Catégorie:Gyel

De Idéolexique.

Notation latine Prononciation API
CONSONNES SOURDES
k /k/
c / t͡ʃ/
t /t/
p /p/
ts /t͡s/
CONSONNES SOURDES ASPIRÉES
/kʰ/
/ t͡ʃʰ/
/tʰ/
/pʰ/
tsʰ /t͡sʰ/
CONSONNES SONORES
g /g/
j /d͡ʒ/
d /d/
b /b/
z /d͡z/
CONSONNES NASALES
ng /ŋ/
ny /ɲ/
n /n/
m /m/
AUTRES CONSONNES
r /r/[1] ou /ʁ/[2]
l /l/
sh /ʃ/
s /s/
w /w/
SEMI-CONSONNES
y /j/[3]
ʳ (ou r) /ɽ/[4]
VOYELLES
a /a/
i /i/
u /u/
ü /y/
e /e/[5], /ɛ/[6]
ɛ /ɛ/[7]
o /o/[8], /ɔ/[9]
ö /ø/
PRÉSENTATION
Le gyel est la langue fille du lugal, elle-même (bien que très éloignée graphiquement) fille de la langue d’Ève, transcrite par des glyphes hexagonaux mais sans phonologie (il s’agissait d’une langue uniquement écrite, non parlée).

Ci-contre : écusson gyel figurant le glyphe ö̀ /ø˩/, lumière

GLYPHES
Les glyphes du gyel sont inclus dans un carré et, à l’exception du glyphe du chiffre 0, obéissent tous à la loi des « quatre côtés » : chaque côté de ce carré virtuel est en contact avec au moins un point du glyphe. Le « lexique » de base du tracé du glyphe est assez réduit : trait, oblique, quelques courbes, cercle ou portion de cercle, etc. Le tracé est d’épaisseur toujours constante.

Les glyphes s’écrivent de haut en bas, et de droite à gauche. Dans un texte en prose, le nombre de glyphes est identique dans chaque colonne. En poésie, on observe une plus grande liberté.

Pour retranscrire les noms propres étrangers, le gyel possède des glyphes formant un syllabaire. Il s’agit de glyphes existant, légèrement modifié, dont on ne conserve que l’aspect phonologique de la première syllabe. Les glyphes ainsi formés sont reliés entre eux par une ligne verticale à la droite du carré virtuel de construction.

PINYIN GYEL, PRONONCIATION ET TONS
Le gyel étant idéographique, on ne peut parler d’alphabet ; on préférera le terme de « pinyin gyel » pour qualifier sa transcription latine.

Le tableau ci-contre présente le pinyin dans l’ordre sourdes, sourdes aspirées, etc. Cependant, si l’on désire classer les glyphes alphabétiquement selon leur prononciation, on emploie l’ordre suivant : pour chaque point d’articulation, sourde, sourde aspirée, sonore et nasale, puis les autres consonnes suivies des voyelles. L’ordre de classement est donc : k, kʰ, g, ng, c, cʰ, j, ny, t, tʰ, d, n, p, pʰ, b, m, ts, tsʰ, z, y, r, l, w, sh, s, a, i, u, ü, e, ɛ, o, ö.

À noter :

  • La lettre r peut avoir trois prononciations différentes : /r/ en début de syllabe ; /ɽ/ (r rétroflexe normalement noté ʳ) après les consonnes t, et d ; /ʁ/ en coda.
  • Le e se prononce par défaut /e/ dans les syllabes ouvertes et /ɛ/ dans les syllabes fermées ; la notation ɛ ne sert qu’à noter le son /ɛ/ dans les syllabes ouvertes.
  • A et o sont toujours nasalisées avant la nasale ng sans notation particulière (ang → /ãŋ/ ; ong → /õŋ/).

La syllabe est de type (C)(y/ʳ)V(C).

  • Seuls les sons /j/, noté y, et le r rétroflexe /ɽ/, noté ʳ (ou, à défaut r) peuvent avoir fonction de semi-consonnes, le second de façon exclusive.
  • Seules sept lettres sont possibles en coda : les consonnes sourdes k et p, les nasales ng, n et m ainsi que r et l.

La phonologie et le vocabulaire du gyel sont directement inspirés du tibétain. Comme celui-ci, le gyel est une langue tonale. On distingue 4 tons :

  • le ton haut (T1), noté par un accent aigu : á /a˥/,
  • le ton bas (T2), noté par un accent grave : à /a˩/,
  • le ton descendant (T3), plus rare, noté par un apostrophe en fin de syllabe : a’ /a˥˩/,
  • le ton neutre ou absence de ton (T0), sans notation.

On remarquera que la consonne initiale influence le ton de la syllabe. En conséquence les syllabes dont le ton est déductible de l’initiale n’ont pas de marque tonale. Ce principe suit les règles suivantes pour les T1 et T2 :

  • une syllabe commençant par une consonne sourde (k, c, t, p, ts) est toujours à ton haut (T1), donc sans marque tonale ;
  • une syllabe commençant par une consonne sonore (g, j, d, b, z) ou par r et w est toujours à ton bas (T2), donc sans marque tonale ;
  • une syllabe commençant par une consonne sourde aspirée (kʰ, cʰ, tʰ, pʰ, tsʰ) ou une voyelle peut être à ton haut ou bas ; elle possède donc une marque tonale (accent aigu ou grave) ;
  • une syllabe commençant par sh ou s est par défaut à ton haut (ton non noté) mais peut également se trouver à ton bas (marqué par un accent grave) ;
  • une syllabe commençant par une nasale (ng, ny, n, m) ou y et l est par défaut à ton bas (ton non noté) mais peut également se trouver à ton haut (marqué par un accent aigu).
  • indépendamment de ces règles phonologiques, le rare ton descendant (T3) peut s’appliquer à n’importe quel mot monosyllabique. À noter que les voyelles à ton descendant (T3) sont prononcées légèrement plus longues que celles (brèves) soumises aux autres tons (ex. : tak’ /taˑk˥˩).

À l’intérieur d’un mot plurisyllabique, seule la première syllabe est tonale (T1 ou T2), les autres atones (T0). Le ton descendant (T3) n’apparaît que de façon rare et uniquement dans des mots monosyllabiques. Dans un classement alphabétique, les tons suivent l’ordre T0 à T3.

SYNTAXE
La syntaxe est de type OVS pour les phrases simples. Plus précisément, elle est du type Ctemporel/Oindirect/Odirect/V/S/Cautre. Cet ordre peut toutefois être modifié pour des raisons d’emphase ou syntaxique (proposition relative notamment), sauf pour le groupe VS.

Les particules (locative, temporelle, oblique, etc.) sont disposées en « miroir » autour du groupe VS, c’est-à-dire postposées avant le verbe, préposées après. On obtient ainsi un schéma du type : O[part.] VS [part.]O. L’ordre des mots dans le groupe nominal suit également cette disposition :

  • avant le verbe : pers. [part. relative] nom adj. quant. dém. [part.],
  • après le verbe : [part.] pers. [part. relative] dém. quant. adj. nom.

Les GN sujet et cod ne sont marqués par aucune particule (part. Ø). À noter que le groupe sujet, bien qu’après le verbe, est de type GN[part. Ø].

PONCTUATION
Le gyel possède plusieurs ponctuations dont certaines se prononcent. Dans ce cas, elles sont simplement retranscrites selon leur phonologie (en général entre deux barres obliques). Si elles sont muettes, elles sont notées par un équivalent latin (« . » pour la ponctuation finale, « , » pour la pause).
LEXIQUE • Liste des dictionnaires
Lexique gyel-français
LIENS
Liens internes : Lal Behi, idéolinguiste, créateur du wágelioth et du kátsit kinlillu.

Liens externes : Page personnelle de Lal Behi.

  1. En initiale de syllabe.
  2. En coda.
  3. Après les consonnes k, kʰ et g seulement ; s’utilise également comme consonne pleine.
  4. « r » rétroflexe après les consonnes t, tʰ et d seulement. Est parfois noté « r », sa position dans la syllabe suffisant à l’identifier.
  5. Voyelle ouverte
  6. Voyelle fermée
  7. Notation uniquement utilisée pour indiquer le son /ɛ/ dans une syllabe ouverte (dans une syllabe fermée, le même son est noté « e ».
  8. Voyelle ouverte
  9. Voyelle fermée
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