Le livre des commencements (paragraphe 8)

De Elkodico.

Le Mahâbhârata

I Le Livre des commencements • II Le Livre de l'assemblée • III Le Livre de la forêt • IV Le Livre de Virata • V Le Livre des préparatifs • VI Le Livre de Bhîsma • VII Le Livre de Drona • VIII Le Livre de Karna • IX Le Livre de Shalya • X Le Livre de l'attaque nocturne • XI Le Livre des femmes • XII Le Livre de l'apaisement • XIII Le Livre de l'enseignement • XIV Le Livre du sacrifice royal • XV Le Livre du séjour en forêt • XVI Le Livre des pilons • XVII Le Livre du grand départ • XVIII Le Livre de la montée au ciel

 
Le Livre des commencements

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Le livre des commencements (paragraphe 8)

1.124. Drona organise une séance publique ses élèves pourront montrer leur talent. Préparation de la séance, assistance, entrée des princes, démonstrations, applaudissements. Duryodhana et Bhîma s’affrontent à la massue.

1.125. L’assistance prend parti pour l’un ou pour l’autre. Drona demande à Ashvatthâman de stopper le combat : il a peur qu’il dégénère. Il fait entrer Arjuna, sous les applaudissements de la foule. Celui-ci fait une démonstration de ses armes divines et montre son excellence à toutes sortes d’armes. À la fin du spectacle, Duryodhana et ses frères bloquent la sortie de l’arène.

1.126. Karna fait son entrée et défie Arjuna : quoique tu aies fait, je peux faire mieux. Karna fait une démonstration éblouissante et Duryodhana le félicite d’avoir rabaissé l’orgueil d’Arjuna. Karna réclame de se battre en duel avec Arjuna. Après un échange verbal peu amène, ils se préparent au combat. Le soleil éclaire Karna en plein et laisse Arjuna à l’ombre. Kuntî s’évanouit en voyant ses deux fils prêts à se battre. Drona demande aux combattants de se présenter l’un à l’autre. Karna baisse la tête : il n’est pas noble ! Duryodhana intronise Karna roi des Anga, et la consécration royale se fait sur le champ. Duryodhana demande à Karna son amitié en échange.

1.127. Le cocher Adhiratha vient féliciter son fils Karna. Bhîma se moque de Karna : "Fils de cocher, tu n’as aucun droit de te battre contre un noble ! Tiens t’en à ton fouet !". Duryodhana plaide pour Karna : les mystères de la naissance restent souvent inexpliqués : comment une biche donnerait-elle naissance à un tigre, avec sa cuirasse d’or et ses boucles d’oreille ? Le soleil se couche, et Duryodhana sort de l’arène avec Karna.

1.128. Drona demande ses honoraires à ses élèves : capturez Drupada et amenez-le moi !. C’est vite chose faite. Drona dit à Drupada : "Une fois de plus, j’implore ton amitié. Je te donne la moitié de ton royaume : ainsi, rois tous les deux, nous pourrons être amis". Drupada accepte de mauvais coeur et prépare sa vengeance.

1.129. Duryodhana, Karna et Shakuni continuent de comploter contre Bhîma et Arjuna. Les citoyens veulent Yudhishthira pour roi. Duryodhana vient trouver Dhritarâshtra. Si Yudhishthira devient roi, son fils le deviendra aussi et les Kaurava seront définitivement écartés du royaume : que Dhritarâshtra prenne les mesures nécessaires.

1.130. Dhritarâshtra ne voit pas le moyen d’écarter Yudhishthira du trône : les alliés de Pându lui sont fidèles. Duryodhana rétorque qu’il a déjà en main le trésor et les ministres : il suffit d’écarter les Pândava et de les envoyer à Vâranâvata. Une fois qu’ils seront éloignés, il se fait fort de prendre le royaume. Dhritarâshtra se demande comment vont réagir Bhîshma, Vidura, Drona et Kripa. Duryodhana le rassure.

1.131. Dhritarâshtra fait courir des bruits auprès des Pândava sur la beauté de Vâranâvata et de son festival de Shiva, et les engage à s’y rendre et à l’y représenter. Ils partent avec la bénédiction de leurs proches.

1.132. Duryodhana envoie de toute urgence son confident Purocana à Vâranâvata, avec mission de construire une maison hautement inflammable, richement meublée pour y loger les Pândava et Kuntî. Une fois qu’ils seront au lit, qu’il y mette le feu. Purocana part exécuter sa mission.

1.133. Vidura et les gens de la ville accompagnent les Pândava sur le chemin. Ils protestent contre leur exil et se plaignent de la conduite de Dhritarâshtra. Mais Yudhishthira leur remontre qu’il faut toujours obéir au roi, et les renvoie chez eux. Vidura, avant de les quitter, explique aux Pândava qu’il est une arme qui n’est pas faite de fer, mais qui pénètre dans les corps : cette arme, qui détruit les sous-bois et la rosée, ne détruit pas la taupe dans son trou. Qu’ils soient sur leur garde.

1.134. Les citoyens de Vâranâvata accueillent dignement les Pândava. Purocana les reçoit, et, au bout de dix jours, les emmène dans la maison qu’il a fait construire pour eux. Yudhishthira sent l’odeur de la laque et comprend qu’il s’agit d’un piège et que Duryodhana cherche à les faire périr. Il décide de faire semblant de rien, pour ne pas donner l’alerte à Duryodhana. Les Pândava sont isolés et sans le sou : il vaut mieux que Duryodhana les croit morts.

1.135. Un sapeur se présente à point, envoyé par Vidura. Il demande ses instructions à Yudhishthira, après s’être fait reconnaître par un mot de passe. Yudhishthira fait creuser un trou au milieu de la maison, soigneusement dissimulé. Ils dorment la nuit dans ce trou, mènent le jour une existence normale, pour endormir la méfiance de Purocana.

1.136. Au bout d’une année, Yudhishthira pense que Purocana les croit parfaitement confiants et se prépare à agir : il est temps de fuir. Kuntî offre une fête pour les brâhmanes et leurs femmes. S’y trouve une femme de Nishâda avec ses cinq enfants. Kuntî les soûle, et ils s’endorment dans la maison. Bhîshma met le feu à la maison se trouve également Purocana. L’incendie fait immédiatement rage, et les habitants de Vâranâvata se désespèrent de la mort des Pândava. Ceux-ci fuient secrètement avec Kuntî. Mais ils sont fatigués et n’avancent pas. Bhîma les porte tous les cinq et fonce, en écrasant les arbres.

1.137. Les habitants de Vâranâvata découvrent que la maison avait été construite avec des matériaux hautement combustibles et accusent Dhritarâshtra et Duryodhana. Ils découvrent les corps brûlés de la femme Nishâda et de ses fils et envoient dire à Dhritarâshtra que les Pândava ont péri dans l’incendie de la maison de laque. Dhritarâshtra se désole, et organise les funérailles. Pendant ce temps, les Pândava fuient dans la forêt. Quand ils sont fatigués, Bhîma les porte.

1.138. Fatigués, assoiffés, affamés, ils arrivent dans un endroit désolé au coeur de la forêt et s’arrêtent sous un banian. Bhîma les laisse et part chercher de l’eau. En revenant, il les trouve endormis, et s’apitoie sur le sort de Kuntî et celui de ses frères. Il décide de les veiller le reste de la nuit.


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Le Mahâbhârata









  • Livre VIII : 73


  • Livre X : 7879



  • Livre XIII : 8990

  • Livre XIV : 9192


  • Livre XVI : 96

  • Livre XVII : 97

  • Livre XVIII : 98

 

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