Le heaume d'Ægis : La difficulté initiale (S1E3)

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Introduction


Le heaume d'Ægis : Aux origines d'un multivers

Le créatif Le réceptif La difficulté initiale La force juvénile L'attente Le conflit L'armée La solidarité Le pouvoir d'apprivoisement du petit La marche La paix La stagnation La communauté avec les hommes Le grand avoir L'humilité L'enthousiasme La suite Le travail sur ce qui est corrompu L'approche La contemplation Mordre au travers La grâce L'éclatement Le retour L'innocence Le pouvoir d'apprivoisement du grand Les commissures des lèvres La prépondérance du grand L'insondable Le feu L'influence La durée La retraite La puissance du grand Le progrès L'obscurcissement de la lumière La famille L'opposition L'obstacle La libération La diminution L'augmentation La percée Venir à la rencontre Le rassemblement La poussée vers le haut L'accablement Le puits La révolution Le chaudron L'ébranlement La montagne Le développement L'épousée L'abondance Le voyageur Le doux Le lac La dispersion La limitation La vérité intérieure La prépondérance du petit Après l'accomplissement Avant l'accomplissement

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Sommaire

Synopsis

La conscience a donné naissance aux esprits et la matière a donné naissance au temps. Dans cet épisode, on y apprend que les esprits sont la seule espèce à pouvoir engendrer la vie, et, on y apprend aussi pourquoi ils l'on fait et à quelle difficulté ils étaient initialement confrontés.

Mythe

   
Classification
 
Format : Mythe : Mythe fondateur
Genre : fantastique
Registre : onirique
Style : narratif
Fiche technique
 
Année : 2020
Auteur : Ziecken
Code-récit : LHDAS1E3
Statut : bloqué
Contexte
 
Époque : Premier âge
Lieux : Multivers d'Ægis, univers, monde
Personnages : esprits, orbes
Objets :

Les esprits

Au cœur de l’œil d’Ægis ne demeurait qu’une masse uniforme et consciente d’un blanc pur auréolé de teintes bleutées. A la surface se mouvaient des formes et des couleurs pastelles qui s’entremêlaient et fusionnaient dans un mouvement gracile et sans fin. Toute la surface et toutes les couches de la sphère de conscience étaient animées par cette même profusion de conscience. Ce spectacle paisible et onirique enivrait par son irréalisme, tant et si bien qu’on se serait cru dans un rêve.

Quiconque aurait admiré cette magnifique féerie, aurait été désiré ardemment lâcher prise avec la réalité pour se perdre dans ce perdre dans ce ballet de couleurs et de lumière. A la fois sécurisant et maternant, il s’y dégageait comme une impression maternelle et familière comme si cette conscience originelle avait toujours fait partie de nous, comme si elle remémorait en nous les plus anciens souvenir. L'œil d'Ægis agissait sur notre âme comme une madeleine de Proust. Le déplacement des substances qui le constituaient donnait à l’ensemble une impression de profusion de vie, et faisait penser à un océan regorgeant de poissons variés nageant dans tous les sens sous la surface de l’eau. L’impression qui se dégageait de ce merveilleux spectacle était empreint d’apaisement et de sérénité. Ne se dégageait de cette sphère de lumière que de la bonté et de la douceur.

L'œil d'Ægis n’était soumis ni à la matière ni au temps. La conscience qui le caractérisait était vouée à ne pas évoluer et stagner pour l’éternité, car la conscience a besoin du temps pour évoluer. Nous voilà donc face à la difficulté initiale, comment permet à la conscience qui résidait au sein de l'œil d'Ægis de s’élever, de s’enrichir, de gagner en expérience afin de permettre à l'œil d'Ægis de devenir encore plus puissant et plus pur. La seule solution était de faire rencontrer la matière et l’esprit. De les unir à nouveau comme au temps de la quintessence pour que l’un de l’autre ils tirent le meilleur. Il était inconcevable d’introduire la matière dans l'œil d'Ægis dans l’équilibre y était parfait et temps la pureté de l’esprit y était saisissante. Il aurait été dommageable de la souiller de matière inerte. Le choix fait a donc été d’envoyer de fines parcelles de conscience dans les univers matériels afin de les investir. C’est ainsi que sont nés les esprits.

Les esprits constituaient donc la première race d’être vivant à voir le jour dans le multivers d’Ægis. De taille plus ou moins variables, ils allaient commencer à ensemencer les univers de conscience et de vie, car oui, les esprits sont la seule espèce qui sera capable d'engendrer la vie. L’objectif des esprits est d’expérimenter la matière et de regagner l'œil d'Ægis une fois avoir évolué et grandi. A leur retour dans l'œil d'Ægis, ils fusionneront alors avec le grand tout pour ne former plus qu’une unité de conscience qui s’élèvera encore et encore jusqu'à la fin des temps. Mais, qu’adviendra-t-il de l'œil d'Ægis une fois que tous les esprits l’auront enrichis de leur expérience, lorsqu'aucune évolution ne sera plus possible. Tout disparaîtra ? Tel est l’un des grands mystères de ce multivers, mystère qui trouvera toutefois bientôt une réponse inattendue…

Pour accéder au plan physique où se trouvent les mondes matériels, il est nécessaire pour ces nouveau-nés de traverser le plan astral. Mais certains ne parviendrons pas jusqu’à leur objectifs et s’arrêterons en chemin.

Le plan astral

Les premiers esprits s’extirpaient tant bien que mal de la matrice originelle et quittèrent l'œil d'Ægis avec la douleur et la difficulté que leur procurait la découverte de cette pesanteur dimensionnelle.

Ils atteignirent d’abord le plan astral non sans difficulté. La paix et la sérénité qui résidait dans l’œil n’était déjà plus qu’un lointain souvenir. Les premiers esprits peuplèrent le plan éthérique, le premier des trois plans qui constituait le plan astral et ils demeurèrent.

Pour la plupart, incapables d’aller plus loin. La vie hors de l’œil n’était pas des plus réjouissantes, mais elle était facilement compensée par le fait qu'ils jouissaient désormais d’une certaine indépendance. En effet, pour la première fois depuis les origines du temps des entités conscientes évoluaient en toute autonomie.

Puis, certains esprits franchirent une nouvelle frontière et atteignirent le plan suivant, le plan quantique. D’abord assommés par cette nouvelle pesanteur énergétique, ils restèrent longtemps inactifs, étourdis par leur nouvel environnement. Puis, progressivement ils s’y adaptèrent comme il l’avait fait avec le plan éthérique. Ils s’y adaptèrent si bien qu’ils allèrent, pour certains jusqu'à oublier leurs origines.

Biens des millénaires plus tard, des esprits trouvèrent la force de s’aventurer au-delà du plan quantique et de découvrir pour la toute première fois, le dernier étage du plan astral le plan limbique. Désormais aux portes du plan physique, les esprits se rependirent dans toutes ces dimensions comme les fleurs dans une prairie. Les esprits étaient au départ peu nombreux, du moins, moins que dans les autres plans. Car beaucoup n’ont pas trouvé la force de descendre en vibration pour atteindre les plans inférieurs.

Mais, après un temps d’acclimatation, les esprits commencèrent de plus en plus à investir les plans inférieurs qui offraient à chaque fois plus d’indépendance et de liberté. Descendre en vibration offre certains avantages non négligeables, comme plus d’autonomie, plus de liberté et de libre arbitre, plus de choix et surtout moins de responsabilité, puisque chacun vit selon ses propres désirs et non plus selon l’égrégore. Mais, chaque descente au niveau inférieure faisait oublier l’existence de l’œil originel.

Les esprits circulent donc de plus en plus entre les différents plans, mais aucun n’avait encore tenté d’investir le plan physique. La frontière semblait bien trop insurmontable pour que le moindre esprit puisse s’y engouffrer.

Les trois plans qui constituaient le plan astral : le plan éthérique, le plan quantique et le plan limbique formaient désormais un terreau de vie dans lequel fourmillaient une multitude d’esprits indépendants qui évoluaient çà et là apportant de l’animation à tout le multivers.

Le temps était venu d’investir le plan physique …

Le plan physique

Enfin, les premiers esprits pénètrent dans le plan physique, une dimension dont la densité et la pesanteur sont telles qu’ils ne parvenaient pas à s’y mouvoir. Ils se disséminaient dans tous ces univers mais peinaient à prendre leur forme originelle, sphérique et gigantesque. Et il en était ainsi depuis qu’ils avaient quitté l'œil d'Ægis. Au fur et à mesure qu’ils descendaient les plans, leurs auréoles énergétiques perdaient en circonférence, tant et si bien qu’il ne finit par ne subsister d’eux qu’une faible lueur pas plus grosse qu’une pièce de monnaie une fois atteint ce dernier plan. Ils se déplaçaient plus lentement que dans les autres dimensions et étaient quasiment invisibles à l’œil nu. Ces petits cercles lumineux étaient de pâles copies de l’œil qui les a vus naître et évoluaient dans les airs comme de petites lucioles délavées. On les appela les « orbes ».

La particularité du plan physique est l’existence de planètes et d’étoiles qui habillaient le noir profond de l’espace. La danse frénétique de ces astres donnait à l’ensemble l’aspect d’un spectacle magique où la matière inerte s’exprimait dans toute sa diversité de couleur et de mouvements.

Les orbes peuplèrent alors ces multiples planètes ainsi que leurs étoiles. Les étoiles entrainaient dans leur danse folle une ribambelle de planètes tantôt solides tantôt gazeuses et elles dansaient ensemble dans un ballet majestueux, c’est ainsi que naquirent les mondes.

Le multivers comptait désormais une multitude mondes, ces ensembles constitués d’une ou de plusieurs étoiles autour desquelles gravitent plusieurs planètes. La hasard avait su faire preuve de la plus grande des imaginations var les mondes étaient si variés et si originaux que malgré le nombre important qu’ils formaient aucun ne se ressemblaient.

Le multivers était là, trônant au centre du néant, déployant fièrement ses huit univers. Les esprits avaient désormais investis chaque recoin de ces plans, chaque parcelle de ces univers. La vie ne grouillait pas encore à la surface de ces planètes, mais l’animation était là. Pour le moment encore, le plan physique était le moins animé des plans, car la pesanteur de ces lieux empêchait toute effervescence.

La matière inerte et sans vie qui constituait ces univers matériels contrastait avec le foisonnement de lumière et d’activité qui émanait de l'Œil d'Ægis et du plan astral. Mais cela ne durerait pas. Bientôt, le plan physique connaître une renaissance qui changera la donne et qui donnera à ce plan tout son sens.

En attendant, les millénaires passèrent mais jamais les esprits ne s’adaptèrent à ce nouvel environnement tant la matière était dense et la pénibilité de se mouvoir était déconcertante. Leur force était si amenuise qu’ils ne pouvaient plus regagner les plans qu’ils avaient quitté.

Les esprits du plan physique étaient alors face à une nouvelle difficulté, une problématique que ne rencontraient pas les esprits du plan astral. Ils vivaient dans la matière mais leur adaptation était impossible. Il leur fallait trouver une solution, une idée qui leur permettrait de s’adapter au mieux à ce nouveau monde et à y prospérer.


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