Le heaume d'Ægis : Le réceptif (S1E2)

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Introduction


Le heaume d'Ægis : Aux origines d'un multivers

Le créatif Le réceptif La difficulté initiale La force juvénile L'attente Le conflit L'armée La solidarité Le pouvoir d'apprivoisement du petit La marche La paix La stagnation La communauté avec les hommes Le grand avoir L'humilité L'enthousiasme La suite Le travail sur ce qui est corrompu L'approche La contemplation Mordre au travers La grâce L'éclatement Le retour L'innocence Le pouvoir d'apprivoisement du grand Les commissures des lèvres La prépondérance du grand L'insondable Le feu L'influence La durée La retraite La puissance du grand Le progrès L'obscurcissement de la lumière La famille L'opposition L'obstacle La libération La diminution L'augmentation La percée Venir à la rencontre Le rassemblement La poussée vers le haut L'accablement Le puits La révolution Le chaudron L'ébranlement La montagne Le développement L'épousée L'abondance Le voyageur Le doux Le lac La dispersion La limitation La vérité intérieure La prépondérance du petit Après l'accomplissement Avant l'accomplissement

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Sommaire

Synopsis

De l'harmonie est née l'opposition et la dualité. De cette dualité sont nés la matière et l'esprit. La matière a donné naissance au multivers et l'esprit a donné naissance à l'Œil d'Ægis.

Mythe

   
Classification
 
Format : Mythe : Mythe fondateur
Genre : fantastique
Registre : onirique
Style : narratif
Fiche technique
 
Année : 2020
Auteur : Ziecken
Code-récit : LHDAS1E2
Statut : bloqué
Contexte
 
Époque : Premier âge
Lieux : Multivers d'Ægis
Personnages : Quintessence, Esprit
Objets :

L’œuf cosmique

Les courants bleutés qui parcouraient lentement la surface de la quintessence ralentissaient peu à peu jusqu’à se figer totalement. Une pellicule se forma alors tout autour de cet astre primordial et s’obscurcit au fur et à mesure que ce manteau gagnait en épaisseur.

Bientôt la totalité de la quintessence fut recouverte d’une croûte si épaisse et opaque qu’elle empêchait toute percée de lumière rendant l’ensemble terne et sans vie.

Le Néant se réjouissait de voir que la patience semblait lui avoir apporté ce qu’il avait ardemment espéré, un anéantissement total de la lumière.

La quintessence, autrefois si vive et si active ressemblait aujourd'hui à un astre mort flottant dans le vide de l’univers. Les rayons de lumière ne passaient plus au travers de cet épais bouclier et bien qu’encore présent l’astre avait désormais totalement disparu dans l’obscurité.

La quintessence était alors semblable à un œuf cosmique et primordial contenant sous sa coquille tout le devenir du monde.

Soudain, un grondement sourd se fit entendre, un rugissement venu des profondeurs. Il fût si puissant qu’il en secoua la surface jusque-là rigidifié. Et, comme mû par un désir de nécessité et par un sursaut de vitalité cette onde sonore terrifiante fissura la croûte épaisse qui s’était formée autour de la surface de la quintessence.

La coquille se fissura, prête à faire éclore ce nouvel être. Car tout œuf est destiné un jour à libérer de sa coquille l'être en devenir qui réside en son sein. La quintessence ne fait pas exception.

La surface continua à se fissurer. Presque imperceptiblement d’abord puis de plus en plus intensément ensuite. Et, dans un grondement assourdissant la surface se brisa laissant passer au travers la lumière aveuglante du cœur de la quintessence.

Le temps de l'unité vit ses derniers instants...

Car, de l'unité rien de peut advenir. De la perfection, rien ne peut être amélioré. La destruction est donc nécessaire à toute construction.

La nécessité fit son œuvre et la quintessence se fissura de plus belle. Des failles de lumières éblouissantes se mirent à parcourir cet astre d'énergie. La luminosité fut si intense qu'elle aurait rendu aveugle quiconque en aurait été spectateur.

La surface était à présent divisée en 8 plaques de grosseurs égales qui flottaient sur un océan de lumière. La première étape du processus était à présent enclenchée.

La grande vibration

Puis, dans un fracas cataclysmique se produisit une explosion qui jamais n’aura d’équivalent dans l’histoire de l’univers. Une déflagration inouïe qui raisonna dans ce silence éternel. Intense, immense. Si pleine et puissante qu'elle semblait durer une éternité. Un spectacle comme nul autre pareil. Des couleurs, des éclats, des arabesques de lumière s'étendaient dans l'obscurité environnante. Comme si la quintessence avait ensemencé de sa lumière l’univers tout entier. Mais le plus étonnant dans ce ballet coloré était le silence dans lequel tout prenait place. Aucun bruit, aucun son ne venait accompagner cette explosion extraordinaire. Donnant ainsi au tableau qui s’offrait à nous un aspect irréel et presque divin. La croûte qui entourait jadis la quintessence donna naissance à la matière tandis que son cœur devint l’esprit. De l'unité on passa alors à la dualité puisque demeuraient désormais la matière et l'esprit. Chacun des huit morceaux de matière qui flottaient autrefois sur la surface de la quintessence ont été projetés dans huit directions. Au centre, résidait encore immobile, le cœur de la quintessence ou plutôt ce qu’il en restait. Il servait de repère d’où s’éloignaient à chaque seconde les amas de matière qui s’élançaient dans le vide avec une vitesse fulgurante s’éloignant du cœur encore incandescent en laissant une trainée lumineuse. L’ensemble dessinant alors dans l’obscurité du Néant un flocon de neige gigantesque : le heaume d’Aegis, connu dans la mythologie nordique sous le nom d’Aegishjalmur.

L’ensemble se mit soudain à vibrer si vite et si fort que l’on en percevait les échos lumineux qui s’imprimaient peu à peu dans le noir du Néant. La vibration énergétique fut si puissante qu’elle en perturba la structure même de l’univers et que les huit amas de matières se retrouvèrent propulsés dans des dimensions différentes. C’est ainsi que naquirent les huit univers matériels. Il ne s'agissait pas là de dimensions parallèles car les univers ne se ressemblaient pas les uns les autres, mais bien de dimensions différentes. Les différences de ces univers ne s'arrêtaient pas là, car en plus du fait d'être situés dans des dimensions différentes ces huit univers possédaient des lois physiques spécifiques. Ce sont toutes ces différences qui donneront naissance plus tard à la magie.

La grande vibration eu un autre effet, plus admirable encore : la naissance des plans vibratoires. En effet, la vibration fut si intense qu'elle dessinait sur un axe vertical des empreintes énergétiques. Comme autant de copies du multivers initial, ces niveaux vibratoires différents donnèrent naissance aux plans. Le plan le plus bas, celui qui, par sa vibration pu matérialiser son énergie fut nommé "plan physique", il y hébergera bientôt la vie dans sa plus grande diversité. Il est symbolisé par la lettre grecque "Ψ" sur la représentation en flocon de neige du multivers d'Ægis. A l'autre extrémité de cet axe vibratoire, se trouve l'Œil d'Ægis représenté, quant à lui, par un cercle parfait qui unit les huit univers. Le cercle symbolise la perfection et l'unité. Sans début ni fin, il traduit l'infini et l'éternité mais aussi la perfection. C'est aussi une allusion à la forme sphérique de la quintessence. Entre le plan physique et l'Œil d'Ægis demeurent trois plans spirituels intermédiaires regroupés sous le terme d'"Astral". Symbolisés par la lettre grecque "Ξ" Ces plans astraux sont au nombre de trois : le plan limbique, le plan quantique et le plan éthérique.

La naissance du multivers

Le multivers était né. Il vivait ses premiers instants mais aucune vie ne l'animait alors. Il était semblable à un décor flambant neuf qui n’avait jamais encore servi. Tout était possible, tout était envisageable. L’histoire allait enfin pouvoir s’écrire.

Le multivers d’Aegis se composait alors d’un univers spirituel au centre, surnommé « l’œil d'Aegis » lequel hébergeait la conscience pure personnifiée sous le nom d'Aegis. Il ne contenait ni matière, ni vie, il n’était qu’une sphère de lumière douée de conscience. Bien que plus petit, l’œil d’Aegis n’était pas sans rappeler la quintessence qui avait jadis illuminé le Néant de sa pureté.

Autour de l’œil d'Aegis, résidaient dans des dimensions distinctes, les huit univers matériels. Depuis la grande vibration et jusqu'au dernier jour, les univers se développeront de manière isolée et autonome dans leur parcelle du multivers.

Aegis semblait veiller sur ces cette ogdoade d’univers comme une mère sur ces petits. Et c’est pour cette raison que l’univers spirituel prit le nom d’« œil d'Aegis ». Il veillerait ainsi sur ces univers jusqu'à la fin des temps. Si pur et si étincelant, l’œil d'Aegis semblait si vulnérable et fragile face au Néant.

Les univers matériels formaient autour de lui comme bouclier, une armure, un casque de protection, c’est pour cela que l’ensemble des huit univers prit le nom de « heaume ».

Dès lors, le multivers d’Aegis disposait un œil et d’un heaume. Mais il comptait également quatre plans aux niveaux de vibration distincts les uns les autres, ce qui offrait à cet ensemble une complexité sans pareil. Quatre plans dont la différence de vibration permettait de leur apporter une densité plus ou moins marquée.

Ainsi, le plan éthérique, le plan le plus léger. Il se trouvait entre le plan quantique et l’œil d'Aegis. Son taux vibratoire est le plus élevé des quatre et la consistance de ce monde est faible. La matière ni existe pas.

Suit le plan quantique, situé entre le plan limbique et le plan éthérique. Son taux vibratoire est légèrement plus faible et commence à offrir un peu plus de densité.

Vient ensuite le plan limbique, situé entre le plan physique et le plan quantique. Son taux vibratoire est assez faible et sa densité se rapproche de celle du plan physique.

Enfin, le plan physique et celui dans lequel nous évolutions, nous humains. Le taux vibratoire est si bas et la densité si importante que l’énergie pu se matérialiser.

Le multivers d'Aegis était enfin prêt à y accueillir ses premiers protagonistes.


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