se livre à des austérités terribles pour détruire le monde. Il a obtenu de Brahmâ de ne pouvoir être détruit par les dieux.

3.194. Brihadashva envoie Utanka à son fils. Mârkandeya raconte qui est Dhundhu. Après la destruction du monde, Vishnu dort dans les anneaux du serpent Shesha. Un lotus sort de son nombril, d’ naît Brahmâ. Les deux asura Madhu et Kaitabhâ assistent à la scène et réveillent Vishnu. Vishnu leur accorde un vœu : ils se moquent de lui, c’est à eux d’accorder un vœu. Vishnu choisit qu’ils meurent de sa main. Ils demandent que Vishnu les tuent en un endroit découvert. Et Vishnu les tue de son disque sur ses cuisses découvertes.

3.195. Leur fils, Dhundhu, se livre à des austérités et Brahmâ lui accorde le vœu de ne pouvoir être tué par les dieux. Dhundhu alors, pour venger ses parents presse les dieux. Il s’installe près de l’ermitage d’Utanka, dans la mer de sable Ujjânaka. Kuvalâshva marche sur Dhundhu avec ses vingt et un mille fils. Vishnu le pénètre pour lui donner sa force. Ils creusent la mer de sable durant sept jours, et trouvent Dhundhu. Dhundhu réduit en cendres les vingt et un mille fils de Kuvalâshva. Kuvalâshva le tue de son arme de Brahmâ, et devient ainsi Dhundhumâra. Les dieux lui donnent un vœu et il choisit d’avoir une conduite irréprochable. Trois fils seulement lui restent : Dhridhâshva, Kapilâshva et Candrâshva, continuateurs de la lignée d’Ikshvâku.

3.196. Yudhishthira demande comment est possible la grandeur des femmes dévouées à leurs maris, et Mârkandeya affirme que la femme atteint le ciel par l’obéissance à son mari.

3.197. Mârkandeya raconte l’Histoire de la femme dévouée. Un brâhmane confirmé, Kaushika, médite sous un arbre. Une femelle héron le souille de sa crotte. Le brâhmane envoie une pensée mauvaise au héron qui tombe mort. Kaushika regrette d’avoir mal agi. Il demande l’aumône au village : une femme lui demande d’attendre qu’elle ait nettoyé le bol. Mais son mari arrive, elle oublie le brâhmane : elle sert son mari avec dévotion. Puis elle s’aperçoit qu’elle a oublié le brâhmane et lui porte une offrande. Le voyant furieux, elle s’excuse : son mari est son premier dieu, elle a s’occuper de lui d’abord. Kaushika lui reproche de mépriser les brâhmanes, puisqu’elle estime son mari supérieur et la menace. La femme se défend : elle respecte et craint les brâhmanes, mais sa loi lui commande de servir son mari d’abord. Du reste elle sait qu’il a brûlé une femelle héron par colère : ainsi il n’a pas de leçons à donner. Qu’il aille voir un chasseur pieux qui vit à Mithilâ : il lui expliquera la loi. Le brâhmane la remercie humblement.

3.198. Entretien du brâhmane et du chasseur. Kaushika part pour Mithilâ. Il s’enquiert du chasseur et le trouve à l’abattoir. Le chasseur l’invite chez lui : il l’attendait et sait pourquoi il est venu. Le brâhmane s’étonne qu’il soit chasseur : c’est la place qui lui est assignée, répond l’autre. Il enseigne le brâhmane sur le devoir des castes, la bonne conduite, les règles à suivre pour vivre en accord avec la loi.

3.199. Chacun a sa propre loi et doit la suivre : c’est le moyen d’obtenir une vie meilleure.

3.200. Les effets des vies antérieures : l’âme ne meurt pas quand le corps meurt, et elle est façonnée par les actes. Les actes commandent la nouvelle réincarnation. La délivrance est atteinte par une juste conduite conforme à la loi.

3.201. Si l’esprit n’est pas ferme, les sens et la passion l’emportent. L’univers entier est constitué des cinq éléments puis viennent la conscience, l’esprit, et la perception de l’ego. Ensuite il y a les cinq sens et les trois qualités. Enfin le non-manifeste. La propriété d’être à la fois manifeste et non-manifeste, si difficile à concevoir, est le vingt-quatrième élément.

3.202. Le chasseur énumère les quinze propriétés que l’on trouve dans les cinq éléments. Ce qui est perçu par les sens est le manifeste, ce qui dépasse les sens est le non-manifeste. Seulement en percevant l’unité du monde et de l’âme, on peut être libéré : il faut, pour cela, maîtriser les sens.

3.203. Les trois qualités et leurs effets. Les cinq souffles. Les souffles sont gouvernés par l’âme qui contient l’Âme Universelle. Une conduite maîtrisée et pure permet de voir l’âme en soi. Par le détachement, on atteint brahman.

3.204. Le chasseur demande au brâhmane de rendre visite avec lui à son père et à sa mère. Le chasseur salue ses parents qui le complimentent. Ils accueillent le brâhmane. Le chasseur conclut : mes parents sont mes dieux et je les sers avec adoration. C’est la loi.

3.205. Le chasseur admoneste le brâhmane : il a quitté ses parents sans demander leur bénédiction : qu’il aille leur présenter ses excuses. Le brâhmane remercie le chasseur de son enseignement : il lui a montré la voie. Le chasseur lui révèle qu’il était autrefois le fils d’un brâhmane : par mégarde, il a tué un ermite, le prenant pour un gibier : celui-ci l’a maudit et condamné à renaître chasseur, dans une basse caste.

3.206. Il plaide qu’il ne l’a pas fait exprès, et l’ermite lui accorde de garder sa connaissance de la loi et de gagner le ciel grâce à son obéissance à ses parents. Ainsi, il se souvient de sa vie précédente. Le brâhmane et le chasseur se séparent.

3.207. Yudhishthira demande comment est Skanda, et Mârkandeya raconte l’Histoire d’Angiras. Agni est parti pratiquer l’ascèse dans la forêt. Durant son absence, Angiras prend sa place, mais dès qu’Agni revient, il la lui rend. Agni hésite : sa réputation a souffert. Angiras insiste et lui demande de lui donner un fils : ainsi naît Brihaspati, premier d’Agni. Descendance d’Angiras.

3.208. Les sept fils et les sept filles d’Angiras.

3.209. Suite de la descendance d’Angiras. Les différents feux sacrificiels.

3.210. Cinq ascètes engendrent un fils à cinq couleurs : Pâncajaya ou Tapas. Il crée les dieux, cinq dynasties, cinq obstacles aux rites.

3.211. Descendance de Bhânu, le fils de Tapas : ce sont différentes sortes de feux.

3.212. Agni se cache dans l’océan et demande à Angiras de le remplacer. Les poissons le trahissent. Agni disparaît sous terre son corps se transforme en minerais. Les ascètes le rappellent par leurs austérités. Agni se cache dans l’océan. Angiras baratte l’océan, et Agni réapparaît. Création des rivières.

3.213. Mârkandeya raconte l’Histoire de Skanda. Indra, défait à plusieurs reprises par les asura, cherche un commandant en chef pour ses armées. Il sauve Devasenâ, fille de Prajâpati, enlevée par Keshin. Devasenâ lui demande un mari invincible, qui puisse vaincre tous les êtres, y compris Indra. Indra assiste à la conjonction de la lune et du soleil à l’heure de Rudra et demande à Brahmâ un mari pour Devasenâ. Brahmâ promet. Les grands rishi offrent un sacrifice, et Agni, comme c’est son rôle, porte les offrandes aux dieux. Mais Agni aperçoit les femmes des rishi à leur bain et en devient amoureux. Il entre dans leur feu domestique pour pouvoir les contempler à son aise. Puis, il repart dans la forêt avec son amour déçu. Svâhâ, la fille de Daksha, aime en secret Agni : quand elle apprend qu’il est amoureux des femmes des rishi, elle décide de prendre leur apparence pour être aimée de lui.

3.214. Elle prend en premier l’apparence de Shivâ, la femme d’Angiras. Agni la prend, elle recueille sa semence, se transforme en oiseau, et dépose la semence dans une urne d’or sur le mont Shveta. Elle fait de même en prenant l’apparence des autres femmes des rishi, mais elle ne peut prendre celle d’Arundhatî, protégée par ses mérites. La semence recueillie en six fois se rassemble et forme un enfant, Skanda, à six têtes, douze bras et douze jambes pour un seul tronc. L’enfant grandit prodigieusement, au quatrième jour il est adulte. Il rugit et fait trembler la terre, à l’effroi général. Il fend la montagne Kraunca de ses flèches, fracasse le mont Shveta. Les montagnes fuient, la terre tremble.

3.215. Svâhâ va dire à Skanda qu’elle est sa mère. Les rishi répudient leurs épouses pour mauvaise conduite. Vishvâmitra, qui avait tout vu, se réfugie auprès de Skanda et lui sert de précepteur. Indra, craignant sa force extraordinaire, envoie les Mères combattre Skanda, mais elle se rallient à lui et il devient leur fils. Agni rejoint Skanda.

3.216. Indra marche sur Skanda avec l’armée des dieux, mais Skanda fait fuir les dieux, qui se réfugient auprès de lui. Indra, abandonné, lance son foudre et blesse Skanda : de la blessure sort un jeune guerrier étincelant. Effrayé, Indra chercher refuge auprès de Skanda.

3.217. D’autres enfants naissent de la blessure et servent Skanda. Les Mères ont des enfants avec Skanda, qui font partie de sa garde.

3.218. Les brâhmanes, et Indra lui-même, demandent à Skanda de devenir le nouvel Indra. Skanda est nommé commandant en chef de l’armée des dieux. Skanda est couronné par Shiva : on démontre qu’il est le fils de Shiva. Intronisation de Skanda. Il épouse Devasenâ, ce qu’approuve Shrî.

3.219. Les six épouses des rishi se réfugient auprès de Skanda et le prennent pour fils. Elles deviennent la constellation Krittikâ. Les Mères, prennent Skanda pour fils. Elles lui demandent des enfants. Les Mères cruelles tourmentent les enfants des hommes jusqu’à leur seizième année et les démons nés de Skanda ensuite.

3.220. Svâhâ obtient de Skanda d’habiter toujours avec Agni : elle sera invoquée dans chaque sacrifice. Brahmâ confirme que Skanda est de Shiva. De la semence de Shiva, cinq autres parties tombèrent en différents endroits, et d’elles naquirent une troupe innombrable qui forme la suite de Skanda. Splendeur de Skanda sur le mont Shveta.

3.221. Procession solennelle des dieux. Les démons attaquent l’armée des dieux. Combat entre les dieux et les démons. Un démon, Mahisha, après avoir dispersé les dieux à coups de montagnes, saisit le char de Shiva. Skanda tue Mahisha, et les démons sont dispersés et tués par Skanda et ses serviteurs. Indra le félicite.


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Version 2017
Analyses
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Le Mahâbhârata









  • Livre VIII : 73


  • Livre X : 7879



  • Livre XIII : 8990

  • Livre XIV : 9192


  • Livre XVI : 96

  • Livre XVII : 97

  • Livre XVIII : 98

 

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