Le Lakeland Terrier

 

Le Lakeland terrier fait partie du troisième groupe.

Dates clé :

1921, rédaction du 1er standard

1931, reconnaissance officielle de la race Lakeland Terrier par le Kennel club

Il présente beaucoup de similitudes avec son cousin l’Airedale. Il est plus petit et toise de 34 à 37 cm, pour un poids variant de 6,8kg à 7,7kg.

Donc c’est un chien d’un gabarit très logeable et est plutôt rare tant en France qu’à l’étranger. 68 inscriptions au LOF (livre d’origine française) pour l’année 2000.

C’est Mme Accarie Lisselotte qui commença l’élevage de Lakeland Terrier (élevage des diables de Crau), en 1973 , en France.

Le seul point faible du Lakeland au demeurant de santé solide (parce que pas encore surproduit) tient à la reproduction.

La race étant créée à partir de terriers divers, dont le Border, le Fox à poil dur et le Welch. Les chiots sont parfois gros et peux nombreux. Malgré cette difficulté, ce rare mais charmant compagnon semble assez prisé et les demandes à la SCC (société centrale canine) dépassent les naissances.

Le Terrier traquait autrefois le renard sur la côte anglaise Nord occidentale. Il part aujourd’hui à la chasse aux  câlins et aime prêter main forte aux bambins quand vient le temps des jeux.

Pour son éducation, il faut savoir se faire respecter. Il n’est pas toujours coopératif : c'est-à-dire je viens vite mais lentement à l’appel.

Vif, il deviendra remuant si l’on néglige ses promenades. Plutôt une longue que deux petites.

Elégant et compact, ce gentleman canin se révèle d’une agilité et d’une vivacité surprenantes.

Etant originaire de l’Angleterre, son nom l’indique clairement, il est originaire de la région des lacs (Lakedistrict) située près de la frontière écossaise dans les anciens comtés du cumberland et de westmorland.

A l’appui de tous les croisements, pour avoir ce Lakeland, il y a aussi du Bedlington. On peut citer par exemple l’observation dans certaines portées de chiots de Lakeland présentant un toupet de poil sur le crâne, caractéristique du Bedlington.

On peut supposer le recours au fox terrier à poil dur, qui a pu donner plus d’homogénéité au Lakeland.

Il y avait aussi du Wippet, qui a par ailleurs achevé d’affiner ses lignes.

Ce fût seulement dans les années 1928-1930 que le Lakeland commença à descendre dans le Sud de l’Angleterre, et à s’y montrer dans les expositions.

Petit à petit, le Lakeland se fit une place parmi les chiens, et ce « petit dernier » devint, après la seconde guerre mondiale, la coqueluche des « handlers » professionnels.

Voilà qu’un représentant de la race se trouva soudain reproduit dans tous les quotidiens. Un certain lundi de février 1967, la télévision retransmit pour des millions de spectateurs la cérémonie ou l’on voyait un petit terrier très fier à côté d’une coupe gigantesque aux formes tarabiscotées. Le Lakeland Terrier avait remporté le titre tant envié de Best in Show à l’exposition de Cruft. Il s’agissait de Stingray of Derryabah, qui n’était certes pas un néophyte, puisqu’il avait acquis son titre de champion trois ans au paravent.

Le Lakeland est un terrier plein d’allant, comme tout terrier de ce nom, se plait aussi en ville s’il peut bénéficier d’un peu de liberté et d’activité à défaut de jardin.

Il n’encombre jamais, avec ses 37cm maximum au garrot.

Une fréquentation assidue aux expositions a rendu ce chien tout à fait conciliant. Il est devenu un terrier pondéré… Aussi étonnant que cela puisse paraître, si l’on est capable d’un minimum de fermeté, il se montre un excellent chien de famille au caractère bien équilibré et ne suscitant jamais de problème.

Sous ses airs crânes, il est très attaché à ses maîtres et répugne à s’en éloigner ou à s’en trouver inopinément séparé.

Ce chien est aussi le compagnon rêvé de ceux qui peuvent l’associer à leur vie, soit parce qu’ils restent chez eux, soit parce qu’ils ont la possibilité de l’emmener partout.

D’une rare vigueur physique, les plus longues promenades en forêt ne pourraient venir à bout de son endurance. Ses capacités de travail sont peu utilisées actuellement. Pourtant les spécialistes s’accordent à dire que sa robuste constitution pourrait être utilisée à ses rôles originels, où sa tâche principale a été de chasser, traquer le renard. Il a été parfois utilisé dans la poursuite de la loutre, et il a fait un lapinier très apprécié.

Il ne faut pas cacher que son toilettage est l’affaire d’un spécialiste, qui saura conserver à ce chien son allure compacte mais habillé d’un costume et bien coupé. Le Lakeland correspond tout à fait à notre mode actuel. Ses propriétaires potentiels ne devraient donc pas se recruter seulement parmi  les connaisseurs avertis.

Aspect général du Lakeland : apte au travail, prompt et bien proportionné, compact.

Comportement gai et intrépide, expression de vivacité, rapidité de mouvement, toujours en éveil, hardi, amical et sur de lui.

Poil très dur, résistant aux intempéries, dur avec un beau sous poil.

Couleurs : noir et feu, bleu et feu, rouge froment, rouge grisonné, marron (foie), bleu ou noir. De petites touches de blanc aux pieds et au poitrail sont admises.