Catégorie:Kátsit kinlillu

De Idéolexique.

transcription latine prononciation API allakpa kinlilla appellation
VOYELLES
a /a/ a
á / aa[1] /aː/ a•tatla[2]
i /i/ i
í / ii[1] /iː/ i•tatla[2]
u /u/ u
ú / uu[1] /uː/ u•tatla[2]
CONSONNES SIMPLES (Cs)
w[3] /w/ wán
y[3] /j/ yán
p /p/ pa
f /f/ fa
m /m/ ma
n /n/ na
r /r/ ra
x /x/ xa
l /l/ la
k /k/ ka
s /s/ sa
ç /ʃ/ ça
h /h/ ha
ð /ð/ ða
t /t/ ta
CONSONNES LIQUIDES (Cl)
fl /͜fl/ ki•fla[4]
xl /͜xl/ ki•xla[4]
ll /ɫː/ ki•lla[4]
kl /͜kl/ ki•kla[4]
sl /͜sl/ ki•sla[4]
hl /͜hl/ ki•hla[4]
tl /͜tl/ ki•tla[4]
PRÉSENTATION
Le kátsit kinlillu (kaːtsit kinliɫːu), littéralement langue blanche, est une idéolangue artistique qui puise son inspiration première dans la neige, les contes arctiques et le monde, réel ou imaginaire, des Inuits.

Sa phonologie et son vocabulaire sont librement inspirés de l’inuktitut (et, dans une moindre mesure, du swahili).

ALPHABET ET PRONONCIATION
Le kátsit kinlillu possède son propre alphabet (allakpa kinlilla). La graphie latine est cependant répandue pour des raisons pratiques. Les signes doubles en alphabet latin sont la transcription plus ou moins phonétique d’un signe unique en langue blanche. L’ordre alphabétique blanc est le suivant : a á i í u ú w y p f fl m n r x xl l ll k kl s sl ç h hl ð t tl (voyelle suivie de la voyelle longue correspondante, consonne simple suivie de la consonne liquide correspondante).

Les voyelles longues sont notées double en début de mot et avec un accent aigu dans les autres cas. Si la saisie de l’accent aigu est problématique, on peut lui substituer l’accent circonflexe (áâ), voire une double voyelle dans tous les cas. Cependant, l’accent aigu reste la graphie de référence pour les voyelles longues non initiales.

On trouve également des consonnes longues, notées doubles. Ex. : attan, sous, prononcé [atːan]. À noter qu’en graphie blanche, la consonne n’est pas doublée mais suivie du tallil (), signe servant également de ponctuation.

D’autre part, à l’intérieur d’un groupe nominal, la rencontre de deux voyelles ou deux consonnes similaires (l’une finale, l’autre initiale) se prononce longue. Ex. : kli iklaluk, trois poissons [͜kliː͜klaluk] ; inçak kuntáttuk, au milieu de la forêt [inʃakːuntaːtːuk].

MORPHOLOGIE ET SYNTAXE
La syllabe générique est de type (C)(G[5])V(C). Cependant, les consonnes liquides n’étant jamais suivies d’un glide, la syllabe peut donc se trouver sous deux formes : (Cs[6])(G)V(C) ou (Cl[7])V(C).

La phrase est de type : comp. temp. / V / S / COI / COD / autres comp. Toutefois, la langue blanche étant casuelle, n’importe quel groupe nominal peut théoriquement être placé en tête de proposition pour insister sur son importance.

PONCTUATION
La langue blanche possède deux signes de ponctuation :
  • l’uxutki (point médian) utilisé dans de nombreux cas : comme pause dans la phrase (plus ou moins équivalent à une virgule), pour marquer les noms propres (le nom propre est encadré par deux points médians ; ex. •pári•, Paris), pour ouvrir le discours direct, pour séparer le nom de la particule réduite à une seule lettre (ex. t•ikwa, ce fruit), pour lier le verbe principal au verbe secondaire (ex. umç•úrwit, il veut dire), pour séparer la racine de la consonne liquide finale du verbe dans un dictionnaire (ex. kankani•tl, neiger), etc.
  • le tallil (, noté ‘ : ’ en transcription latine) qui peut être utilisé : comme ponctuation équivalant à un point final, doublé (ou davantage) en fin de paragraphe, chapitre ou texte, parfois en début de texte ou en encadrement éventuel du titre, comme signe d’allongement consonantique (en graphie latine, la consonne est doublée).
QUELQUES PARTICULARITÉS GRAMMATICALES
  • La langue blanche est casuelle et, exception faite des pronoms personnels et des adjectifs possessifs, tous les noms ont une déclinaison régulière de cinq cas (nominatif, accusatif, oblique, locatif et génitif). Les particules, quantificateurs et numéraux ont une déclinaison réduite (nominatif/locatif, accusatif/oblique et génitif).
  • La langue blanche possède trois genres, tous morphologiques, qui dépendent de la finale du mot. Le genre syntaxique n’existe pas.
  • Le verbe ne possède qu'une seule conjugaison basée sur sa racine (la 3e personne ne différencie pas le singulier du pluriel). Chaque verbe possède deux formes, l’une pour l’inaccompli, l’autre pour l’accompli. Ces formes sont créées soit par supplétion pour une centaine de verbes principaux (ex. yutá•ll (inaccompli) → llika•ll (accompli), manger), soit par dérivation préfixale (ex. kankani•kl (inaccompli) → alkankani•kl (accompli), neiger).
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Lexique kátsit kinlillu-français
LIENS
Liens internes :

Liens externes : Page personnelle de Lal Behi, idéolinguiste, créateur du wágelioth et du kátsit kinlillu.

  1. 1,0 1,1 1,2 En transcription latine, la graphie double est utilisée en début de mot, la graphie avec accent aigu dans les autres cas.
  2. 2,0 2,1 2,2 Litt. voyelle double
  3. 3,0 3,1 En plus de leur rôle de consonne, seules les lettres w et y peuvent avoir rôle de glide.
  4. 4,0 4,1 4,2 4,3 4,4 4,5 4,6 Litt. : consonne liée.
  5. Glide
  6. Consonne simple
  7. Consonne liquide
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