Le nom aneuvien

De Idéolexique.

Le nom est, avec le verbe, un des piliers de la phrase aneuvienne, il représente la substance qui est soit l'auteur du procès (représenté par le verbe), soit son patient, soit le circonstant. À ce titre, c'est, avec le pronom, le seul mot susceptible d'être décliné.

Sommaire

[modifier] Déclinaison

La déclinaison aneuvienne, sans être aussi régulière que son homologue volapük (même nombre de cas, mais légèrement différents) est, dans l'ensemble assez stable puisque les variantes sont minimes et dues aux finales des radicaux des noms concernés.

Le schéma standard de déclinaison est le suivant :

Singulier Pluriel
Nom. _ (cons.)e, (voy.)r
Acc. es[1] ese[1]
Gén. en[2] ene[2]
Circ. ev[2] eve[2]
Le nominatif est le cas du sujet.
L'accusatif est le cas du complément d'objet direct, de nombreux types de complément d'objets indirect, du comparatif des adjectifs & adverbes, du comitatif et des compléments circonstanciels de destination ou limites temporelles postérieures.
Le génitif est le cas du partitif, du complément du nom, de la plupart des adjectifs, de l'essentiel des superlatifs et de quelques compléments d'objets indirects.
Le circonstanciel concerne le reste.

Les particularités relèvent de la logique (noms en /s/, D... V) et on ne trouve, dans les flexions, aucun changement de radical (œil/yeux, mouse/mice, человек/люди, IVPITER/IOVIS). Toutefois, les déclinaisons de ces noms sont mentionnées dans le paragraphe concerné.

Quelques menus changements de prononciation sont à prévoir, par exemple avec le pluriel de noms dont le singulier comporte un schwa ([ə]) en syllabe finale : [ɛ] dans le cas d'un E, [ɪ] dans le cas d'un Y :

opet /ˈopət/, opete /ˈopɛt/ ;
stàtyn /ˈçtatən/, stàtyne /ˈçtatɪn/.

[modifier] Nombres et genres

Le pluriel des noms est en -R derrière une voyelle et en -E derrière une consonne, quel que soit le cas.

Le masculin et le féminin n'ont de valeur grammaticale que pour le pronom de la troisième personne et ne concerne que les êtres vivants, il est représenté par -D, -K, -dak & -kad.[3]

[modifier] Apposition

La règle normale des noms en apposition est de les mettre derrière, avec le même cas de déclinaison que le nom à identifier, par exemple :

ni à staż Minskes = à la ville de Minsk.

Cependant, certains mots (éléments de voirie : ged, avnù, bœlvar, kàln...) utilisent l'agglutination ou la liaison par trait d'union :

Parisged = rue de Paris.
Frédéric-Chopin-avnù = Avenue Frédéric Chopin.

Dans ce dernier cas, la déclinaison ne s'applique qu'au dernier élément :

Or gænet Karl-Marx-ræmbev rikyp numars 63 = Vous suivez le cours Karl Marx jusqu'au 63.

[modifier] Versions originales

Certains noms, notamment des noms de personnes récentes normalement écrites en alphabet latin restent telles quelles (diacritiques compris) et ne peuvent pas être déclinées. Si toutefois, on voulait absolument mettre une flexion casuelle, celui-ci sera séparé du nom par un trait d'union, par exemple : Leoš Janáček-s et non Leoš Janáčex.


  1. 1,0 1,1 Si le radical finit par deux consonnes.
  2. 2,0 2,1 2,2 2,3 Si le radical ne finit pas par une voyelle.
  3. Ce n'est pas systématique :
    porrod = poireau
    merkad = marché
    paap = pape
    madh = mère.
Outils personnels