Crise de la monarchie nepegarienne

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La crise de la monarchie nepegarienne a eu lieu au Nepegaro durant les années 1368 et 1369 (calendrier neginien)[1]. Elle trouve ses origines dans l'impopularité du roi du l'époque, Frédéric II, qui amène une partie de la population à vouloir un changement de régime politique (vers la république). L'opinion est très divisée, et cela se répercute au Mitral.

La monarchie survivra à cette crise, mais au prix de l'abdication du roi, de deux dissolutions du Mitral, et d'une crise politique qui a duré deux ans.

Sommaire

Contexte

XVIIIe législature du Mitral.

Durant les années 1363 - 1368, la XVIIIe législature siège au Mitral. La majorité d'alors est "de droite", qui possède 170 députés sur 325[2]. Il faut y ajouter 15 députés radicaux (sur 20)[3], qui sont une formation de centre(-droit) et qui s'allie traditionnellement avec les deux groupes de la droite (Républicains et Traditionalistes).

Le détail de la composition du Mitral lors de cette législature est disponible sur la page de la XVIIIème législature du Mitral.

Le roi de l'époque est Frédéric II. Il est impopulaire (impliqué dans des scandales de corruption ou de détournement de Dokélos en masse, ce qui est très mal vu par la population).

Les républicains, par contre, sont très populaires (94 sièges). Ceux-ci, comme l'indique leur nom, souhaitent la fin de la monarchie. Dans une certaine mesure, les progressistes (gauche) et les radicaux (centre) sont aussi contre la monarchie. Ces trois groupes parlementaires se retrouvent ainsi dans l'idée de la république.

Le référendum raté et la première dissolution

L'alliance républicains-radicaux-progressistes soumet au Mitral une proposition, afin de déterminer si un référendum doit être organisé pour mettre, tout simplement, fin à la monarchie. Le vote a lieu quelques jours plus tard. Le résultat est de 162 oui, 162 non et d'une abstention. C'est donc parfaite égalité, même après de nombreux recomptages. D'après la constitution, le roi doit trancher. Il refuse alors d'appliquer cette résolution et donc de mettre en place le référendum ; il met en avant que 4 ans après son élection, l'assemblée ne représente plus vraiment le peuple !

La coalition veut mettre en place quand même le référendum. Une polémique importante, lancée par les radicaux, se déclenche en même temps, selon laquelle le roi aurait corrompu certains députés, en particulier des progressistes divisés, afin de voter contre. Des révoltes populaires se déclenchent ; les manifestants demandent un référendum, et même pour certains la fin de la monarchie. Le parlement vote un texte condamnant le roi, qui est voté par toute l'assemblée, si l'on excepte les royalistes.

Le roi réagit en dissolvant le parlement et en convoquant de nouvelles élections (il espère ainsi écarter les républicains du pouvoir). Les manifestants sont de plus en plus nombreux, mais les parlementaires de droite, certains de renouveler leur majorité, acceptent la dissolution malgré tout. Les manifestations se calment suite à un appel au calme des républicains.

Les élections de 1368

XIXe législature du Mitral.

Les élections ont lieu. Sur 325 sièges :

  • la droite en a à peine 150
  • les radicaux 16
  • la gauche en a donc 159.

La droite et les radicaux souhaitent donc s'allier à nouveau. Ils semblent avoir la majorité, à trois sièges près. L'assemblée est donc très divisée, et est le reflet d'une opinion qui l'est tout autant.

Pour le détail de la composition du Mitral lors de cette législature, voir la page de la XIXème législature du Mitral.

Le détail montre en fait que droite = majorité parlementaire est faux :

  • les nationalistes (4) ne font en fait pas partie de la coalition, bien qu'ils votent certaines lois avec elle.
  • les 4 députés animistes, qui font partie des radicaux, non plus, bien qu'on leur ait proposé de la rejoindre.

ce qui ferait donc un gouvernement minoritaire pour la droite.

La gauche, si l'on compte les animistes, a en fait 163 sièges, ce qui la fait majoritaire d'un siège ! Elle propose alors de désigner un premier ministre de ses rangs... La droite et les radicaux refusent, et la formation d'un gouvernement est donc totalement bloquée. En effet, certains anarchistes ne votent jamais lors de la désignation du premier ministre, considérant que l'idée même d'un gouvernement de quelques hommes est contraire à leurs idaux... ce qui met la gauche elle aussi en minorité ! La gauche propose un premier ministre animiste afin de former une coalition très hétéroclite, mais les autres centristes refusent à nouveau. Les 4 animistes claquent la porte des radicaux et s'en vont avec les écologistes, qui sont proches (naissance de la formation "Écologistes-Animistes").

Aucune majorité traditionnelle ne semble donc possible.

La mise en place d'une majorité alternative et son échec

Après plus de 70 jours de blocage et d'interminables débats, une autre majorité se met finalement en place : celle des pros-république. En effet, 87 républicains + 12 centristes + 4 animistes 65 progressistes = 168 députés > 162. Un premier ministre républicain est donc désigné par cette majorité, à 163 contre 160 voix et deux absentions (les animistes ne rejoignent finalement pas la coalition). Le second du gouvernement est progressiste, et les centristes obtiennent aussi plusieurs ministères.

Cette majorité se réunit donc autour de l'idée de la république. Entre temps, les esprits se sont quelque peu calmés, et la coalition se donne une année pour enrichir ses idées sur le futur régime.

Cependant, la situation va vite devenir ingouvernable. La coalition, regroupant des opinions très diverses, ne réussit pas à se mettre d'accord sur de très nombreux sujets, notamment sociaux et économiques. Il en résulte des lois qui demandent des mois à s'élaborer, et lorsqu'il arrive que la majorité soit réunie autour d'un texte, le parlement lui le rejette. On se retrouve avec une situation digne de la IVe république en France !

En début d'année 1369, les parlementaires de la majorité publient leurs réflexions sur la future république. À nouveau le parlement doit se prononcer sur un référendum, et cette fois-ci il est approuvé par toute la majorité, c'est-à-dire 164 voix contre 161 voix. Deux semaines (= 28 jours) plus tard, lors du vote, les nepegariens refusent de mettre fin à la monarchie à une très faible majorité. À nouveau, on crie au trucage, mais il s'avèrera plus tard que ce ne fut pas le cas.

La coalition des pros-république est donc un échec.

Le putsch et la deuxième dissolution

Deux dirigeants républicains et un dirigeant radical, considérant le vote truqué, organisent un coup d'état contre le roi afin d'amener la république car elle est selon eux légitime. Malgré de nombreux partisans dans l'armée, ce putsch échoue lamentablement, en particulier parce que les gardes du palais sont restés fidèles au roi. Ce dernier reprend la main sur l'armée, en excluant du pays (!) les généraux qui avaient rallié le coup d'état, et il emprisonne les 3 dirigeants à vie. Il dissout à nouveau le parlement.

Cette deuxième dissolution va provoquer un mécontentement très important de la population, en particulier urbaine. Un nouveau coup d'état, voire une révolution, est à craindre. La plus grosse journée de ces manifestations va réunir environ 3,5 millions de personnes à travers le Nepegaro, ce qui n'a jamais été vu auparavant. Dans certaines villes, des partisans acharnés de la monarchie déclenchent des combats avec les manifestants. La situation devient encore plus critique.

Un nouveau roi

Finalement, après 22 jours interminables, le roi est raisonné, et il est contraint à abdiquer. Il désigne comme successeur un neveu qui est relativement populaire et qui apparaît irréprochable moralement, Romuald, âgé d'à peine 18 ans[4]. Le fils de Frederiko II, successeur légitime, était en effet impliqué lui aussi dans des scandales de corruption...

Le nouveau roi maintient la dissolution et en appelle au calme. Puisque le roi corrompu est parti, la tension redescend rapidement, et le pays retrouve son calme, quoique les manifestations des partisans de la république se poursuivent.

Épilogue

XXe législature du Mitral.

La date des élections est annoncée : 5 et 19 du Papillon 1369. Celles-ci vont amener le retour de la gauche au pouvoir, poursuivant ainsi la tendance observée lors des élections de l'année précédente. Celle-ci a une majorité assez faible (53% des sièges) mais suffisante pour gouverner. Les royalistes sont de loin le groupe le plus représenté. Les radicaux ont eux fusionné avec les républicains. Malgré cela, les Républicains connaissent une sévère défaite ; les voix qu'ils ont perdues sont surtout parties chez les Traditionnalistes.

De leurs côté, les Royalistes s'appellent désormais les Royalistes - Démocrates. Le coup d'état a en effet effrayé certains Royalistes attachés à aucun parti, qui ont fondé un parti qui a pour but premier « la préservation voire le renforcement de la démocratie nepegarienne ». Les progressistes, eux, se sont désolidarisés de l'idée de la république ("dans l'immédiat") après le putsch, ce qui leur a épargné une grosse défaite aux législatives.

Pour le détail de la composition du Mitral lors de cette législature, voir la page de la XXème législature du Mitral.

Notes

  1. Toutes les dates dans cet articles sont exprimées par rapport au calendrier neginien.
  2. Le nombre de sièges du Mitral est passé de 308 à 325 sièges au début de la XVIIIe législature
  3. Les animistes, de centre-gauche, étaient à l'époque dans le groupe des radicaux. Ils ne participent pas à la coalition.
  4. La majorité légale est de 16 ans au Nepegaro.

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