Le trait-d'union

De Elkodico.

Le trait-d'union est le nom donné au tiret lorsqu'il est utilisé au sein d'un mot. Il est utilisé pour relier des composants formant un même mot. Le trait d'union marque un ajout d'information et sépare les propositions.

Sommaire

Graphies

Le trait-d'union

Le trait-d'union est utilisé pour l'agglutination détachée, il permet de préciser le suffixe du spécificateur. Le trait-d'union est alors utilisé pour montrer que les parties font partie du même mot. Ainsi kazdoro ("boîte à bijoux" ou "boîte décorative"), mais kaza-loro ("boîte décorative") et kazo-loro ("boîte à bijoux"). Dans ce cas le trait-d'union peut être remplacé par le macron.

Le macron

L'elko utilise parfois le macron en place du tiret. La rune Khila est retranscrite par un tiret dans l'alphabet latin (l'Abde). Ce tiret surnommé "Khila" /kʰila/ ("le clou") en elko est utilisé pour fixer des éléments supplémentaires ou annexes à des mots agglutinés (compléments d'informations, clés supplémentaire) il est également utilisé pour les noms propres pour lier les composants et parfois même avec les nombres pour les mêmes raison.

Le tiret est alors placé après une voyelle comme dans l'exemple suivant : matu-narelkouta (six mille cent quarante-trois). Toutefois, il arrive parfois que le tiret devienne macron et se place alors sur la voyelle précédente pour devenir : matūnarelkouta. Cette notation est principalement utilisée par les scribes et les comptables pour des soucis d'économie de place.

Le macron allonge ici aussi la voyelle : matūnarelkouta se prononce /matu:naɾɛlkɔʷta/.

Emplois

Les arithmonymes

Les arithmonymes sont des mots comprenant dans leur construction une clé à valeur numérique. Il ne s'agit ici ni de chiffres, ni de nombres, ni même de quantifieurs qui eux se reconnaissent à leur catégorisateur commun : la clé TAW (nombre). Les arithmonymes se construisent à partir du nombre auquel on lie la clé adéquate par le biais d'un trait d'union.


  • monologue "narta-so"
  • bilingue "nutta-ko"
  • trimestre "kouta-selo"
  • tétraplégique "elta-bodo"
  • pentagone "akta-zemo"

Les nombres

Le trait d'union est employé pour les nombres longs dépassant les 4 constituants. Il est combiné avec le ligatif (le tout peut être allographié ū) pour rattacher les chiffres supplémentaires.


matu-narelkouta ou matūnarelkouta "six mille cent quarante-trois"

La règle des quatre éléments

Il existe une autre fonction du trait-d'union permettant de respecter la règle des quatre éléments. On utilise le ligatif après une consonne.

  • 1980 : nararalnunta → naru waralnunta ou naru-waralnunta
  • Épaminondas : Epaminondas → E-paminondas

La désagglutination

La désagglutination s'utilise essentiellement dans les cas d'ambiguité sémantique. Lorsque vous estimez que le contexte n'est pas suffisamment clair, vous détachez le catégorisateur et le spécificateur en les reliant par le trait-d'union. Ce qui est important, ensuite, c'est d'ajouter le suffixe au spécificateur, sans quoi, cela n'aurait aucun intérêt. Il est à noter que le suffixe -o, souvent facultatif est ici fortement conseillé pour des raisons évidentes d'euphonie.

Il vous est alors possible de recourir au macron si vous en préférer la graphie. Ainsi kazo-doro "boîte à bijoux" deviendra kazōdoro sans changement de prononciation. Il est bien évident que la notion de "détachée" semble un peu abusive dans ce cas, mais l'usage du macron reste assez rare.

Dans le cas de la désagglutination, les W omis ne réapparaissent pas. Ainsi dadso peut se détacher adverbialement en dade-so et non en dade-sowo.

L'adresse

Le trait d'union est utilisé pour séparer la ville de son code postal et la rue de son numéro


Bergėm-68750 ledego-10 "10 rue du château 68750 Bergheim"

La ligature affixale

Le trait d'union est utilisé marquer un lien vers un autre affixe, ce lien est appelé ligature affixale :

buro = grand-père ou grand-mère Eburo = grand-père A-Eburo = grand-père du côté de ma mère

Liens

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