Les clés

De Elkodico.

Comme en chinois[1], l'elko fonctionne à l'aide de clés. Il s'agit de petites racines de trois lettres qui permettent de former tous les mots du vocabulaire. L'avantage de ce système est que l'on peut construire intuitivement une infinité de mots avec un nombre limité de clés. La langue s'apprend et s'utilise ainsi plus rapidement qu'une langue naturelle. Il n'y a pas de dictionnaire à apprendre, juste une liste réduite de clés. Avec 50 clés apprises vous pouvez déjà faire plus de 60 000 mots de tête.

Sommaire

Présentation

Voir aussi : La thétymologie, la morphogenèse, La transcription onomastique appliquée

Historique

Comme vous le savez sûrement déjà, l'elko descend d'une langue plus ancienne : l'urque. Cette langue mère ne disposait que de 40 clés correspondant aux 40 runes du Rundar, la spécificité de l'elko est qu'il dispose de clés supplémentaires et offre également la possibilité à ses locuteurs d'en proposer de nouvelles. Alors que les clés de l'urque provenaient du Rundar, les clés de l'elko proviennent du nom des divinités (théonymes) appartenant aux mythologies du monde entier, cela s'appelle la thétymologie.

La thétymologie

L'originalité de l'elko est son étymologie spécifique que l'on appelle "thétymologie". Ce néologisme formé à partir du grec Θεός ("dieu, divinité") et ἐτυμολογία ("étymologie") traduit le fait de construire des clés à partir du nom de divinités (théonymes). Ainsi la plupart des clés trouvent leurs origines dans le nom de divinités présentes dans plus d'une quarantaine de mythologies à travers le monde.

Ainsi, la clé RAN (ciel) provient de Ouranos (mythologie grecque), de Uranus (mythologie romaine) et de Rangi (mythologie maori), trois divinités du ciel. Le sens de la clé ainsi créée n'est pas en relation avec le sens du nom, même si c'est parfois le cas, mais avec les spécificités de la divinité.

L'obtention d'une clé à partir d'un nom propre est réalisable grâce à un procédé appelé Transcription Onomastique Appliquée ou plus simplement "TOA". Il s'agit d'une technique qui permet de décomposer un nom propre de divinité (théonymes) en clés. Une fois que ceci a été fait, les théonymes sont ordonnés dans le dictionnaire étymologique.


Remarque : N'importe quel utilisateur, s'il le souhaite, peut proposer à l'académie elkanne une nouvelle clé. Pour se faire, il doit suivre une procédure spécifique appelée morphogenèse. Il peut également se rendre sur Elkodico pour connaître la procédure et y poser toutes les questions. Il est également possible d'utiliser la page de discussion de cette page pour poser vos questions.

Description

Les clés sont les éléments de base du vocabulaire de l'elko. Elles peuvent s’utiliser seules (onomatopées et interjections), avec des affixes (affixation) ou se combiner entre elles pour former des mots plus complexes (agglutination). Une fois maîtrisées, il ne vous restera plus grand chose à apprendre. Les clés sont donc le gros morceau de la grammaire elkanne.

La morphologie d'une clé

Une clé comporte toujours trois lettres : une consonne (C) à chaque extrémité et une voyelle (V) au centre. La première des deux consonnes est appelée «consonne de tête », la seconde «consonne de queue», la voyelle, quant à elle est appelée «voyelle de corps]».


TAN (arbre)[2]

  • T : consonne de tête
  • A : voyelle de corps
  • N : consonne de queue


Remarque : Alors que les six voyelles de l'alphabet de l'elko sont utilisées pour former les clés seules 13 consonnes sur les 16 que compte l'alphabet sont employées. Elles sont réunies sous le nom de suite de Reida Kana, les consonnes restantes sont appelées consonnes particulières et jouent un rôle sémantique non négligeable.

Remarque : Alors que les six voyelles (suite d'Ura Asa) de l'alphabet de l'elko sont utilisées pour former les clés seules 13 consonnes sur les 16 que compte l'alphabet sont employées. Elles sont réunies sous le nom de suite de Reida Kana, les consonnes restantes sont appelées consonnes particulières, elles sont regroupées dans une suite appelée suite de Feha Wuna et sont utilisées pour les proclés.

Combien existe-il de clés ?

L'elko utilise 13 consonnes et 6 voyelles pour former les clés dont il a besoin. Le calcul donne donc 1014 combinaisons, mais deux d'entre elles ne sont pas utilisées : WUW et WĖW que l'on surnomme les clés interdites. Il existe donc 1012 combinaisons possibles mais à l'heure actuelle seules un peu plus de 800 ont été validées par l'académie. Il vous est possible, si vous le souhaitez de proposer une clé à l'académie.

 

La sémantique d'une clé

Une clé (en majuscules) possède toujours un sens propre ou "virtuème" , un champ sémantique et un champ lexical. Le sens propre (entre parenthèses) est un mot générique donnant une idée du concept de la clé. Le champ sémantique est le concept de la clé. Le champ lexical (en italique), quant à lui, est constitué de tous les mots plus ou moins liés au concept que véhicule cette clé.

TAN (arbre) branche, tronc, feuillage, fût, forêt, bois,…

  • Clé : TAN
  • Sens propre : (arbre)
  • Champ sémantique : exprime la notion d'arbre, de bois ou d'arborescence[3]
  • Champ lexical : branche, tronc, feuillage, fût, forêt, bois,…

Les types de clés


D'où viennent les clés de l'elko ?

Les clés utilisées par l'elko proviennent du nom des divinités (théonymes) appartenant aux mythologies du monde entier. Ce phénomène étymologique propre à l'elko[4] est appelé thétymologie. Ainsi la clé TAN (arbre) provient du dieu Tane, dieu des forêts et des arbres dans la mythologie d’Océanie. Les clés sont extraites des théonymes par un procédé appelé Transcription onomastique appliquée ou "TOA". Certaines clés sont obtenues par "analogie", cela signifie que ces clés sont construites sur la base d'autres clés. Il vous est possible de proposer une clé à l'académie, cela s'appelle la morphogenèse.

 

Liens

Notes et références

  1. Le chinois utilise un système de clés, mais le fonctionnement est différent de celui de l'elko.
  2. Une clé est présentée en majuscules mais utilisée en minuscules : TAN (arbre) mais tano l'arbre.
  3. Les mots "arbre, bois, arborescence" sont appelés "synosèmes" dans la grammaire elkanne.
  4. Depuis, l'urque et le kelep l'utilisent également
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