Version 3.4

De Elkodico.

La version 3.4 de la grammaire de l'elko fait suite à la mise à jour la grammaire et à la traduction de textes.

La proposition de version se fera en novembre 2017.

Planning de travail :

  • Octobre : mise à jour de la grammaire, page à page. (mise en page, contenu, règles, ...)
  • Novembre : Présentation des propositions de réformes : sur l'Atelier, à l'académie elkanne
  • Décembre : Validation, modification et retouches finales sur Elkodico.
  • Janvier : Reprise de la traduction de textes et de la publications de vidéos. + présentations sur les réseaux sociaux des différentes réformes.


Les versions de l'elko

Version 1.0Version 1.1Version 1.2Version 1.3Version 1.4Version 1.5Version 1.6Version 1.7Version 1.8Version 1.9

Version 2.0Version 2.1Version 2.2Version 2.3Version 2.4Version 2.5Version 2.6Version 2.7Version 2.8Version 2.9

Version 3.0Version 3.1Version 3.2Version 3.3Version 3.4Version 3.5

 


Sommaire

La grammaire

Les systèmes d'écriture

Première partie de la grammaire. Elle s'intéresse aux systèmes d'écritures de l'elko (Abde et Rundar) ainsi qu'à la prononciation et à l'euphonie.

Voici les nouvelles règles qui seront proposées à l'académie à partir du 6 novembre 2017 
  1. Réapparition des lettres Þ et (allographes des digrammes th et nj). Pour respecter la règle du "1 lettre = 1 son". Les lettres et leurs digrammes sont autorisés, mais les lettres uniques favorisées.
    keþe "ici" / keṅe "là" en priorité, sinon : kethe "ici" / kenje
  2. L'allographie officielle de la lettre Ė est le digramme EJ en toute position dans le mot (sauf finale qui devient -EI à cause de la règle des consonnes particulières qui ne doivent jamais se trouver en fin de mot). Elle s'aligne ainsi à la transcription du Ṅ : NJ. De plus, en numérologie, on observe que la rune Eiha (Ė) a une valeur référentielle de 4, tout comme son allographie EJ (1+3=4). De la même manière, on observe que la rune Inja (Ṅ) a une valeur référentielle de 4 tout comme son allographie NJ (1+3=4). La lettre Y est autorisée néanmoins mais demeure moins conseillée.
  3. La lettre Ė peut se rencontrer en tout endroit du mot même en position finale.
  4. La prononciation /v/ n'est plus possible pour le F. Désormais, c'est la lettre W qui peut accepter cette prononciation.
  5. La lettre I entre deux voyelles ne devient plus J, sauf dans le registre courant. Cela fait une exception en moins et cette règle s'aligne sur le fonctionnement de la lettre W.
  6. Le digramme SH : Vieux digramme correspondant à la rune Shawa utilisé aux premiers temps de l'elko refait son apparition pour transcrire le son /ʃ/ pour les noms propres. Actuellement le son "ch" est simplifié en S à tous les endroits du mots.
  7. Allographie du point suscrit : grâce à la lettre J : Ė = EJ ; Ṅ = NJ.
  8. Rappel sur l'importance des particules vocaliques phrastiques : a, e, i et o. Leur non utilisation = registre courant.
  9. Le croisillon est désormais utilisé pour traduire l'abréviation "n°".
  10. Le deux-point est désormais utilisé pour traduire l'abréviation "heure" et même "minute" : 16h34 (→ 16:34) ou 16h34 et 46 secondes (→ 16:34:46)
  11. La règle de l'épenthèse et de l'apostrophe est simplifiée : L'apostrophe indique un changement de valeur affixale et non plus une séparation de voyelles d'un digramme vocalique. Ainsi lagoa (= de la mer) / lago'a (= mer → maritime)ne sont plus équivalents

La morphologie

Deuxième partie de la grammaire. Elle s'intéresse à la morphologie de l'elko, mais aussi aux clés et aux affixes.

Voici les nouvelles règles qui seront proposées à l'académie à partir du 13 novembre 2017 
  1. Apparition du suffixe consonantique -n[1]. Il sert pour annuler la valeur phrastique d'une particule (ex valeur interrogative, exclamative, ...)
    • Ex : tehoe = tehoe ? dans la ville ? mais tehoen = tehoe o. Le suffixe - n, joue aussi un rôle euphonique.
  2. Apparition du suffixe consonantique -z.[2] Il est lié au connecteur. Il permet :
    • D'expatrier le connecteur au sein de la phrase.
    • D'ajouter un autre connecteur.
    • De marquer sur quoi porte le connecteur.
  3. Disparition de du suffixe -o facultatif, il devient obligatoire (sinon méprise avec les suffixes consonantiques). Disparition du concept de voyelle par défaut.Dès lors, il ne peut être supprimé sauf dans le registre argotique et familier.
    • Ex : ka neto kėlo → ka net kėl ("cet homme est un monstre)
  4. Les pronoms ri (" à moi"), li ("à toi") et gi ("à lui, elle") signifient aussi maintenant : à/que/pour moi, à/que/pour toi et à/que/pour lui/elle. En revanche "moi", "toi", "lui/elle" se traduisent par "ro", "lo", "go".
    • Ex : lo toira gi ("tu est plus fort que lui")
  5. Extension de la valeur sémantique des préfixes numériques :
    • u- : singulier (noms) + réducteur (adjectifs, adverbes, verbes) = peu, pas très, pas beaucoup : ukala = pas très belle
    • ė- : duel (noms) + modérateur (adjectifs, adverbes, verbes) = ni ... ni : ėkala = ni belle, ni moche
    • i- : pluriel (noms) + amplificateur (adjectifs, adverbes, verbes) = très, beaucoup : ikala = très belle ; i+ adj suivi de u = si adj que.
  6. Avant, la reprise ("h") reprenait des mots en fonction de leur suffixe : ex. : "he" reprenait un mot en -e, etc. Aujourd'hui, la reprise reprend des syntagmes et équivaut à : ha = en ; he = y ; hi = y, lui ; ho = le, la, ...
  7. Les noms propres : En elko, tous les noms propres porte des majuscules et tous les noms communs des minuscules. Aucune exception. Toutefois la notion de nom propre est quelque peu différente de ce que l'on entend en français. Sont de noms propres en elko, tous les mots qui désignent un lieu, un objet ou une personne précis. La voyelle majuscule initiale présente sur le noms de personne ne sera plus d'actualité dans la version 3.4 de l'elko. Cela s'alignera sur cette règle. Seuls les cas qui désignent des personnes précises prendront cette majuscule (ex les pronoms).
  8. Les substantifs, en elko, ce sont les mots construits sous la forme : v+clé+o :
    • Ex. : olago = marin
  9. La règle des 4 éléments devient la règle de quatre et ne concerne plus que les voyelles, et non plus les composants / formants (clé et affixe). Donc, la nouvelle règle est : "pas plus de 4 voyelles par mots". C'est plus rapide et plus visuel.
  10. Le caressif et le diminituif (cf : Les hypocoristiques) se font par l'ajout du catégorisateur : -in : Owiko = Owikino
  11. Le suffixe -ea (ex adjectifs) devient celui des adjectifs passifs :
    • lida = dangereux → lidea = en danger (le suffixe -ea sous-entend "à cause de" ou "grâce à". lidea = en danger (à cause de) ; kala = beau / kalea = embelli (grâce à).
  12. Les particules en "w" : quoi : wa ("quel") ; we ("quoi ?, qu'est-ce que") ; wi ("") ; wo ("chose, qqchose, quoi") ; wu ("à propos de, au sujet de"). Ces particules peuvent prendre des suffixes génériques : Owa ("lequel") ; Owe ("qui ?") ; Owi ("") ; Owo ("quelqu'un") ; ...

La lexicologie

troisième partie de la grammaire. Elle s'intéresse à la lexicologie et au vocabulaire de l'elko.

Voici les nouvelles règles qui seront proposées à l'académie à partir du 20 novembre 2017 
  1. Deux types d'agglutination :
    • L'agglutination au 1er degré : sens facilement déductible.
    • L'agglutination au 2ème degré : sens plus recherché, voir tiré par les cheveux et sens symbolique.
  2. Dans le cas des synonymes, le mot est choisi selon des critères d'euphonie ou d'harmonie vocalique.
    • on choisit les constructions qui ont les mêmes voyelles : mipzebo -- / kedzebo ++
    • on choisit les digrammes homoconsonantiques (autre nom, je sais plus : pelledo ++ / bedpelo +-
    • on choisi la proposition qui est la plus courte.
  3. Les particules :
    • Les particules vocaliques (a, e, i, o ) placées dans le postcaryon (fin de phrase après le caryon ou "noyau") elles expriment les types de phrases mais placées dans le caryon/noyau elles expriment les cas de manière détachée et sont utilisées en préposition : go waki tapoe = go waki e tapo = go waki tapo je, l'asémant disparaît "j+ voyelle".
    • Les particules régulières (b, d, g, k, l, m, n p, r, s, t et z + voyelle) : utilisées pour les mots les plus courants (pas de changement)
    • Les particules particulières (w, j, h, f, th, nj + voyelle) : utilisées pour la reprise (pas de changement)
  4. biu / bau : Avant, la valeur sémantique de "bau" était incluse dans "biu", maintenant les valeurs sont séparées : "bau" exprime le perfectif et "biu" exprime le passif.
    • - il lit : go tabi
    • - il a lu : go bau tabi
    • - on lui lit : go biu tabi
    • - on lui a lu : go biu bau tabi
  5. Les suffixes casuels ont en commun l'endofixe -o : -oa, -oe, -oi, -oo. Cette proposition de règle propose que lorsque cet endofixe est cernée par deux lettres identiques elle est simplifiée : ex eoe → e ka koukeoe = ka kouke "dans ce forum"
  6. On a désormais le choix : WUZ + WAL + -e = soit uzwale +- soit wuzale ++ mais wuzwale -- est déconseillé.
  7. La conjugaison : Au 4 temps de base ...
    • rien = : vérités générales, exemples, ... : ro nabi keso = j'écris un texte
    • wedu = passé : ro wedu nabi keso = j'écrivais un texte
    • wodu = présent = en train de : ro wodu nabi keso = j'écris un texte / je suis en train d'écrire un texte
    • wudu = futur : ro wudu nabi keso = j'écrirai un texte
    s'ajoutent :
    • wadu = présomptif (vient du hindi) Le subjonctif disparaît, doute, incertain : ro wadu nabi keso = je dois écrire un texte, je présume que c'est un texte que j'écris.
    • wėdu = conditionnel : ro wėdu nabi keso = j'écrirais un texte / wėdu ro nabi keso = si j'écris un texte
    • widu = conséquentif : ro widu nabi keso = Afin/pour que j'écrive un texte

La syntaxe

Quatrième et dernière partie de la grammaire. Elle s'intéresse à la syntaxe de l'elko et à ses constituants.

Voici les nouvelles règles qui seront proposées à l'académie à partir du 27 novembre 2017 
  1. ra, la et ga traduisent les adjectifs possessifs lorsqu'ils sont postposés et les la possession lorsqu'ils sont préposés.
    • ra pelo = "j'ai une maison" / pelo ra = "ma maison"
  2. re, le et ge traduisent "chez" lorsqu'ils sont postposés et "avec" lorsqu'ils sont préposés.
    • "tu viens chez moi" : lo waki te / "tu viens avec moi" : lo te waki
  3. ri, li et gi traduisent les pronoms COI lorsqu'ils sont postposés et l'insistance pronominale lorsqu'ils sont préposés.
    • ri neto = "moi je suis un homme" / neto ri = "un homme pour moi / à moi / que moi"
  4. ka traduit l'adjectif démonstratif lorsqu'il est préposé et l'adjectif "même" lorsqu'il est postposé :
    • ka pelo = "cette maison" / pelo ka = "cette maison-même"
  5. La reprise, exprimée au moyen de particules utilisant des consonnes particulières (h, f, th et nj), ne reprends que des noms ou des groupes nominaux et non plus des adjectifs, des adverbes, ... Le h reprend le dernier nom commun ou groupe nominal (les particules ne sont jamais concernées) et le f reprend le mot qui vient après. Si la particule de reprise (ho ou fo) utilise des affixes supplémentaires cela indique qu'on lui a ajouter du sens. Ainsi si vous voyez la particule "ho", cela signifie qu'on reprend le dernier mot pour ne pas le répéter. Si vous voyez par exemple iho, cela signifie que l'on a reprit le dernier mot et qu'on l'a mis au pluriel, et ainsi de suite... aucune exception.
  6. Le suffixe -k est proposé pour supprimer la possibilité de reprise d 'un mot. C'est vraiment très pratique pour ceux qui font de la traduction. Pour les autres, je comprends que cela peut paraître un peu nébuleux. Voici un petit exemple : tabo u ilaso, ho kala (un livre d'images, il est beau), ici, "ho" se réfère au dernier nom à savoir "ilaso" ("images") or ce n'est pas lui que l'on veut reprendre mais bien tabo "livre". C'est là qu'intervient le suffixe -k qui s'utilise comme suit : tabo u ilasok , ho kala. Ainsi on ne tient pas compte de ce nom mais du suivant donc tabo. Cela offre plus de précisions et de possibilités stylistiques.
  7. Le suffixe -r est considéré comme suffixe euphonique et est utilisé sur les particules (voire mots) précédant un mot commençant pas une voyelle.
  8. Le connecteur : est le nom donné à la fonction de la partie placée à l'avant du noyau ou caryon, cette partie est appelée précaryon dans la grammaire elkanne.
    • . mot . = le connecteur agit sur tout le texte.
    • . mot , = le connecteur agit sur toute la phrase.
  9. Les mots placés dans le connecteur se placent désormais tels qu'ils apparaissent dans la phrase et non plus sous leur forme Ekaura, c'est-à-dire avec le préfixe -eu qui est réservé désormais aux connecteurs logiques.
  10. Adoption de la terminologie suivante :
    • précaryon : partie avant de la phrase, contenant le connecteur.
    • postcaryon : partie arrière de la phrase, contenant les particules phrastiques.
    • caryon : partie principale, désignant le noyau de la phrase.
    • péricaryon : partie comprenant le précaryon et le postcaryon.
  11. La conjugaison : Le conditionnel s'enrichit : lo wėdu wamai = tu mangerais / wėdu lo wamai = si tu manges. L'auxiliaire wadu traduit le verbe auxiliaire devoir dans le sens d'un doute : Tu dois avoir réussi = lo wadu nika. = tu as probablement réussi = lo wade nika.
  12. La lettre J sera désormais utilisée comme consonne euphonique, à l'instar du Ă (simplifié A) est actuellement la voyelle euphonique. Lorsqu'un mot finit par une voyelle, le suivant peut prendre un J pour faciliter la prononciation et ce, surtout si les deux voyelles sont identiques.
  13. Les particules : we ("quoi"), wo ("quelque chose"), ont la possibilité de se fixer sur les clés : wamwo = quelque chose à manger ; wamwe ? qu'est-ce qu'il y a à manger ? Puisque l'agglutination ne permet pas cette configuration, il n'y aura donc aucune ambiguïté.
  14. Création de la particule biau, fusion des particules bau et biu, qui toutes deux continuent d'exister. Biau est juste une possibilité supplémentaire pour éviter la suite disgracieuse des particules précitées comme dans l'exemple suivant :
    • kumeko wamai teteko = la souris mange le chat
    • kumeko biu wamai teteko = la souris est mangée par le chat
    • kumeko bau wamai teteko = la souris a mangé le chat
    • kumeko biu bau wamai teteko → kumeko biau wamai teteko = La souris a été mangée par le chat
  15. Prononciation du F : /f/ ou /v/, voire /ʋ/

Ce qui disparaît avec la version 3.4

  1. Le macron : Il était utilisé comme allographie du tiret : kaza-doro = kazādoro. Son utilisation fait aujourd'hui très pédante et tend à disparaître.
  2. Le schwa /ə/
  3. Le topofixe
  4. Le subjonctif
  5. L'amuïssement et élision de la lettre O en fin de mot
  6. La reprise interne : lardebo tu sagdebo → Lardebo tu saghe'o ("le christianisme et le judaïsme")
  7. L'antiligatif "ju", utilisé pour traduire "avoir" : ro ju = ru = j'ai
  8. L'Ærde : la lettre Æ
  9. Le point-virgule : utilisation assez floue.
  10. L'asémant

  1. *-n : l'annulateur : Annule la valeur phrastique de la voyelle de fin de phrase.
      • Provient de la dernière lettre de la clé ZEN (phrase)
      • Provient de la dernière lettre des clés NUN (néant), SUN (négation), DAN (mort), MUN (extrémité), PYN (stérilité), ZUN (absence)
  2. **Provient de la première lettre de la clé ZEN (phrase)
      • Provient de la dernière lettre de : BIZ (administration), MAZ (modèle), SOZ (répétition), WIZ (minimum) et MUZ (distribution, factorisation) : muzebo = connecteur, muzromo = précaryon.
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