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De Idéolexique.

Sommaire

[modifier] Présentation

L'aneuvien est une persolangue créée en 1971 et mise en ligne en 2008 sur le site de l'Atelier(philpologique[1]) puis su le wiki Idéopédia et enfin dans le présent lexique. Le dictionnaire de cette langue, qui comptait environ 5000 entrées francophones, a vu ce nombre presque doubler grâce à ses outils télématiques. La grammaire, par contre, a peu changé, tout au plus certaines règles ont été peaufinées. L'aneuvien ne prétend pas rivaliser avec l'espéranto, l'uropi ou le sambahsa-mundialec, en d'autre termes, il n'a pas la vocation d'une langue d'échanges internationaux. C'est plutôt une langue de l'imaginaire, une réflexion de l'auteur sur ce que pourrait être une langue à la fois relativement facile (plus facile en tout cas, que des langues comme le français (grammaire), l'anglais (phonologie) ou le russe (accentuation), tout en ayant un aspect qui pourrait la faire passer pour une langue naturelle (en ça, elle se démarquerait de l'espéranto (terminaisons identiques selon la nature des mots) et rejoindrait le volapük ou l'uropi).

[modifier] Phonologie et alphabet

L'alphabet aneuvien comporte 29 lettres : les 26 lettres de l'alphabet latin actuel conventionnel, auxquelles s'ajoutent les digrammes liés Æ et Œ (comptant pour des lettres à part entière) et la lettre grecque Ψ utilisée dans les mêmes conditions que dans sa langue d'origine[2]

La prononciation aneuvienne se situe, en matière de complexité, à mi-chemin entre les langues naturelles et la plupart des langues auxiliaires internationales. La règle "une lettre = un phonème" y est certes un peu écorchée ; toutefois, pour bien des cas, une certaine souplesse est de mise afin que les phrases puissent être prononcées de manière pas trop hachée. Les exceptions sont rarissimes. Les phonèmes ont des représentations très voisines ; par exemple, le /ɔ/ se présentera comme O, Ò, Ă ou OA. Les "lettres à problèmes", comme le S[3], sont rares.

[modifier] Fichier:Def.png Grammaire

Si la grammaire aneuvienne a beaucoup changé dans les premières années de son existence (apparition des déclinaisons, notamment), celle-ci est maintenant particulièrement stable et seules quelques petites mises à jour (qui ne remettent pas l'ensemble en question) sont ajoutées.

[modifier] Fichier:Def.png La syntaxe

L'aneuvien est une langue de type SVC[4], y compris pour les pronoms personnels compléments d'objets :

Eg lokùta ni kas = je lui ai parlé.

Seuls des pronoms relatifs y échappent, pour des questions de commodité :

Àt xeliys quas eg vedja ere kràj. = La maison que j'ai vue était grise.

[modifier] Les déterminants

Ces mots-outils sont situés avant le nom (voire avant l'adjectif qui le qualifie) qu'ils déterminent. Ils ne sont ni déclinables ni variables en genre.

[modifier] Les articles

Ùt/ùr pour l'article indéfini, àt/àr pour le défini. Ce dernier n'est pas utilisé lorsqu'on évoque une généralité :

Gat • ù karínzhor = le chat est un carnivore...
àt gat ed viċynkaden = le chat de ma voisine.

Il n'y a pas d'article partitif, le nom concerné est au génitif (avec ou sans article défini).

[modifier] L'adjectif démonstratif

Æt/ær. Il n'y en a pas d'autres. Les localisations sont faites à partir de pronoms personnels au singulier : Unique : æt/ær ; les traductions de "-ci, -là" sont assurées par des pronoms personnels au génitif :

æt xeliys en = cette voiture-ci
æt xeliys an = ce camion-là.

Il y a également, pour la traduction de "-là", l'utilisation de orn, si on veut, à l'oral, spécifier un élément situé à côté de l'interlocuteur :

æt bàjg on = ce vélo-là (à côté de toi).

[modifier] L'adjectif personnel indirect

Est la traduction de l'adjectif possessif lorsqu'il n'y a pas de possession : Il n'existe que sous une forme (indéclinable) : ed. Lorsqu'il n'est pas réfléchi, un autre pronom personnel (direct, celui-ci, et au génitif) est situé après le nom : eg vedja ed neràpduse ane = j'ai vu leurs enfants.

Sinon, on utilisera, comme pour les autres langues,

[modifier] Les adjectifs possessifs

Leurs noms sont calqués sur le latin (MEVM TWM SWM NOSTRVM...) :


eg med er nod
o
or[5]
ted
ved
or vod
a
da
ka
sed ar
dar
kar
loed

Seul le dernier porte un accent tonique. L'adjectif de la troisième personne peut, s'il n'est pas réfléchi (traduction du latin EIVS), être complété par un pronom personnel au génitif :

da wach sed xeliys = il lave sa voiture (à lui)
da wach sed xeliys dan = il lave sa voiture (à un autre).

La présence de deux pronoms exprime bien que deux personnes sont concernées : celui qui lave la voiture et celui à qui elle appartient.

[modifier] Fichier:Def.png Le nom

[modifier] Fichier:Def.png Le pronom

Le pronom a le même rôle que le nom dans la phrase, et à ce titre, il est déclinable : 4 cas, flexions similaires. On compte :

[modifier] Le pronom démonstratif

Comme l'adjectif qui lui correspond : æt/ær.

E kova æċ quas o ere conda ni es = J'ai acheté celui que tu m'avais conseillé.

Les localisations sont faite de la même manière :

æt en = celle-ci
æt an = celui-là (là bas)
ær on = ceux-là (à côté de toi).

[modifier] Les pronoms indéfinis

Correspondent à peu près aux adjectifs de même nature, à cette différence près qu'ils sont déclinables.

[modifier] Les pronoms personnels

... directs et indirect.

Les pronoms personnels (comme les autres pronoms) ont les mêmes cas de déclinaisons que les noms, à savoir -es, -en & -ev, avec un -R au pluriel pour le nominatif et un E pour les autres cas.

et les pronoms possessifs.
  • Le pronom personnel indirect est une spécificité de la langue aneuvienne, il traduit les pronoms possessifs quand la possession n'est pas effective.

Tous les pronoms personnels sont clitiques, comme...

[modifier] les pronoms possessifs

Sont la réplique exacte, version déclinable, des adjectifs correspondants, peuvent être précédés d'un article :

[modifier] Fichier:Def.png L'adjectif qualificatif

Lequel qualifie de nom (ou le pronom), et à ce titre, il s'accorde en nombre avec celui auquel il est en rapport (épithète ou attribut). Il n'y a pas d'accord de genre :

da • ryln; ka • ryln = il est beau ; elle est belle.

Le comparatif est calqué sur celui des langues germaniques (en -er), à cette différence qu'il est utilisé dans tous les types de comparatif :

a minus pœṅler = il est moins profond.

Le superlatif (relatif ou absolu) s'obtient en mettant un -T derrière le comparatif. Les irrégularités sont rares, mais elles existent :

remmer, lort, blùr, klàrt = plus grand, le (la) meilleur(e), plus bleu, le(la) plus clair(e). Certains adjectifs, comme trnaṅkular (triangulaire) ou aψòlunt (absolu) n'ont ni comparatif, ni superlatif.

[modifier] Fichier:Def.png L'adverbe

L'adverbe est à l'adjectif, au verbe ou à un autre adverbe ce que l'adjectif qualificatif est au nom. Il n'est pas variable en nombre, cependant, il varie en degré dans les mêmes conditions que l'adjectif : minus tempaser = moins longtemps.

[modifier] Fichier:Def.png Le verbe

Le verbe est l'autre pièce maîtresse de la phrase aneuvienne. La conjugaison, sans être aussi simple que celle de l'espéranto, de l'uropi ou de l'elko, par exemple, n'est pas insurmontable, puisqu'à l'indicatif et à l'impératif, il ne varie qu'en nombre et en temps (présent, passé & prétérit ; au subjonctif, à l'infinitif et au participe, il ne varie qu'en temps, et que tous les temps autres que ceux mentionnés ci-dessus (à savoir : l'imparfait, les futurs, le passé immédiat & certains temps relatifs), ainsi que le mode conditionnel, sont obtenus à l'aide de particules placées devant[6].

Les voix (hors de la voix active) sont également représentées par des particules : cem, dem & aṁb, respectivement pour les voix passive, pronominale et réciproque. Celles-ci sont placées le plus proches possibles du sujet. Toutefois, certains types de phrases les en éloignent :

Da mir dev cem gel nep aṅt vrjesdaw = Il ne devra pas se lever avant vendredi.

La particule ep est presque aussi importante que les verbes eux-mêmes puisqu'elle est utilisée à la tournure interrogative et dans deux types de phrases affirmatives.

Le mode subjonctif est presque aussi important que l'indicatif, même s'il lui manque le prétérit[7], que la conjugaison pour chaque temps est invariable et que pour un grand nombre de verbes, le présent est homophone (voire homonyme au singulier) au présent. Les autres verbes, notamment les très nombreux verbes en -en rappellent son existence. Les flexions du subjonctif sont utilisées pour le conditionnel de souhait, de regret, d'opposition (aṅktet = même si) et au passé.

Le radical du subjonctif passé sert à l'obtention de l'impératif : remplacement du A final par un T et retour de l'accent et, éventuellement de la voyelle longue dans le radical : gœnes → gunésa → gœnest. L'impératif est largement plus employé qu'en français, puisqu'on le trouve notamment lorsqu'on doit traduire "devoir" pour une obligation ponctuelle, même dans une proposition subordonnée, même à la tournure interrogative :

Quav ep o dikta tep eg midit àr mypàxe = Où as-tu dit que je doive mettre les colis.

On trouve également une version courtoise de l'impératif, avec la particule kjas, celle qui sert à transformer un subjonctif (ou un indicatif) en conditionnel :

Or kjas klosent à tœrs postek dem = Veuillez fermer la porte derrière vous.
Kjas plaċit ors = S'il vous plait.

On n'utilisera pas le subjonctif pour exprimer un ordre, mais bien l'impératif, quelle que soit la personne concernée :

Ar dem pùzete = Qu'ils s'en aillent (c'est un ordre)
(tep) ar dem pùz aurait signifié "qu'ils s'en aillent" (puisqu'ils le veulent).



  1. Ancien nom : l'Atelier philologique ; l'adjectif a disparu.
  2. /ps/. Toutefois, l'aneuvien y ajoute le digramme ΨH, pour le phonème /pʃ/, comme dans "pschitt".
  3. Toutefois, cette "lettre instable" a des règles plus rigoureuse qu'en français, où on trouve des mots comme "asexué" ou "transistor" qui fait mentir la règle du S (/z/) intervocalique.
  4. Et pas seulement SVO : le complément circonstanciel est (sauf artifice, comme l'emphase) également concerné.
  5. vouvoiement
  6. Entre le sujet et le verbe pour la tournure affirmative, devant le sujet, pour l'interrogative.
  7. Cependant, comme en castillan et en portugais, il dispose du futur.
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