Discuter:Le heaume d'Ægis : Le créatif (S1E1)

De Wikiaegis.

Version 1 :

Aux origines du temps n'existait ni matière, ni vie.

Aucune couleur n'irisait ce désert de ténèbres, aucun son n'animait cette atmosphère de désolation.

Le silence absolu régnait. Il était si dense que la notion même de temps paraissait hors propos. Rien ne pouvait y naître, s'épanouir ou mourir. Pourquoi donc parler de temps, puisqu'il n'y aurait rien pour le marquer de son oeuvre.

Mais ce néant ne l'était qu'en apparence. L'énergie noire et intense qui s'en émanait ne demandait qu'à s'y exprimer, et y dévoiler tout son potentiel. La tension et l'envie de se révéler aurait été palpable pour quiconque aurait été témoin de ce spectacle à la fois si étrange et si fascinant.

On devinait que quelque chose se préparait, à l'image d'une foule attendant dans le noir que le rideau s'ouvre sur un décor de théâtre somptueux.

Il y régnait une ambiance électrique. L'énergie impalpable du néant se chargeait peu à peu, la tension montait de manière exponentielle. Puis, ... rien. Au moment ou l'on aurait pu s'attendre à une ouverture de rideaux spectaculaire rien ne se produisit. L'absence de temps y était sans doute pour quelque chose, car elle aurait fait perdre ses repères à n'importe qui.

L'instant semblait suspendu entre deux éternités.

Puis, finalement, dans une explosion considérable naquit la quintessence.

La quintessence se présentait alors comme une sphère de lumière gigantesque, à l'image du plus gros de nos soleils. Mais, seule au milieu du néant, la quintessence ne pouvait se comparer à nulle autre chose car elle demeurait isolée au milieu de cet infini qu'elle éclairait de ses rayons.

La quintessence était une sorte de sphère de perfection, d’œuf primordial contenant tout le devenir de l'univers. En elle demeurait à la fois la matière et l'esprit, le temps et la conscience. Tout était là, en son sein. Dans cette soupe primordiale (?) tous les éléments étaient présents mais n'étaient pas encore mis en place sur l'échiquier de la vie.

Progressivement, la surface de cette sphère ardente se couvrait d'une croûte. Cela faisait penser à la lave qui se solidifie après avoir été exposée aux températures froides.

Bientôt la sphère entière de la quintessence était recouverte de cette peau épaisse qui dissimulait peu à peu la clarté de ce soleil primitif.

Mais, tout œuf est destiné un jour à libérer de sa coquille l'être en devenir qui réside en son sein. La quintessence ne fait pas exception. La surface se mit alors à se fissurer. D'abord légèrement puis tellement que des fissures sortaient à nouveaux les rayons de lumière.

Le temps de l'unité vit ses derniers instants...

Car, de l'unité rien de peut advenir. De la perfection, rien ne peut être amélioré. La destruction est donc nécessaire à toute construction.

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