Le livre des préparatifs (paragraphe 54)

De Elkodico.

Le Mahâbhârata

I Le Livre des commencements • II Le Livre de l'assemblée • III Le Livre de la forêt • IV Le Livre de Virata • V Le Livre des préparatifs • VI Le Livre de Bhîsma • VII Le Livre de Drona • VIII Le Livre de Karna • IX Le Livre de Shalya • X Le Livre de l'attaque nocturne • XI Le Livre des femmes • XII Le Livre de l'apaisement • XIII Le Livre de l'enseignement • XIV Le Livre du sacrifice royal • XV Le Livre du séjour en forêt • XVI Le Livre des pilons • XVII Le Livre du grand départ • XVIII Le Livre de la montée au ciel

 
Le livre des préparatifs

495051525354
555657585960

 

L’ambassade du Seigneur

5.70. Yudhishthira demande l’aide de Krishna. Dhritarâshtra veut la paix sans rendre le royaume : il ne veut même pas donner les cinq villages. Il est soumis aux ordres de son fils Duryodhana. Yudhishthira expose les inconvénients de la pauvreté. La guerre est mauvaise, mais renoncer à ses droits est pire. Si les demandes justifiées sont refusées, la guerre est inévitable. Que faut-il faire ?. Krishna se propose d’aller lui-même en ambassade auprès de Dhritarâshtra. Yudhishthira craint que Krishna ne soit bafoué. Krishna insiste : il est assez fort pour se défendre, et c’est la dernière chance.

5.71. Krishna doute de la bonne foi des Kaurava : ils pensent être les plus forts. Duryodhana doit être écrasé comme un serpent malfaisant. Néanmoins, Krishna essaiera d’obtenir la paix, sans beaucoup d’espoir : tous les présages sont défavorables. Que les Pândava se préparent donc à la guerre.

5.72. Bhîma demande à Krishna de ne pas menacer Duryodhana : il est violent et cruel. On connaît dix-huit rois qui ont conduit leur lignée à sa perte. Le temps a suscité Duryodhana pour détruire sa lignée, à la fin d’un âge. C’est pourquoi il ne faut pas le traiter avec rudesse et tout faire pour éviter ce désastre qui menace la lignée.

5.73. Krishna s’étonne des paroles apaisantes du bouillant Bhîma. Il a pourtant juré de tuer Duryodhana de sa massue !. Est-ce qu’il a peur ?. Cette faiblesse est indigne de lui.

5.74. Bhîma, vexé, se défend et rappelle sa valeur. On la reconnaîtra bien au combat !. Il ne craint personne, mais veut seulement éviter la destruction de la lignée.

5.75. Krishna le calme : il a parlé par affection. L’action est nécessaire, mais son résultat est toujours douteux : il peut être modifié par le destin. Ainsi, l’issue de la guerre est douteuse. C’est pourquoi il tentera de faire la paix avec Dhritarâshtra. Si un arrangement acceptable est trouvé, cela sera bon pour tout le monde. Sinon, ce sera la guerre.

5.76. Arjuna pense que la mission de Krishna n’est pas impossible : il peut réussir à ramener la paix. Arjuna s’en remet à Krishna : qu’il traite comme il l’entend avec Duryodhana.

5.77. Le succès dépend de l’effort et du destin, répond Krishna. Il fera son possible, mais ne peut répondre du succès. Duryodhana ne cédera pas.

5.78. Nakula laisse carte blanche à Krishna. Mais qu’il n’hésite pas à menacer Duryodhana : la force des Pândava est bien réelle. Et Bhîshma, Vidura et Drona comprendront est l’intérêt des Kaurava.

5.79. Sahadeva est partisan de la guerre : sa colère est trop grande pour se contenter d’un arrangement. Yuyudhâna partage son point de vue. Les guerriers approuvent.

5.80. Draupadî applaudit : elle est pour la guerre. Si Duryodhana n’accepte la paix qu’à condition de ne pas céder, même cinq villages, à quoi bon aller le trouver ?. Si un kshatriya ne respecte pas son devoir par avidité, il doit être tué. Draupadî rappelle les affronts qu’elle a subis. Que Krishna se montre intraitable avec Duryodhana. Draupadî montre ses cheveux à Krishna : «Dusshâsana m’a traînée par les cheveux : souviens-t-en sans cesse, tandis que tu négocieras la paix avec mes ennemis !». Krishna lui promet la mort de ses ennemis.

5.81. Arjuna continue à souhaiter la paix. Krishna se prépare à partir. Description du char de Krishna. Krishna prend le départ : les Pândava lui font un brin de conduite. Yudhishthira lui demande de saluer Kuntî. Arjuna attend de Duryodhana qu’il donne de bonne grâce la moitié du royaume : sinon ce sera la guerre. Bhîma rugit. Krishna est rejoint en route par les rishi qui souhaitent assister à son ambassade.

5.82. De nombreux prodiges accompagnent Krishna. Il passe la nuit à Vrikasthala, honoré par les brâhmanes.

5.83. Dhritarâshtra se prépare à accueillir Krishna. Il fait préparer pour lui des gîtes d’étape sur sa route, mais Krishna ne s’y arrête pas.

5.84. Dhritarâshtra prépare des cadeaux pour Krishna et organise une grandiose réception.

5.85. Vidura accuse Dhritarâshtra d’hypocrisie : c’est la paix qu’il doit offrir !. Krishna ne se laissera pas impressionner par des cadeaux. Que Dhritarâshtra lui donne ce qu’il est venu chercher.

5.86. Duryodhana est opposé à ce que l’on fasse des cadeaux à Krishna : ce serait interprété comme un signe de faiblesse. Bhîshma conseille de faire ce que Krishna demandera. Duryodhana rétorque qu’il ne cédera en aucune manière. Il a l’intention de retenir Krishna prisonnier. Dhritarâshtra et Bhîshma sont indignés.

5.87. Le lendemain, Krishna arrive à Hâstinapura, accueilli royalement. Il rencontre Dhritarâshtra dans son palais et le salue. Krishna reçoit l’hospitalité et converse amicalement. Puis il va voir Vidura.

5.88. Il va ensuite voir Kuntî, qui lui demande des nouvelles de ses fils et de Draupadî. Elle rappelle leurs qualités. Elle se plaint des injustices qu’ils ont subies. Krishna la console. Kuntî lui fait toute confiance.

5.89. Krishna retourne au palais de Dhritarâshtra tous l’attendent. Invité pour un repas, il refuse. Il donne ses raisons à Duryodhana qui lui reproche sa conduite : un envoyé accepte les hommages quand il a réussi dans sa mission. Un repas est accepté par affection ou par nécessité : il n’éprouve ni l’une ni l’autre !. La haine de Duryodhana pour les Pândava souillerait sa nourriture. Il mangera avec Vidura.

5.90. Vidura met Krishna en garde contre Duryodhana. Son ambassade est vouée à l’échec.

5.91. Krishna répond qu’il doit tout tenter pour le bien des deux camps, même s’il se fait peu d’illusions : c’est le devoir d’un ami.

5.92. Krishna s’adonne aux rites matinaux. Duryodhana vient le chercher. Krishna monte sur son char et se rend triomphalement chez Dhritarâshtra tous l’attendent. Il entre dans le Palais de l’Assemblée et tous se lèvent pour l’accueillir. Krishna aperçoit les rishi qui sont venus l’écouter et réclame des sièges pour eux. Après les salutations d’usage, tout le monde s’assied et attend que Krishna parle.

5.93. Krishna s’adresse à Dhritarâshtra. Il est venu pour réclamer la paix. Mais ses fils ont un conduite répréhensible qui peut conduire au désastre. Que Dhritarâshtra fasse preuve d’autorité. La lignée ne peut être vaincue si elle reste unie. Mais s’il y a la guerre, ce sera un désastre. Les Pândava réclament sa protection pour qu’il leur soit fait justice. Malgré les mauvais traitements qu’ils ont subi, ils ne se sont pas écarté de la loi. Que Dhritarâshtra impose sa volonté.

5.94 Râma prend la parole et raconte l’Histoire de Dambodbhava. Tous les matins, le roi Dambodbhava demande avec orgueil à son entourage s’il existe quelqu’un qui l’égale au combat ?. On lui répond : oui, Nara et Nârâyana, deux ascètes qui pratiquent des mortifications incroyables sur le mont Gandhamâdana. Le roi vient les trouver et leur demande de combattre avec lui. Ils refusent d’abord, puis finissent par accepter. Nara prend une touffe de roseaux comme arme, et défait le roi. Nara et Nârâyana sont redoutés de tous. Or Arjuna et Krishna sont Nara et Nârâyana.

5.95 Kanva fait l’éloge de Krishna et incite Duryodhana à faire la paix. Il raconte l’Histoire de Mâtali, le cocher d’Indra. Mâtali ne trouve pas de mari digne de sa fille Gunakeshî. Il décide d’aller en chercher un dans le monde des serpents.

5.96. En route, il rencontre Nârada qui accepte de l’aider. Ensemble, ils rendent visite à Varuna, puis explorent le monde des serpents. Nârada décrit les merveilles du palais de Varuna.

5.97. La ville de Pâtâla et ses habitants. Nârada presse Mâtali de choisir un mari pour sa fille, mais personne ne lui plaît.

5.98. La ville d’Hiranyapura et ses habitants. Mâtali ne veut pas un mari pour sa fille parmi les Dânava.

5.99. La ville des descendants de Garuda, adorateurs de Vishnu. Les oiseaux qui y habitent.

5.100. Le pays de Rasâtala, habite la vache divine Surabhi. Les vaches qui y habitent.

5.101. La ville de Bhogâvatî gouvernée par Vâsuki. Les serpents qui y habitent. Mâtali repère un serpent qui lui plaît et demande qui il est. C’est Sumukha, petit fils d’Âryaka dans la lignée d’Airâvata. Son père a été récemment tué par Garuda. Mâtali le veut pour gendre.

5.102. Nârada présente Mâtali à Âryaka et lui expose le but de sa visite. Mais Âryaka est hésitant : Garuda a promis de tuer également Sumukha d’ici un mois. Mâtali propose d’emmener Sumukha chez Indra. Quand il arrive chez Indra, Vishnu est également présent. Nârada raconte toute l’histoire. Vishnu propose de donner à Sumukha l’élixir d’immortalité. Indra refuse, mais lui accorde une longue vie. Sumukha épouse Gunakeshî.

5.103. Garuda, furieux, vient trouver Indra. C’est Brahmâ lui-même qui lui a fixé les serpents pour nourriture. Il s’était réservé ce serpent, et maintenant il va devoir mourir de faim. Pourquoi Indra le méprise-t-il ?. Garuda se vante de sa force. Indra pose son bras sur l’épaule de Garuda, et le fait crouler sous son poids. Garuda s’excuse. De même, Duryodhana peut se vanter de sa force tant qu’il n’aura pas à affronter les Pândava. Karna lui conseille de faire la paix. Duryodhana refuse.

5.104. Nârada conseille à Duryodhana de cesser d’être obstiné. Il raconte l’Histoire de Gâlava. Dharma, sous les traits de Vasishtha, demande de la nourriture à l’ermite Vishvâmitra, mais s’en va au moment celui-ci a fini de la préparer. «Garde-la au chaud», dit-il en s’en allant. Et Vishvâmitra reste sans bouger, le chaudron de nourriture sur sa tête. Quand Dharma revient, cent ans après, il trouve Vishvâmitra toujours figé dans la même position. Il goûte la nourriture, encore chaude. Il félicite Vishvâmitra et lui permet de passer de l’état de kshatriya à celui de brâhmane. Gâlava était pendant tout ce temps le disciple de Vishvâmitra. Il désire prendre son congé et s’obstine à demander à son maître de fixer ses honoraires. Vishvâmitra, furieux de l’insistance de Gâlava, lui demande huit cents chevaux blancs avec une oreille noire.

5.105. Désespoir de Gâlava. Pauvre, il n’arrivera jamais à honorer sa dette et donc, il manquera à sa parole. Garuda lui propose son aide.

5.106. Garuda lui propose de l’emmener vers l’est. Description de l’est.

5.107 Ou bien vers le sud. Description du sud.

5.108. Ou bien vers l’ouest. Description de l’ouest.

5.109. Ou bien vers le nord. Description du nord.

5.110. Gâlava choisit l’est. Il monte sur le dos de Garuda. Garuda se déplace à une vitesse folle qui effraie Gâlava. Halte chez Shandilî.

5.111. Après les rites de l’hospitalité, Garuda s’endort et se réveille tout déplumé. Shandilî l’a soupçonné de mauvaises pensées !. Tout s’arrange, et ils repartent. En route, ils rencontrent Vishvâmitra qui réclame ses chevaux.

5.112. Garuda propose d’aller trouver Yayâti. Et Garuda lui expose les déboires de Gâlava et demande à Yayâti de lui procurer les chevaux.

5.113. Yayâti ne dispose plus de la richesse qu’il avait autrefois. Il désire cependant aider Gâlava et lui donne sa fille Mâdhavî. Il pourra la monnayer contre les chevaux réclamés. Gâlava repart et propose Mâdhavî au roi Haryashva.

5.114. Haryashva est sans enfants. Mais il ne possède que deux cents chevaux blancs avec une oreille noire et peut les donner contre Mâdhavî. Mâdhavî a reçu le pouvoir de redevenir vierge après chaque accouchement : elle pourra donc donner un fils à Haryashva, et chercher d’autres rois pour les chevaux restant. Marché conclu. Naissance de Vasumant. Gâlava revient chercher Mâdhavî.

5.115. Ils vont trouver Divodâsa, le roi de Kâshi. Celui-ci ne possède également que deux cents chevaux blancs avec une oreille noire. Il les donnera contre un fils. Naissance de Pratardana.

5.116. Ils vont trouver le roi Ushînara. Ils proposent le marché : quatre cents chevaux blancs avec une oreille noire contre deux fils. Ushînara ne possède que deux cents de ces chevaux. Il ne pourra donc avoir qu’un seul fils avec Mâdhavî. Naissance de Shibi. Gâlava rencontre Garuda.

5.117. Garuda lui raconte l’histoire des chevaux blancs avec une oreille noire. Il y en avait mille autrefois, donnés en dot par Ricîka à la fille de Gâdhi. Des rois les achetèrent ensuite, par lots de deux cents. Mais quatre cents se sont noyés en traversant la rivière Vitastâ. Il n’en reste donc plus que six cents. Gâlava donne les six cents chevaux à Vishvâmitra, et Mâdhavî en échange des deux cents qui manquent. Naissance d’Ashtaka. Gâlava ramène Mâdhavî à son père.

5.118. Yayâti désire marier sa fille. Mais celle-ci choisit la forêt, vivant comme les gazelles. Yayâti meurt et gagne le ciel. Après des milliers d’années, il pêche par orgueil. Il devient comme transparent, personne ne le reconnaît plus.

5.119. Chassé du ciel, il tombe. Durant sa chute, il fait le souhait de tomber parmi des hommes de bien. Il atterrit au milieu de ses quatre petits-fils, en train de sacrifier. Ceux-ci lui offrent leurs mérites. Mâdhavî se joint à eux et lui propose la moitié des siens. Gâlava ajoute le huitième des siens.

5.120. Yayâti reprend son aspect céleste. L’un après l’autre, ses petits-fils lui offrent solennellement leurs mérites. Yayâti remonte au ciel.

5.121. Yayâti est accueilli avec joie. Brahmâ lui explique que son orgueil l’a fait déchoir. Nârada conclut en recommandant à Duryodhana de ne pas se livrer à l’orgueil.

5.122. Dhritarâshtra demande à Krishna de plaider directement avec Duryodhana. Krishna s’adresse à Duryodhana. Qu’il fasse la paix avec les Pândava : c’est l’avis général. Qu’il écoute son père, et non pas ses conseillers incompétents. Les Pândava ont toujours été corrects avec lui, qu’il en fasse de même. L’union avec les Pândava serait profitable. Et la guerre ne peut être gagnée par lui. Qu’il fasse la paix, pour le bien de sa famille, et pour son propre bien.

5.123. Bhîshma approuve les paroles de Krishna, ainsi que Drona et Vidura. Dhritarâshtra demande à Duryodhana de rencontrer Yudhishthira et de faire la paix.

5.124. Bhîshma et Drona approuvent. Tant que les Pândava ne sont pas en guerre, le massacre peut être évité. Que les rois puissent pleurer des larmes de joie à voir la concorde régner.

5.125. Duryodhana reproche à Krishna de le considérer comme le seul coupable. Est-ce sa faute si les Pândava ont perdu aux dés ?. Quel tort leur a-t-il fait ?. Aucune menace ne le fera trembler, et la mort sur le champ de bataille est un sort enviable. Même si le royaume a été donné autrefois à Yudhishthira, tant qu’il sera vivant il n’en cédera même pas la pointe d’une épingle.

5.126. Krishna répond à Duryodhana qu’il aura bien la mort qu’il souhaite. Il lui reproche la partie de dés pipés, les outrages faits à Draupadî et aux Pândava, ses essais infructueux et répétés de les tuer. Et il prétend ne rien devoir à personne !. S’il n’écoute pas les conseils qu’on lui donne et ne fait pas la paix, il ne trouvera pas de refuge. Dusshâsana jette de l’huile sur le feu. Duryodhana quitte l’assemblée et ses frères le suivent. Krishna s’adresse à ceux qui restent. Il rappelle comment il a tuer Kamsa, l’orgueilleux fils du roi des Bhoja. En sacrifiant un seul, il a assuré la prospérité du royaume. De même Brahmâ a demandé à Dharma d’enchaîner les asura et de les remettre à Varuna. Il propose qu’on enchaîne Duryodhana, Dusshâsana, Karna et Shakuni et qu’on les remette à Yudhishthira.

5.127. Dhritarâshtra demande qu’on aille chercher Gândhârî. Avec elle il pourra amener son fils à la raison. Gândhârî blâme Dhritarâshtra de sa faiblesse et envoie chercher Duryodhana. Elle lui représente que s’il veut gouverner, il doit d’abord être maître de lui-même. Il n’y a aucun profit à attendre de la guerre. Qu’il donne leur part aux Pândava et se calme.

5.128. Duryodhana sort sans répondre. Il complote de faire Krishna prisonnier. Yuyudhâna comprend les intentions de Duryodhana. Il en avertit Dhritarâshtra et Vidura. Krishna annonce que s’ils veulent le faire captif, il les capturera lui-même et les remettra à Yudhishthira. Dhritarâshtra veut encore essayer de ramener son fils à la raison. Pauvre fou, tu veux capturer l’invincible Krishna !. Mais personne ne le peut !. Vidura lui rappelle les exploits de Krishna. Leur tentative est vouée à l’échec.

5.129. Krishna dit à Duryodhana : «Tu penses que je suis un homme seul !» et éclate de rire. Tout autour de Krishna apparaissent tous les dieux en miniature et brillants comme l’éclair, toutes les divinités, les Pândava, toutes sortes d’armes. Des prodiges accompagnent cette apparition. Krishna reprend son apparence normale, sort avec Yuyudhâna et Kritavarman et monte sur son char. Dhritarâshtra avoue son impuissance à maîtriser Duryodhana. Krishna en prend acte, et part retrouver Kuntî.

5.130. Il lui annonce l’échec de sa mission. Kuntî lui confie un message pour Yudhishthira. Qu’il n’oublie pas la loi des kshatriya : un roi doit suivre scrupuleusement son devoir, c’est ainsi que ses sujets seront heureux. Et son devoir lui commande de récupérer, par tout moyen, sa part ancestrale du royaume.

5.131. Kuntî raconte l’Histoire de Vidurâ. Samjaya, le fils de Vidurâ se laisse aller au découragement après une défaite. Sa mère le réprimande durement. Qu’il se lève et combatte. Qu’il brille devant ses ennemis, ne fut-ce qu’un instant. Qu’il retrouve son ambition et sauve son pays.

5.132. Qu’il ne laisse pas sa mère sans ressources. Il ne doit s’incliner devant personne. Plutôt rompre que plier !. C’est la loi des kshatriya.

5.133. Samjaya lui reproche sa dureté. Vidurâ lui répond qu’il est à une croisée de chemins : suivre son devoir ou être déshonoré. Elle se doit de lui rappeler son devoir. Elle se calmera quand il aura vaincu ses ennemis. Samjaya se plaint qu’il n’a ni trésor ni alliés. Ne pas tenter, lui répond sa mère, a une conséquence : rien. Tenter en a deux : le succès ou l’échec. Qu’il essaye de rassembler des alliés.

5.134. Un roi ne doit jamais se montrer effrayé. Qu’il se lève vers la victoire. Samjaya approuve sa mère et se prépare à combattre. Kuntî dit à Krishna que cette histoire, appelée «Victoire» doit être répétée à ceux qui doutent. Après l’avoir entendue, ils conquerront la terre.

5.135. Kuntî délivre un message pour Arjuna, pour Bhîma, pour Draupadî, pour les jumeaux. Krishna quitte la ville avec Karna, avec lequel il converse longuement, puis le laisse descendre et rejoint Upaplavya.

5.136. Bhîshma et Drona essayent une dernière fois de convaincre Duryodhana de faire la paix. Les présages sont défavorables.

5.137. Duryodhana ne répond rien. Bhîshma et Drona disent combien ils répugnent à combattre les Pândava. Ils déconseillent à Duryodhana de s’engager dans une guerre qu’il ne peut gagner : il fera le malheur de son peuple.


Auteur : Nom de l'auteur

Titre en elko

Texte en elko


Traducteur : Nom du traducteur

Versions
Version 2017
Analyses
Analyse fréquentielleAnalyse syntaxique
Le Mahâbhârata









  • Livre VIII : 73


  • Livre X : 7879



  • Livre XIII : 8990

  • Livre XIV : 9192


  • Livre XVI : 96

  • Livre XVII : 97

  • Livre XVIII : 98

 

Analyse de texte

Outils personnels