Psetep VI

De Elkodico.

Où est passé le Psetep ?

III - IIIIV - VVI

 

est passé le Psetep ?

Psetep, 34me rxup

Les vibrations se firent de plus en plus sentir jusqu'à devenir de violentes secousses ; il fallait se rendre à l'évidence : le Psetep devait traverser un champ magnétique non détecté pour cause d'avarie aux instruments de bord. Il fallait absolument sortir de , le champ était tel qu'il brouillait toutes les communications internes au vaisseau et les écrans étaient tous illisibles. Tout ça à cause de ces maudits droxopneps qui inquiétaient encore l'équipage qui n'en était pas vraiment venu à bout : "S'ils ont saccagé les dispositifs de secours, on est perdus!". L'actionnement des manettes de ces dispositifs fut d'abord sans effet, puis on sentit un léger mieux qui venait seulement du fait que le Psetep n'était pas passé par le centre, ni par un des pôles du champ, mais seulement à coté, suffisamment près pour que les effets se fassent sentir ; mais l'incidence sur les droxopnep fut radicale... en leur faveur : les moyens mis à leur encontre furent tout à coup dérisoires. La chasse était de nouveau ouverte, mais pour qui ? La dernière génération de droxopneps passait inaperçue aux détecteurs de vies disponibles et ses membres purent tuer deux autres Elviskaliens sans aucun problème. Le droxopnep nouveau était arrivé ! d'autant plus terrible qu'il était devenu quasi invincible !

Rxal, 12me rxup

Il y avait une chance sur plusieurs milliards pour que Jpakù trouve le Psetep dans sa région et cette chance-, il l'avait eue. Hxafwo, il en avait entendu parler, une planète d'oxygène liquide et de chlore : bref, pas le paradis pour un elviskalien. Il fallait maintenant prévenir les autres, à supposer qu'ils puissent recevoir ses messages, ce qui n'était pas évident : la contrée se situait le Rxal était quasi déserte de toute présence elviskalienne, Psetep excepté, bien sûr. Néanmoins il composa un message : ”Ici Rxal, aborde Hxafwo, ai reçu signal présence d'un vaisseau de type 8b, il pourrait bien s'agir du Psetep, fin de message.” si un autre engin se trouvait à moins de 20 Hep du sien, il aurait une réponse d'ici un rxup et demi. L'écran-3, lui ne signalait que la présencede plus en plus nettedu Psetep : c'était à peu près gagné. Le seul problème venait du cargo lui-même : les renseignements pris à Xeset-Lahk faisaient état d'une contamination assez sérieuse à bord. Jpakù se demandait de quel ordre elle pouvait être. S'il ne s'étonnait pas trop de l'absence de réponse de la part de ses coéquipiers qui pouvaient être très loin, le mutisme de l'équipage du Psetep ne lui disait rien de bon. À la distance il était, il aurait déjà du se manifester, a moins qu'il fût dans l'impossibilité de le faire, ce que Jpakù était disposé à croire. Il se passait des choses graves à bord du Psetep et il fallait faire vite.

Psetep, 35me rxup

La commande des signaux de détresse n'ayant pas été trop endommagée par les droxopnep (seulement quelques circuits grillés ou troués, à changer), L'équipage du Psetep put manifester sa présence. Le Psetep était complètement isolé et une partie des droxopnepnouvelle vagueavait élu domicile dans un nouveau conteneur à minerai, le reste était disséminé un peu partout dans le vaisseau, créant la stupeur dans tout l'équipage. On ne savait plus quoi faire et le désespoir commença à se faire sentir chez certains.

Xidz s'adressa à son second :

Croyez-vous que nous en sortirons, Knet ?

Jusque , ça paraît mal parti, mais je pense que malgré tout, il faut espérer : si on part battus d'avance, on peut laisser le Psetep aux droxopneps et s'en aller.

Je ne pense pas qu'on aille bien loin : les droxopnep pourraient bien avoir investi les draisines de secours. Quels ont été les moyens utilisés contre ces...choses ?

Tous, j'en ai bien peur.

Même l'oxygène liquide ?

Vous voulez nous faire tuer ou quoi ? Et puis les droxopnep ne sont pas des Elviskaliens, l'effet sur eux ne serait pas forcément le même que sur nous.

Bon, n'y pensons plus ; mais nous sommes dans l'impasse.

Depuis qu'on erre à la dérive, les gens de Xroub devraient commencer à s'inquiéter, non ? D'ici qu'ils préviennent Xywptul, on aurait le droit de penser qu'ils envoient du secours.

Pour les envoyer  ? L'espace est grand.

Ne vous en faites pas, je parie qu'ils mettent tout en œuvre pour nous retrouver.

Quand ils sauront qu'il s'agit d'un vaisseau pestiféré, ils calmeront leur ardeur.

Ils tiennent au minerai, ne l'oubliez pas. Ils viendront, ne serait-ce que pour un centième du contenu.

Vous croyez donc aux secours providentiels ?

C'est le dernier atout qui nous reste contre les droxopneps, et je vous assure que c'est une éventualité crédible : regardez ce point lumineux qui bouge dans le ciel, si ce n'est pas un engin de chez nous qui envoie des signaux, je veux bien être plongé dans un bain d'oxygène liquide. Je pense qu'on devrait lui répondre, après, on avisera.

C'est ma foi vrai !

Rxal

Fin du 12me rxup

Début du 13me rxup

Enfin le Psetep avait réagi ! C'est ce que pouvait conclure Jpakù en consultant ses écrans. Par contre toute transmission de message demeurerait sans suite : le Psetep ne répondrait pas. Le Rxal n'avait qu'à se rapprocher de l'engin en perdition. Pour la prise de contact, ça n'irait sans doute pas tout seul. Pour la première fois, Jpakù voyait le Psetep : ”Ça alors !”. Le Rxal paraissait minuscule à côté. L'engin à secourir était grand comme une ville moyenne, divisé en trois parties : celle des commandes, qui était également le lieu de résidence de l'équipage, celle de la propulsion dont chaque réacteur principal aurait pu contenir le Rxal tout entier, et il y en avait seize en tout, et entre les deux, ce qui faisait environ les cinq sixièmes de la longueur de l'engin : les soutes à minerai, au nombre de vingt. Vingt blocs énormes, formidables, inquiétants, d'autant plus inquiétants que certains d'entre eux n'étaient pas intacts. Vingt soutes, vingt ventres dont la sauvegarde du contenu avait fait bouger... vingt cosmonautes comme lui !

Rxal, 13me rxup
Psetep, 36me rxup

Le dernier gros problème fut l'entrée du Rxal dans la soute à draisines du Psetep, et ce, sans communication entre le deux engins ; ça commença plutôt mal : suite à un court-circuit sans doute provoqué par un droxopnep, la porte extérieur du premier sas explosa. Heureusement, grâce à la dextérité de Jpakù et une bonne part de chance, le Rxal ne fut que très légèrement touché. La porte intérieure du sas principal fut donc condamnée. Le Rxal put quand même entrer par un accès secondaire que les élucubrations des droxopneps ne rendaient pas inopérant. Jpakù descendit de son engin et fut accueilli comme LE Sauveur. Néanmoins, il fallait faire vite. Le matériel apporté à bord du Rxal n'était pas du bric-à-brac de fortune, mais des armes et des engins très sophistiqués : armement chimique, biologique... combinaisons de protection, détecteurs de vies ultrasensibles etc... avec consignes d'utilisation très détaillées. Certains membres de l'équipage du Psetep connaissaient ce matériel et purent former les autres sur le tas. L'équipage du Psetep se remit au travail, décidé à réduire à néant toute présence de droxopnep, qui avec de la laque pétrifiante, qui avec des rayons Kroz à haute fréquence, qui avec toute sorte de granulé, de coulis ou de gaz mortel à tout endroit du vaisseau. D'autres pilotes vinrent prêter main forte par la suite, accueillis avec la même ferveur que Jpakù. On s'étonna de trouver plusieurs soutes à minerai à moitié vides. On remarqua que certains endroits du cargo n'avaient jamais reçu ces étranges et inquiétants visiteurs. La revanche contre les droxopneps fut terrible mais soulageante. Pas un seul membre de l'équipage ne regretta de voir le dernier de ces drôles d'occupants en bouillie puis en poussière.

Psetep, 37me au 40me rxup

Après être certains d'avoir éliminé tous les droxopneps (les détecteurs de vies amenés par Jpakù et d'autres pilotes étaient formels et vu la qualité du matériel, on pouvait avoir confiance), les membres de l'équipage durent remettre leur bâtiment en état, tout du moins, dans la mesure du possible, certains éléments comme l'ordinateur, étaient irréparables pour le moment, mais d'autres pouvaient être bricolés tant bien que mal, deux rxups durant, et étalonnés grâce aux instruments des engins venus au secours du Psetep. Au 40me rxup, tout ou presque fut à peu près réparé, en modifiant la trajectoire une ou deux fois, il faudrait bien a maximum trois rxups avant d'atteindre l'orbite de Xrynn, la planète abritant la base de Xroub : unique relais et unique présence elviskalienne dans cette région de la galaxie.

Xroub, 395 Hyhs

Ici Xroub, veuillez vous annoncer, merci.

Ici le Psetep, nous demandons l'accès au couloir pour la direction de Spita.

Veuillez attendre, s'il vous plaît, la voie est quelque peu encombrée.

Pouvez-vous faire parvenir un message ?

Assurément.

Avisez les cosmonautes partis à la recherche du Psetep que celui-ci a été retrouvé, avisez aussi Xywptul que le Psetep aura une trentaine de Rxups de retard, mais qu'il arrivera.

Qu'est-ce qui vous est arrivé ?

Une erreur de trajectoire due à quelques bestioles irritées.

Psetep, 42me rxup et suivants

Dans le cargo, ce fut la fête générale, le retour vers la Mère Patrie s'effectuait dans la joie. L'ordinateur put enfin être réparé, partiellement du moins, et ses erreurs étaient corrigées par le personnel navigant pour qui lecouloirn'avait aucun secret. Plus tard, on commença à avoir des informations de Kpep, et enfin de Xywptul. bas, on avait fait dans le grandiose ! Plusieurs navettes pour transporter le minerai restant vers les centres métallurgiques d'Elviska et un vaisseau d'apparat pour mener les gens du Psetep et leurs sauveteurs vers le triomphe.

Station orbitale de la

Confédération Interplanétaire

Elviskalienne, 68 Hvenr[1]

Ce qui les attendait était effectivement une cérémonie de triomphe : tous furent salués au son de l'Hymne de la Confédération Elviskalienne, lequel fut répété à l'intention particulière de deux individus. D'abord Knet, l'adjoint de Xidz pour ses cent ans de navigation galactique dont trente-deux à bord du Psetep et pour le rôle qu'il joua dans cette odyssée qui, sans lui, aurait viré au tragique et enfin Jpakù, aiguilleur galactique à Xywptul, pour avoir été le premier à trouver le cargo (“C'aurait pu être n'importe qui d'entre nous, j'ai eu de la chance, c'est tout”), aidé l'équipage à se débarrasser des droxopneps et à ramener un chargement précieux aux abords d'Elviska ; dans trois saisons au plus, il entrerait à Krzvon par la grande porte. Une oraison funèbre fut prononcée en l'honneur de ceux qui avaient laissé leur vie dans cette aventure, bien involontaire il faut bien le dire. Ktupt, le pauvre programmeur injustement soupçonné fut décoré de l'Ordre de la Confédération à titre posthume. La planète Elviska avait du minerai droxtien pour plusieurs années malgré les défections, mais après ? Il était bien évident que les événements récents ne pouvaient avoir pour conséquence que ladécolonisationde Droxt par les Elviskaliens qui devraient trouver ailleurs un minerai aux propriétés similaires. Certaines questions étaient restées sans réponse, par exemplePourquoi les droxopnep avaient-ils détourné le Psetep plutôt que de débarquer sur Elviska ? Pourquoi ont-ils attendu tout ce temps ? Que représentait le minerai pour eux ?”.

En guise d'épilogue : Planète Droxt, sans date

Tous les Elviskaliens étaient partis, du moins, les survivants. Les droxopnep avaient investi les lieux abandonnés par leurs occupants de naguère. Ces mines, particulièrement, pleines d'une nourriture abondante et riche qui leur avait été volée pendant des centaines d'années, leur appartiendraient de nouveau...

Pour toujours.


Auteur : Anoev

Pasetep Waki Kewe ?

Texte en elko


Traducteur : Ziecken

Versions
Version 2013
Analyses
Analyse fréquentielleAnalyse syntaxique
  1. La station étant en orbite autour de la planète Elviska, elle utilise aussi son calendrier.
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