Mineppâñ

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Le Mineppâñ est la langue principale du Riñmiñdulapiâ. C'est une langue flexionnelle où les mots invariables sont exceptionnels.

Cette langue est complexe, même si elle reste régulière. On y trouve des archaïsmes et des variantes dans la grammaire.

Sommaire

Phonologie

Minuscule Majuscule Prononc. API Équiv. Français Exemples
a A /a/ a amîta
b B /b/ b biñjâ
c C /k/ k calû
d D /d/ d dâd
e E /ae/ ou /e:/ aè ou é engû
g G /g/ g gâmi
h non usitée /nul/ aucune consonne à usage spécial
i I /i/ i igentû
j J /j/ ill jabinâ
l L /l/ l lâm
m M /m/ m mâñ
n N /n/ n neccâ
ñ aucune voir approximante aucun ñ
o O /uo/ ou /o:/ wo ou o omnimût
p P /p/ p pîlañ
q Q /kʷ/ aquarelle qinâ
r R /r/ r r
t T /t/ t tarî
u U /u/ ou uñ
v V /w/ ouate vadû
y Y /iy/ ou /y:/ bulle ÿmn

La phonologie, et l'orthographe, est assez simple, malgré tout, certains règles viennent la complexifier. Les règles phonologiques données ci dessous sont les règles classiques, il existe une prononciation vulgaire, qui sera traitée plus bas, les modifications phonologiques suivant des modifications grammaticales.

Les voyelles

Il n'existe phonologiquement que trois voyelles. Celles-ci changent lorsqu'elles s'allongent. Une voyelle s'allonge devant deux consonnes même si elles sont dans deux mots différents.

  • A, se prononce [a], s'écrit e et se prononce [e:]ou [ae] lorsqu'elle est longue.
  • I, se prononce [i], s'écrit y et se prononce [y:] ou [iy] lorsqu'elle est longue.
  • U, se prononce [u], s'écrit o et se prononce [o:] ou [uo] lorsqu'elle est longue.

Il est à noter que lorsqu'une voyelle est longue à cause de la consonne du mot précédent, l'allongement ne se note pas. De même dans certains noms qui se sont assemblés il y a peu de temps. Ainsi on ne note pas l'allongement dans Riñmiñvardulapiâ.

Ex : Rîvab miMârigac [riwe:b mimarigak] "Je vois l'arbre"

Les consonnes

Leur prononciation est fixe sauf pour le r qui est réalisé [r] ou [ʀ] selon les régions. Il est à noter qu'aucune fricative n'est acceptée, seules les spirantes, les roulées et les occlusives le sont.

Il est aussi notable que q même s'il est prononcé [kʷ] compte pour une seule consonne

L'approximante

Le ñ (parfois écrit nn) est particulier. Il se trouve toujours après une voyelle et compte comme tel. Quand la voyelle et le ñ sont suivies par une autre voyelle, le ñ se prononce [ɲ]. Et dans tous les cas, il nasalise la voyelle précédente ; a et e se nasalisent en [ã], i et y se nasalisent en [œ̃] et u et o en [õ].

Conventions typographiques

Comme en français on met un espace avant les signes composés de deux traits, ce qui permet une écriture plus aérée.

Le h est uniquement utilisé pour marquer une élision. Voir plus bas.

Ex : hDolîagib pour duDolîagib

Les majuscules sont mises à chaque début de radical ou à chaque début de mot non formé c'est à dire que tous les mots ont une ou plusieurs majuscules. Pour aider la lecture des mots composés on utilise plusieurs majuscules, mais il est possible de séparer les radicaux par un tiret.

Ex : Riñmiñvardulapiâ peut être écrit RiñMiñVarDulaPîa ou Riñ-miñ-var-dula-pîa.

Grammaire

Principes généraux

Il existe un certain nombre de règles principales de la grammaire, qui sont presque universellement appliquées.

Ton radical et ton vocalique

Il est aisé de remarqué que tous les mots présentent un accent circonflexe, il s'agit de leur accent (Voir accentuation). La voyelle qui est dessous indique le ton radical du mot. Cette notion est très importante car elle sert à décliner les mots, à former des dérivées et à faire certains accords.

Il existe trois tons radicaux :

  • A si la voyelle est a ou e
  • I si la voyelle est i ou y
  • U si la voyelle est u ou o

Toute voyelle, même atone possède donc un ton vocalique, qui est aussi utilisé, mais moins.

Rejet vocalique

Il est considéré comme laid d'avoir deux voyelles de même ton à la suite. On tendra donc à éviter ces configurations, surtout en poésie.

Ex : Raêlt (ville) est très laid, on lui préférera Ûr (habitants de la ville, ville par métonymie), de loin plus joli.

Certaines règles découlent de celle-ci.

Ordre préférentiel

Les voyelles sont modifiées par alternance vocalique suivant un ordre précis : L'ordre préférentiel.

Celui-ci est :

  • Pour A : A ; I ; U
  • Pour I : I ; U ; A
  • Pour U : U ; A ; I

Substantifs

Voir Substantifs en Mineppâñ

Adjectifs

Voir Adjectifs en Mineppâñ

Verbes

Voir Verbes en Mineppâñ

Adverbes

Voir Adverbes en Mineppâñ

Pronoms

Voir Pronoms en Mineppâñ

Syntaxe

Variantes de la langue vulgaire

Dans la langue vulgaire, la prononciation des consonnes est modifiées par le ton de la voyelle qui la suit. Si la consonne est finale, on considère que c'est une voyelle de ton a qui la suit

Voici le tableau qui contient ces modifications :

  • Les consonnes non modifiées sont devant une voyelle de ton A. Elles ont gardé leur prononciation d'origine
  • Les consonnes palatalisées sont devant une voyelle de ton I
  • Les consonnes vélarisées sont devant une voyelle de ton U


Titre du tableau
Consonne non modifiée Consonnes palatalisées Consonnes vélarisées
p [p] [f] [pfʷ]
b [b] [v] [bvʷ]
t [t] [θ] [s]
d [d] [ð] [z]
c [k] [ʃ] [χ]
g [g] [ʒ] [ʁ]
l [l] [ʎ] [ɫ]
r [r] [ɾ] [ʀ]
m [m] [mʲ] [ɱ]
n [n] [ɲ] [ŋ]
j [j] [j:] [ɥ] (avec transformation du u en i)
v [w] [ɥ] [w:]

Lexique

Textes

Poème de l'anneau

"Trois anneaux pour les Rois Elfes sous le ciel,
Râri vîr Rûpud Jûlanad Abytrinâqud
Anneaux [rad nu plur]/trois[adj plur]/Rois[plur] [datif]/Elfes [adj plur]/ sous-ciel [locatif]
Sept pour les Seigneurs Nains dans leurs demeures de pierre,
Lîñ Nîbad Gêlmaqud Lañq Nÿfraq Bûruc Mîñgiq
Sept/seigneur [plur] [datif]/Nain [adj plur]/demeures [plur] [locatif]/pierre [génitif]/leurs [locatif]
Neuf pour les Hommes Mortels destinés au trépas,
Rûd Bÿhd iGîpatimad uNûmigumid
neuf [plur]/homme [plur][datif]/mort [possibilité][part passé][adj][plur datif]/trépasser [part fut][adj datif plur]
Un pour le Seigneur Ténébreux sur son sombre trône,
Mân Nâbad Ûmarad Lañq Iñjualîq Ômbuq Mûñgiq
Un [adj]/seigneur[datif]/ténébre[adj datif]/sur-trône[locatif]/sombre [adj locatif]/son [locatif]
Dans le pays de Mordor où s'étendent les Ombres.
Lâñq Nâlaq Mordôruc Laqeqrirêltugim Êmbag
terre [dans]/Mordor [génitif]/ s'étendent [où, présent, 3è plur]/ Ombres [nominatif plur]
Un Anneau pour les gouverner tous. Un Anneau pour les trouver,
Mân Rûri uŶctami Mûñbib. Mân Rûri aPôndimi Mûba
un/anneau/gouverner [infinitif présent accusatif]/tous [accusatif]/un/anneau/trouver[infinitif présent accusatif]/les[reprise d'accusatif pluriel, accusatif 3è pers]
Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier
Mân Rûri aDûciruñ Mûñbib Lat iGêdriruñ Mûba Lâñq Ûmaruq
un/anneau/mener [infinitif présent accusatif]/tous [accusatif]/et/lier[infinitif présent accusatif] /les[reprise d'accusatif pluriel, accusatif 3è pers] /ténèbres [locatif, sinng]
Au pays de Mordor où s'étendent les Ombres.
Lâñq Nâlad Mordôruc Laqeqrirêltugim Êmbag
terre [dans]/Mordor [génitif]/ s'étendent [où, présent, 3è plur]/ Ombres [nominatif plur]

Texte de Babel

1. La Terre entière se servait de la même langue et des mêmes mots.

duDîmpipub Pâñbelta Tâñtab Gânub Tîñtab Piâ Mûñbirug

2. Or en se déplaçant vers l'Orient, les Hommes découvrirent une plaine dans le pays de Shinéar et y habitèrent.

Vat iEndâliluñ Lañd Îrid, Tîñdim Pjîñtib Lañq Cinhervilâq Baûg, LetrdaDûñgim mâqa.

3. Ils se dirent l'un à l'autre: "Allons! Moulons des briques et cuisons-les au four". Les briques leur servirent de pierre et le bitume leur servit de mortier.

Mentîdam cûba : "Le ! Têrmiñbar Lat calinalûtiñbur mûba ». Tÿrm tac bâlic Lgîelta tac tylrâc.

4. "Allons! Dirent-ils, bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel. Faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la Terre".

"Le ! Mêntidam, daDûgir Raêltab, Lat Barîdib cebruRinuPichEîgib. Lalôtlibiñr Beñtr julapePlûduñr Lañq Nâlaq Mûñbiruq."

5. Le Seigneur descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils d'Adam.

Abitendâlidab Cinatû Moltr Mîridiñbelta Barîdib bebdaDûgim Adañpâmag

6. "Eh, dit le Seigneur, ils ne sont tous qu'un peuple et qu'une langue et c'est là leur première œuvre! Maintenant, rien de ce qu'ils projetteront de faire ne leur sera inaccessible!

"E, Mêntidib Cinatû, MañPâñditamam MañElpî, Lat MânuOprîtitamib Jÿlla! Ric Jîra, Môrramiritamab Nêpti bagtûllimiñgum !

7. Allons, descendons et brouillons ici leur langue, qu'ils ne s'entendent plus les uns les autres"!

"Le, Pâñb Nûca AbytEndâliñbacElda Ygrâbiñc, aÛñtañdumimañ !"

8. De là, le Seigneur les dispersa sur toute la surface de la Terre et ils cessèrent de bâtir la ville.

Riq Jîra, Lûba Plûdib Laq MuñbyrNâlaq Cinatû, LetrIgentuDûdim.

9. Aussi lui donna-t-on le nom de Babel car c'est là que le Seigneur brouilla la langue de toute la Terre, et c'est de là que le Seigneur dispersa les hommes sur toute la surface de la Terre.

Dat, Nalîdub Babêl, Pit Laq Ûb MuñbirNalPâñb Ygranib Cinatû, Lat Laq Ûb Baûb Ygrânib Laq MuñbirNalaq Cinatû.

Déclaration universelle des droits de l'homme article premier

Baû Lîcatag, hNecûgim Gañtâgelta Myltîg ut Tông latÊctir. Mettîbelta Mînutib uAltîgim Lat ruReltîdiñm, Nêmlimynti, LicatGenrMînutiq.

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité

Quelques citations

Carpe Diem : vuVilêcrendigat Varidab

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