Iluatnu

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Alphabet de l'Iluatnu

Sommaire

Histoire

Iluatnu (la divine prière) est la langue utilisé dans l'univers du tonnerre.

Elle fut crée par les Rubûmahrû à l'aube des temps. Ce n'est pas une idéolangue (langue imaginaire) mais l'Iluatnu est un mélange des langues mésopotamiennes (akkadien, sumérien, babylonien).

Prononciation

  • les "r" sont roulé sauf lorsque deux "r" se suivent
  • les "s" sont prononcé comme la lettre française
  • les "u" sont prononcé "ou"
  • les "ù" sont prononcé "u"
  • les lettres surmonté de "^" sont longues

Morphologie

Les racines

Les mots, adjectifs et verbes akkadiens sont formés à la base par des racines consonantiques, dans leur immense majorité trilitères. On les représente par les consonnes les constituant : PRS, ŠPR, NDN, etc. Il existe quelques racines dites faibles, qui comptent une ou deux semi-consonnes (aleph, waw ou yod), ou bien une voyelle longue dans leur racine : ’LK, (W)BL, KūN, etc.

En akkadien, la racine servant de paradigme, surtout pour les verbes, est PRS, qui signifie « trancher », « décider ».

Noms

L’akkadien a simplement deux genres : le masculin, et le féminin, distingué par le morphème –(a)t- ajouté à la racine, comme dans la plupart des langues sémitiques et afro-asiatiques. Trois nombres coexistent : singulier, pluriel, et duel (peu usité). Il existe trois cas différents : nominatif, marqué par une terminaison en –u(m), l’accusatif –a(m) et le génitif (qui a aussi une valeur de datif) –i(m). Au pluriel, ces deux derniers ne forment qu’un seul cas, dit oblique.

Les noms ont aussi un état construit, qui consiste généralement en la chute de la désinence casuelle, et qui sert à introduire un génitif direct (le génitif indirect étant introduit par la préposition ša) : šar mati(m) = šarru(m) ša mati(m) = « le roi du pays ».

Adjectifs

Ils se trouvent généralement après le mot ou groupe de mots qu’ils déterminent. Ils se comportent comme des substantifs, et ont les mêmes genre, nombre et cas que ce qu’ils qualifient. Cependant, la déclinaison de l'adjectif diffère de celle du nom au niveau du masculin pluriel (-ūtum, -ūtim).

Verbes

L’akkadien ne distingue en principe que l’aspect des verbes (accompli ou inaccompli), et non le temps (passé, présent, futur). On distingue donc l’état d’accomplissement d’un action, selon si elle est finie (accompli) ou qu’elle est en train de se produire ou qu’elle n’a pas encore eu lieu (inaccompli). L’accompli correspond donc en français au plus-que-parfait, passé composé et futur antérieur (respectivement accompli du passé, du présent et du futur), tandis que l’inaccompli correspond au présent de l’indicatif, au passé simple et au futur simple (inaccomplis du passé, du présent, et du futur).

Les autres formes verbales courantes sont l’impératif, le perfectif/parfait (indiquant une action consécutive à une autre), le précatif/cohortatif (indiquant un souhait), le statif (action qui dure, état permanent). Les formes infinitives et participe sont des substantifs formés sur la racine verbale.

La personne est marquée par un préfixe, et parfois un suffixe :

1è sg. : a- 2è m. sg. : ta- 2è f. sg. : ta-(V)-ī 3è m. sg. : i- 3è f. sg. : ta- 1è pl. : ni- 2è pl. : ta-(V)-ā 3è m. pl. : i-(V)-ū 3è f. pl. : i-(V)-ā Voici un tableau de conjugaison de base ; les formes conjuguées sont à la troisième personne masculin singulier :

accompli : iPRuS inaccompli : iPaRRaS parfait : iPtaRaS impératif : PuRuS statif : PaRiS précatif : liPRuS infinitif : PaRāS-u(m) participe : PaRīS-u(m)

Comme les autres langues sémitiques, le verbe akkadien se conjugue selon trois systèmes :

le système G (Grundstamm), ou système I, conjugaison de base le système D (Doppelungstamm), ou système II, un emphatique et un factitif ; il est marqué par un redoublement de la deuxième consonne de la racine, et des préfixes avec une voyelle u : accompli uPaRRiS le système Š, ou système III, qui est un causatif ; on ajoute un infixe constitué d’un –š- après le préfixe personnel, qui sont composés d’une voyelle u : accompli ušaPRis le système N ou système IV, le passif du système G/I ; on ajoute un infixe –n- après le préfixe personnel, qui disparaît souvent phonétiquement : accompli *inPaRuS>iPPaRuS

Pronoms

On distingue deux types de pronoms personnels : indépendants et dépendants (ou enclitiques). Ils se déclinent comme les noms selon trois cas.

Pronoms indépendants nominatif :

  • 1er personne: singulier: anâku/ pluriel: Nînu
  • 2ème personne (m): singulier: atta/ pluriel: attunu
  • 2ème personne (f): singulier: atti/ pluriel: attina
  • 3ème personne(m): singulier: shû/ pluriel: shunu
  • 3ème personne(f): singulier: shî/ pluriel: shina

Syntaxe

À la différence des autres langues sémitiques qui ont une syntaxe en SVO (sujet puis verbe puis complément d'objet), l’akkadien a une syntaxe en SOV, du fait de l’influence du sumérien. Parmi l’objet, le complément direct (accusatif) précède le complément indirect (datif/génitif). Les propositions subordonnées sont généralement introduites par un pronom (souvent ša = « qui », « que »), et leur verbe se termine par un préfixe spécifique, -u en babylonien, –ni en assyrien.

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