Journal de bord du capitaine Colloba

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Cette chronique présente le Journal de bord du capitaine Colloba [1], envoyé par le roi du Nepegaro découvrir de nouvelles terres à l'ouest ; celui-ci, ayant trouvé de l'intérêt à découvrir Negina, relance l'exploration maritime et terrestre. Au Nepegaro, la technologie maritime est similaire à celle du XVIe ou XVIIe siècles en Europe. Cette expédition eut lieu en 1378 (calendrier neginien).

La flotte comprend 4 frégates royales, environ 270 jours de vivres (soit 9 mois), 300 jours d'eau potable et un équipage de 150 hommes. Armes et munitions font partie des objets embarqués.


Sommaire

Le départ

  • 11 juin 2006 : Aujourd'hui est le grand jour, celui du départ. Nous sommes tous prêts. Nous partons de Port-aux-Flottes [2]. Le roi, ses ministres, et une foule considérable de gens sont là pour assister à notre embarquement et nous souhaiter bon vent. J'espère trouver de nouvelles terres pour les coloniser et faire connaissance avec d'autres peuples, etc.
    Nous quittons le port à 13h15, cap vers l'ouest. Le temps est magnifique, le courant est favorable. Prions pour que les dieux soient cléments ![3] Mon navire est Alpha, c'est-à-dire le numéro 1.

Le début du voyage : Du port à Nêvêla

  • 12 juin : Ràs [4]. Il fait encore beau.
  • 13 juin : Nous changeons de cap pour nous diriger vers le sud-ouest, détour obligé si nous voulons suivre le courant. Ceci nous amènera près de l'Île dite Nouvelle (elle ne possède pas de nom officiel), découverte il y a maintenant 175 ans. Cela nous permettra d'avoir plus d'informations dessus, et peut-être même que nous pourrons nous ravitailler un peu ; nous prendrons contact avec les indigènes. J'estime l'arrivée dans 7 ou 8 jours. Le ciel se couvre de plus en plus, le vent se lève, mais reste plutôt favorable pour le moment.
  • 14 et 15 juin : Pluie, vent de nordet [5] et donc favorable. Ciel se dégageant le soir du 15 et vent tombant.
  • 16, 17 et 18 juin : Ràs ; beau temps.
  • 19 juin : Le vent se lève à nouveau, et nous fait dévier de notre direction, inévitablement vers le sud.
  • 20 juin : Pluies fortes, nous devons nous arrêter à cause du mauvais vent. Quand cela va-t-il s'arrêter ?
  • 21 juin : Le vent tombe en matinée, et celosa brille à nouveau. Ceci est une bonne nouvelle en ce jour de solstice !
  • 22 juin : Après plus de 11 jours, nous arrivons enfin à l'île promise. J'y accoste en matinée avec certains membres de l'équipage, tandis que d'autres font le tour de l'île et la cartographie. Je nomme cette île Nêvêla. Les indigènes sont pacifiques, et nous accueillent avec joie. Je ne comprends pas leur langue, mais par chance, il y a un interprète parmi eux. Leur chef m'invite, avec quelques hommes, à visiter leur village : j'accepte avec plaisir. Nous rencontrons également de petits êtres bleus bien curieux...
  • 23 juin : On est bien vite à l'aise ici, mais nous devons repartir. Grâce au troc, nous acquérons quelques vivres supplémentaires auprès des indigènes, en échange de bibelots et d'objets typiques du Nepegaro. Nous embarquons deux indigènes qui voulaient absolument venir avec nous. Mes cartographes sont revenus, ils ont fait leur travail. Le courant se dirige désormais vers l'ouest, c'est donc dans cette direction que nous allons.

Mer à perte de vue

  • 24 juin : Temps lumineux, qui je l'espère devrait durer pendant quelques temps. Les indigènes commencent l'apprentissage de notre langue (et nous celle de la leur !), de l'écriture et de la lecture.
  • 25 au 29 juin : Ràs ; temps peu changeant par rapport au 24...
  • 30 juin : En ce dernier jour du sixième mois, nous avons quelques gouttes.
Juillet 
  • 1er juillet : Quelques souris posant problèmes ont été tuées sur l'une de nos frégates. Couvert.
  • 2 juillet : Ciel nuageux ; le vent se lève et nous est favorable, il est temps de hisser les voiles à nouveau !
  • 3 et 4 juillet : Ràs.
  • 5 juillet : Avec quelques hommes, dont les astronomes, j'ai pu admirer un superbe rapprochement planétaire en fin de nuit ; belle journée.
  • 6 juillet : Le vent cesse, le ciel se couvre et devient menaçant : ce n'est pas très rassurant...
  • 7 juillet : Pluie forte, mais pas de vent. Nous devons nous arrêter.
  • 8 juillet : Après une accalmie, ce qui pouvait arriver de pire est arrivé : une tempête s'abat sur nous !!! Nous avons dû nous réfugier dans les cales ou dans les cabines ; par chance, pas de dommages. Vent qui pousse les navire hors de la route, vers le NO.
  • 9 juillet : La souffle [6] s'est calmée. Pluie modérée tout la journée.
  • 10 juillet : Le suet [7] n'est plus, mais nous devons partir vers le SO si nous souhaitons retrouver notre route. Pluie faible.
  • 11 au 15 juillet : Ràs si ce n'est que le temps est variable. Nous retrouvons approximativement notre route dans le courant du 14, puis direction O à nouveau.
  • 16 juillet : Terre en vue ! Ce n'est certes qu'un minuscule îlot perdu, mais l'effet psychologique est considérable ! Rien d'intéressant là-bas.
  • 20 juillet : Trois de nos marins sont tombés malades sur le navire n°2. Espérons que le mal n'est pas contagieux.
  • 22 juillet : Un peu de pluie ; les marins sont toujours malades, mais aucun autre n'a eu la maladie.
  • 25 juillet : Après deux belles journées, de la bruine épaisse tombe, la visibilité est réduite à néant. Les frégates sont au ralenti.
  • 26 juillet : Un membre de l'équipage me fait remarquer que nous commençons à dévier ; nous corrigeons donc le cap vers le SO. La bruine ne veut pas s'arrêter.
  • 29 juillet : Nous n'arrivons plus à tenir le cap. Après une tentative ratée (nous allions alors vers l'est !) nous faisons tomber les voiles. La bruine tombe toujours !
  • 31 jullet : À la faveur d'un léger vent, la bruine est moins épaisse et nous avons finalement retrouvé le bon cap, vers l'ouest !
Août 
  • 1er août : La bruine a enfin cessé ! Le vent, d"sormais assez fort, est favorable, celosa brille enfin !
  • 3 août : Nous apercevons des mouettes dans le ciel. Un signe ?
  • 4 août : Matinée très fraîche. Celosa brille sans partage. La frégate Gamma [8] a des difficultés de stabilité, la situation est alarmante. À suivre...
  • 6 août : Situation catastrophique pour Gamma, qui menace de couler. Nous nous résignons à l'abandonner, et ses membres sont répartis sur les trois autres frégates. Nous ignorons d'où vient le problème. Journée chaude, au ciel se couvrant, le vent tombe.
  • 8 août : Encore des mouettes, le vent se lève et change de direction. L'espoir renaît.
  • 10 août : Petit orage en matinée, celosa le soir.
  • 13 août : Un végétal flotte sur l'eau ! La côte serait-elle proche ?
  • 14 août : Fort orage, avec pluie violente et de grosses rafales. Nous devons nous arrêter. Par chance, pas de dégâts à signaler.

La découverte et l'exploration de Palmaterra

  • 15 août : Vers 16h, enfin une TERRE EN VUE ! Immense joie à bord ! C'est une terres boisée, qui est plate au premier plan puis qui s'élève en regardant vers l'horizon. Les arbres sont exotiques, leurs feuilles sont palmées. Il ne semble pas y avoir de présence humaine, nous débarquons demain...
  • 16 août : À 10h30, je pose pied à terre en premier, suivi de mes autres compagnons. Je plante le drapeau du Nepegaro en guise de symbole. Je baptise cette terre Palmaterra à cause de ses arbres.
  • 17 août : Avec une équipe, je pars explorer l'intérieur de l'île. Palmaterra est un amas de forêts qui sont peu communes au Royaume[9], Royaume que l'on croyait bien fort commun à tout Negina. En cours de journée, nous nous heurtons à une forte pente qui nous amène sur sur un plateau essentiellement herbeux, aux températures plus supportables et à l'air plus sec. Alors que nous continuions notre progression, un gros village indien se profile. Ils résident dans des maisons d'un bois curieux, qui avait été cependant rencontré plus bas. Après concertation, il fût décidé que nous devions leur parler. Comment nous accueilleraient-ils ? Connaissent-ils l'elko ? Possèdent-ils des technologies et/ou des ressources inconnues du Royaume ? Le temps de prendre une décision, nous passons la nuit dans un petit bois qui se démarque bien dans ce plat pays.
    Pendant ce temps, une autre équipe (avec notamment les cartographes qui ne sont pas venus avec moi) longe la côte palmaterraine, pour savoir s'il s'agit d'un véritable continent ou d'une île isolée.
  • 18 août : Levés dès l'aube, nous marchons vers ce village. Lorsque que les autochtones nous virent, ils se mirent à parler dans un langage complètement inconnu à notre ouïe. Leur chef, facilement identifiable parce que richement vêtu, s'approche de nous et s'adresse à nous :
    « Hei seilo ! »[10]
    C'était de l'elko ! Nous engageons alors une discussion[11] :
    « Vous semblez bien étranges, dit le chef, d'où venez-vous, et que faites-vous ici ?
    — Bonjour, monsieur, saluai-je. Je suppose que vous êtes le dirigeant de ce pays ? Nous venons d'un royaume qui se situe de l'autre côté de l'Océan, nous avons été sollicités par notre roi pour une exploration, et nous avons trouvé votre pays. Nous venons en paix. Je m'appelle Colloba, ; qui êtes-vous ?
    — Très bien, alors... mon nom est Granchef[12], je suis le dirigeant des Plebampi[13]. Ces plaines (nous ne faisons pas de différence avec ce que vous appelez "plateau") sont notre résidence, elles offrent notre nourriture, notre bois, elle est sacrée pour notre peuple !
    — Je vois, ajoutai-je, mais est-ce que cette terre est une île ? Êtes-vous le seul peuple de Palmaterra ?
    — Oui, c'est effectivement une île, une grande île. Par contre, nos peuples se comptent comme le nombre de nos forêts, et les dieux savent très bien qu'elles existent en nombre ! Palmaterra est le nom que vous donnez à l'île ?
    — C'est effectivement le nom que nous lui donnons. Notre équipe souhaiterait explorer la plaine, est-ce possible ?
    — Oui, tant que les intentions sont pacifiques ! Je peux même vous fournir des guides, se motiva-t-il ! Mais vous partirez demain, restez un peu ici.
    — Parfait, grand merci à vous ! Salut !
    — Salut !, finit-il. »
    C'est ainsi que nous passions la nuit dans ce village...
  • 19 août : Tout le monde se lève en milieu de matinée. Nous partons explorer les environs ; les guides qui nous accompagnent disent beaucoup de ce qu'ils savent des lieux de ce plateau. Arrivés à son extrémité occidentale, on peut constater un magnifique panorama sur le reste de l'île. Seules deux chaînes de montagnes, l'une au sud, l'autre au nord, cachent ce qui se trouve derrière. On peut apercevoir des habitations plus bas, ce sont celles « d'un peuple dangereux, inculte parce qu'il ne connaît pas la langue universelle et hostile à tout et n'importe quoi, qu'il ne vaut mieux pas côtoyer », nous informèrent les Plebampi qui nous faisaient visiter le plateau. Les cartographes ont du travail, mais ceci en vaut la peine pour la connaissance de notre planète.
    La nuit, qui fut claire, permit aux astronomes d'observer des étoiles situées dans des zones australes inaccessibles depuis nos contrées. Avec eux, toute l'équipe s'amusa à tracer les figures qui semblaient relier ces astres. Nous montrâmes aux autochtones nos figures mais aussi les leurs.
  • 20 août : Il est maintenant temps de partir. J'ai signé avec Granchef un traité de protection mutuelle entre nos deux peuples. Il ajouta qu'il ne voyait pas d'objection à ce que nous nous installions quelque part sur les côtes de Palmaterra, ce qui est une excellente nouvelle ! Chose curieuse, nos guides de la veille ont voulu partir avec nous voir ce qu'est le Nepegaro. Nous les prenons, et repartons vers la côte.
  • 21 août : L'équipe qui a cartographié les côtes est revenue, et me confirme qu'il s'agit bien d'une île. Ils disent avoir rencontré des « barbares répugnants à souhait », qui correspondent au peuple dangereux décrit par les Plebampi. J'explique à mes hommes ce qui s'est passé durant ces quelques jours. Désormais, le cap est remis à l'ouest...

Quelques jours ordinaires en mer

  • 22 et 23 août : Ràs. Temps parfait, chaleur agréable mais pas insupportable, ...
  • 24 août : De la pluie toute la journée. Elle a été tellement forte que nous avons dû nous arrêter pendant de longues heures, toujours accompagnée de son vent.
  • 25 et 26 août : Nous accostons une petite île habitée par une toute petite peuplade que nous n'avons pas essayée de contacter.
  • 27, 28 et 29 août : Ràs.

Un nouveau continent ?

  • 30 août : TERRE !!! Je ne sais pas encore quel nom lui donner. La côte est une forêt luxuriante. Nous débarquons et explorons un peu cette forêt, où nous avons trouvé nombre d'espèces animales et végétales inconnues chez nous, quoique certaines avaient déjà été rencontrées à Palmaterra  ; les deux naturalistes ne cessent de prendre des échantillons ! Nous en profitons pour prendre de bons fruits aussi inconnus mais parfaitement comestibles.
  • 31 août : Nous rembarquons à nouveau et longeons la côte.
Septembre 
  • 1er septembre : La forêt cesse subitement ; des terres cultivables et même des villages apparaissent... Nous décidons de passer la nuit dans nos bateaux.
  • 2 septembre : Nous mettons pied à terre ; les indigènes se ruent curieusement vers nous, nous engageons une discussion (en elko évidemment), malgré des appréhensions bien visibles.

Je réussis à obtenir des informations sur cette terre. Le constat est clair : nous venons très probablement de découvrir un continent ! Nous passons la nuit dans ce petit village.

  • 3 septembre : Les échanges d'informations continuent. Voilà qu'on nous apprend que ce continent possède ses grandes puissances ; nous entendons parler du géant régional, la Burguédie ; et d'autres pays renommés, même si un peu moins puissants, comme la Morélie. Tous ces pays seraient au bord d'une mer située à l'intérieur du continent. Voilà qui est très intéressant !
  • 4 septembre : Nous remercions nos interlocuteurs et certains partent sur mer pour pêcher, tandis que moi, avec une équipe, visitons cette nation autochtone.
  • 5 au 7 septembre : Exploration.
  • 8 septembre : Nous rembarquons sur les navires en nous rejoignant tous à l'extrémité sud de la nation indigène.
  • 9 et 10 septembre : Nous longeons la côte en partant vers le sud.
  • 11 septembre : Un estuaire se présente à nous en fin d'après-midi. Nous décidons de le remonter un peu et débarquons. Nous passons la nuit ici.
  • 12 et 13 septembre : Pas grand-monde par ici, c'est un lieu marécageux. Nous rembarquons le 13 au soir.

Une région riche en îles

  • 14 septembre : Cette fois-ci, nous rentrons au Nepegaro, très satisfaits de nos découvertes ! Cap vers l'est !
  • 15 septembre : Ràs.
  • 16 septembre : Encore une nouvelle terre ! Nous posons rapidement un pied à terre, mais les locaux nous sont hostiles et nous obligent à repartir. C'est une nouvelle île.
  • 17 et 18 septembre : Cap vers le sud.
  • 19 septembre : Nous n'en finissons pas de découvrir des terres ! Encore une ! C'est une île assez petite, nous la longeons simplement. Nous dévions un peu vers le sud-ouest.
  • 21 septembre : Cela devient répétitif, une nouvelle île s'ajoute à la liste... Accostage et discussion avec les indigènes ; nous passons la nuit sur place.
  • 22 au 25 septembre : Rembarquement puis cartographie de cette île en la cernant pendant la navigation. Cap vers le nord, où nous retombons sur la petite île du 16 septembre.
  • 26 septembre : Journée terrible. Une violente tempête s'est abattue sur nous, mais que les dieux soient bénis, il n'y eut aucun dégât matériel et/ou humain. Un débarquement sur l'île nous oblige à ouvrir le feu sur ces sauvages décidément hostiles !
  • 27 septembre : Les locaux ont pris une bonne raclée. Il est temps de repartir définitivement, je l'espère, vers le Nepegaro !
  • 28 septembre : Avec mon État-major, nous pensons à l'éventualité de fonder une ou plusieurs colonie(s) sur ces nombreuses îles. Nous ferons probablement part de cette suggestion au roi et au gouvernement.


Note de l'auteur : Je passe sur le fin de ce voyage, relativement pauvre en évènements. Je finis au retour au Nepegaro.

Le retour !

Octobre 
  • 31 octobre : Nous voici à Port-aux-Flottes. Tout le peuple nous acclame, tels des héros. Sa Majesté est présente. Nous exposons nos très nombreuses découvertes. Le Roi prononce rapidement un discours, où il affirme que notre succès va permettre à l'exploration de devenir une des priorités de sa politique et de celle du pays.


Ce voyage permet notamment d'introduire la région de la Mer Intérieure, à l'opposé du Nepegaro (un mer intérieure avec de nombreux pays autour où l'on trouve beaucoup de guerres...), avec ses grandes puissances (Burguédie, Morélie, Royaumes Médaniques, etc.).

Liens

Notes

  1. Son nom est une déformation très simple de Colomb
  2. Dans la province de Côte Sud-Ouest, c'est la grande ville parmi les 2 visibles sur la carte la plus méridionale
  3. Colloba est très croyant
  4. ràs = Rien à signaler
  5. De nord-est
  6. Mot utilisé par Colloba pour désigner le vent
  7. Vent de sud-est
  8. La troisième
  9. le Nepegaro
  10. Bonjour, étranger !
  11. Traduite en français, surtout parce que l'auteur n'a pas encore le niveau en elko pour la laisser dans la langue d'origine...
  12. Nom traduit en français
  13. Le peuple des plaines. Déformation du latin Plebes campi
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