Yefithil

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Sommaire

Historique

Cette langue est issue de l'évolution d'une langue primitive : le Skiitrdll. Il s'agit de l'une des trois langues officielles du Royaume Yucha, cette langue est considérée comme "sacrée" par les Duetu ; en effet, il est pour eux impensable qu'un monstre puisse parler leur langue c'est pourquoi aucun peuple non humain n'est autorisé à parler, à comprendre ou même à entendre cette langue. Cela explique en partie pourquoi c'est l'Elko qui est utilisé dans les relations étrangères du royaume (avec la langue des Cités d'Argent, mais cela a d'autres explications.)

Alphabet & prononciation

Alphabet

Aa Áá Bb Cc Dd Ee Éé Ff Gg Hh Ii Íí Ll Mm Nn Oo Óó Pp Rr Ss Tt Uu Úú Ww Yy

Il existe de plus des digrammes comme :

Th Ch Ny Ty Cw (Qu)

Prononciation

Minuscule Majuscule Prononc. API Équiv. Français Exemples
a á A Á /a/ /a:/ a
b B /b/ b
c C /k/ k
d D /d/ d
e é E É /E/ou/9/* /E:/ è
f F /f/ f
g G /g/ g
h H /c/ ich allemand
i í I Í /i/ /i:/ i
l L /l/ l
m M /m/ m
n N /n/* n
o ó O Ó /O/ /O:/ o
p P /p/ p
r R /r/ r
s S /s/ s
t T /t/ t
u ú U Ú /u/ ou
w W /w/ w
y Y /j/ y
th* Th /T/ bath anglais
ch* Ch /x/ jota espagnole
ny* Ny /J/ gn
ty* Ty /t_j/ ty
cw* Cw /k_w/ kw

Notes :

  • e en finale se prononce /9/ et en médiane ou initiale /E/, ë en finale se prononce /E/ et é se prononce /E:/ en toute positions.
  • n ne prononce /N/ devant c, g, w, ch et h. Autrement il se prononce /n/
  • ch, th, ny et ty comptent pour une seule consonne tandis que cw compte quelque fois pour une consonne et quelque fois pour deux.

Untés, l'alphabet du Yefithil

Le Yefithil peut s'écrire au moyen de l'alphabet Duetu historique (il a même été conçu pour cela). La version utilisée est la version originelle, sans diacritique modifiant les consonnes.

Grammaire

Langage de politesse

Tous les mots ou presque se déclinent suivant deux modèles, la déclinaison neutre et la déclinaison polie (marquée par le suffixe "e" issu de "hé" ancienne racine signifiant "majesté"). La forme polie s'emploie pour parler à quelqu'un de supérieur, pour parler de quelqu'un de supérieur ou pour parler de soi lorsqu'on est supérieur à son interlocuteur. La forme neutre s'emploie pour tout ce qui n'est pas humain ou toutes les personnes inférieures.

Il est habituellement considéré comme choquant et insultant de se tromper dans l'utilisation de ces formes.

Ex : A est supérieur à B, C est du même niveau que A.

  • Quand B s'adresse à A, il utilise la forme de politesse
  • Quand B parle de C, il utilise aussi la forme de politesse
  • Quand A parle à B il ne l'utilise pas
  • Quand A parle à B de C il l'utilise car C est supérieur à B
  • Quand A parle à B de lui-même il l'utilise encore car il est supérieur à B
  • Quand A parle à C il ne l'utilise pas
  • Quand A parle à C de lui même il ne l'utilise pas non plus
  • Quand A parle à C de B il ne l'utilise pas

Notion de mot fort et faible

Un mot fort est un mot directement issu d'une racine ancienne. A l'inverse, un mot faible est dérivé, soit par suffixation soit morphologiquement par conjugaison.

Nombres Grammaticaux

On distingue quatre nombres grammaticaux :

  • le singulier qui désigne une chose ou une chose parmi un ensemble
  • le duel qui désigne deux choses liées (une paire de mains)
  • le pluriel général qui dénote la pluralité sans précision ou le partitif général
  • le pluriel précis ou particulier désigne la pluralité comptée ou le partitif précis.

Par convention on donnera toujours la déclinaison dans cet ordre.

Voix

Les voix sont au nombre de cinq :

  • La voix active ou première
  • La voix passive ou seconde
  • La voix troisième
  • La voix quatrième
  • La voix réfléchie.

La valeur de ces voix est décrite dans la partie syntaxe.

Temps

On distingue quatre temps :

  • Le présent, qui désigne une action en cours ou habituelle et qui sert aux descriptions. Il peut aussi désigner
  • Le parfait, qui désigne une action passée terminée
  • L'imparfait, qui désigne une action non terminée débutée dans le passée, il désigne aussi les valeurs atemporelles (état perpétuel, valeur absolue, etc, etc...)
  • Le futur, qui désigne toute action future certaine au delà de 50%, tout état pris dans le présent et durant dans le futur, le futur par rapport au passé, etc...

Il n'y a pas de temps du récit, en général on utilise le système du présent avec les mêmes valeurs que précédemment.

Déclinaison nominale

Forte

Noms forts déclinaison neutre :

  • N -sa / -si / -es / -os
  • Ac -te ou -the* / -ti ou -thi* / -et / -ot
  • D -en / -enye / -én / -oen
  • Ab -ca ou -cha* / -ci ou -chi* / -ec / -oc
  • G -me ou -fe* / -mi ou -fi* / -em / -om
  • I/S -il / -illi / -elle / -ello

P -ir / -irri / -erre / -erro

Notes :

  • lorsque le mot termine par une voyelle on utilise la deuxième forme de certains cas.
  • Lorsque deux même voyelles sont à la suite, on les rassemblent en une seule voyelle longue.
  • Lorsque le radical ne permet pas lʼajout de la désinence (à cause des règles de phonotactique) on introduit la voyelle a en liaison.

Noms forts déclinaison polie :

  • N -sae / -he / -és / -osse
  • Ac -ethe / -ethi / -ethey / -othe
  • D -ene / -enyé / -enne / -éni
  • Ab -echa / -echi / -eche / -oche
  • G -ef/ -if/ -efe / -ofe
  • I/S -ilé / -ille / -elle / -elloe
  • P -iré / -irre / -erre / -erroe

Ex : JRRT vent → Yít

  • N Yítsa / Yítsi / Yítes / Yítos
  • Ac Yítte / Yítti / Yítet / Yítot
  • D Yíten / Yítenye / Yítén / Yítoen
  • Ab Yítaca / Yítaci / Yítec / Yítoc
  • G Yítame / Yítami / Yítem / Yítom
  • I/S Yítil / Títilli / Yítelle / Yítello
  • P Yítir / Yítirri / Yíterre / Yíterro

Ex : JRRT vent → Yít

  • N Yítsae / Yítahe / Yítés / Yítosse
  • Ac Yítethe / Yítethi / Yítethey / Yítothe
  • D Yítene / Yítenyé / Yítenne / Yíteni
  • Ab Yítecha / Yítechi / Yíteche / Yítoche
  • G Yítef / Yítif / Yítefe / Yítofe
  • I/S Yítilé / Títille / Yítelle / Yítelloe
  • P Yítiré / Yítirre / Yíterre / Yíterroe

Irrégularités :

  • Certains mots d'usage courant spirantisent leur consonne finale. (Ex : Ait "chose" fait au génitif singulier poli Aithef au lieu de *aitef)

La déclinaison forte est la seule à posséder un radical nu différent du nominatif.

Faible

La déclinaison faible est exempte de toute irrégularité. Tous ses mots se terminent au nominatif par -o et le radical nu correspond au nominatif singulier

Voici sa déclinaison :

Noms faibles (rad moins o de la dérivation) déclinaison neutre :

  • N -o / -e / -i / -ó
  • Ac -ot / -et / -it / -otte
  • D -on / -en / -in / -ona
  • Ab -oc /-ec / -ic / -ocha
  • G -a / -ef / -if / -of
  • I/S -ol / -el / -il / -olle
  • P -or / -er / -ir / -orre

Noms faibles (rad moins o de la dérivation) déclinaison polie :

  • N -oe / -é / -iye / -óhe
  • Ac -ote / -ete / -ite / -ottehe
  • D -one / -ene / -ine / -onahe
  • Ab -oce /-ece / -ice / -ochahe
  • G -ae / -efe / -ife / -ofé
  • I/S -ole / -ele / -ile / -ollehe
  • P -ore / -ere / -ire / -orrehe

Ex : Néfelo (quelque fois népelo) "beauté"

  • Neutre :
    • N néfelo / néfele / néfeli / nefeló
    • Ac néfelot / néfelet / néfelit / néfelotte
    • D néfelon / néfelen / néfelin / néfelona
    • Ab néfeloc /néfelec / néfelic / néfelocha
    • G néfela / néfelef / néfelif / néfelof
    • I/S néfelol / néfelel / néfelil / néfelolle
    • P néfelor / néfeler / néfelir / néfelorre
  • Polie :
    • N néfeloe / néfelé / néfeliye / néfelóhe
    • Ac néfelote / néfelete / néfelite / néfelottehe
    • D néfelone / néfelene / néfeline / néfelonahe
    • Ab néfeloce / néfelece / néfelice / néfelochahe
    • G néfelae / néfelefe / néfelife / néfelofé
    • I/S néfelole / néfelele / néfelile / néfelollehe
    • P néfelore / néfelere / néfelire / néfelorrehe

Conjugaison

Elle est encore une fois séparée en conjugaison forte et faible, et en conjugaison polie et neutre.

On notera que dans le dictionnaire, c'est le radical nu qui est donné. Ce radical nu n'a que peu d'utilisation, à part dans certaines expression figées ou dans les compositions lexicales.

Forte

Les préverbes :

  • Lʼindicatif est formé sans préverbe.
  • Le subjonctif utilise le préverbe Ot
  • lʼimpératif le préverbe El.

Les désinences sont (dans lʼordre : voix première, deuxième, troisième, quatrième, refléchie). La forme polie suit une formation simple.

  • Pr : -at / -ath / -an / -anye / -atye
  • Pf : -ent / -ef / -em / -emwe / -ennu
  • Ip : -ur / -ul / -uje / -ulle / -unno
  • F : -od / -oth / -otya / -olle / -etto

La forme polie se constitue par la suffixation de e avec évidemment la contraction vocalique.

Infinitif :

  • Présent : -allo-(y)o / -asse-(y)o / -atte-(y)o / -anne-(y)o / -ápe-(y)o
  • Passé : -eru-(y)o / -ame-(y)o / -ede-(y)o / -unda-(y)o / -itu-(y)o
  • Futur : -owe-(y)o / -uya-(y)o / -ufe-(y)o / -ulo-(y)o / -adu-(y)o

On insère entre la désinence et (y)o les marques personnelles. A la forme polie, le suffixe final -(y)o devient -(w)ó.

Participes :

  • Présent : -allo-(y)a / -asse-(y)a / -atte-(y)a / -anne-(y)a / -ápe-(y)a
  • Passé : -eru-(y)a / -ame-(y)a / -ede-(y)a / -unda-(y)a / -itu-(y)a
  • Futur : -owe-(y)a / -uya-(y)a / -ufe-(y)a / -ulo-(y)a / -adu-(y)a

On insère entre la désinence et (y)a les marques personnelles. A la forme polie, le suffixe final -(y)o devient -(w)ea.

Ex : Siat "aller présent de l'indicatif neutre" ; Siate "aller présent de l'indicatif poli"

Faible

Tous les verbes dérivés possèdent un suffixe en -d. Le radical se forme donc par le retrait du dit d.

Contrairement aux verbes forts, les préverbes ne sont pas utilisés, sauf quelque fois en poésie où lorsqu'on recherche un effet d'archaïsme.

Indicatif

  • Pr : -dat / -dath / -dan / -danye / -datye
  • Pf : -tént / -téf / -tém / -témwe / -ténnu
  • Ip : -tyur / -tyul / -tyuye / -tyulle / -tyunno
  • F : -tod / -toth / -totya / -tolle / -tetto

Subjonctif

  • Pr : -mat / -math / -man / -manye / -matye
  • Pf : -mént / -méf / -mém / -mémwe / -ménnu
  • Ip : -myur / -myul / -myuye / -myulle / -myunno
  • F : -mod / -moth / -motya / -molle / -metto

Impératif

  • Pr : -lat / -lath / -lan / -lanye / -latye
  • Pf : -lént / -léf / -lém / -lémwe / -lénnu
  • Ip : -lyur / -lyul / -lyuye / -lyulle / -lyunno
  • F : -lod / -loth / -lotya / -lolle / -letto

La forme polie est encore marquée par le suffixe e

Infinitif :

  • Présent : -sallo-(y)o / -sasse-(y)o / -satte-(y)o / -sanne-(y)o / -sápe-(y)o
  • Passé : -seru-(y)o / -same-(y)o / -sede-(y)o / -sunda-(y)o / -situ-(y)o
  • Futur : -sowe-(y)o / -suya-(y)o / -sufe-(y)o / -sulo-(y)o / -sadu-(y)o

On insère entre la désinence et (y)o les marques personnelles. A la forme polie, le suffixe final -(y)o devient -(w)ó.

Participes :

  • Présent : -sallo-(y)a / -sasse-(y)a / -satte-(y)a / -sanne-(y)a / -sápe-(y)a
  • Passé : -seru-(y)a / -same-(y)a / -sede-(y)a / -sunda-(y)a / -situ-(y)a
  • Futur : -sowe-(y)a / -suya-(y)a / -sufe-(y)a / -sulo-(y)a / -sadu-(y)a

On insère entre la désinence et (y)a les marques personnelles. A la forme polie, le suffixe final -(y)a devient -(w)ea.

Pronoms personnels et marques personnelles

Les pronoms existent deux plusieurs formes. La forme isolée et la forme intégrée, existant seulement pour les quatre premiers cas et le possessif. (à chaque fois la première forme est la forme isolée) La forme intégrée correspond aux "marques personnelles" pour les quatre premiers cas, le pronom au possessif suffixé est appelé suffixe possessif.

  • Le duel se forme par suffixation dʼun i
  • Le pluriel général par suffixation dʼun e
  • Le pluriel précis par suffixation dʼun o

Comme toujours il y a réduction des voyelles.

1è personne :

Neutre

  • N : se / -es
  • Ac : te / -et
  • D : ene / -én
  • Ab : ce -ec
  • G : ém
  • I/S : yel
  • P : yer / -lier

Polie

  • N : sé / -ese
  • Ac : té / -ete
  • D : ené / -éne
  • Ab : cé / -ece
  • G : éme
  • I/S : yele
  • P : yere / -liere

2è personne :

Neutre

  • N : si / -is
  • Ac : ti / -it
  • D : eni / enya
  • Ab : ci / -ic
  • G : íma
  • I/L : íl
  • P : ír / -yiri

Polie :

  • N : asye / -isye
  • Ac : tye / -itye
  • D : enye / enye
  • Ab : acye / -icye
  • G : ímye
  • I/L : ílye
  • P : írye / -yire

3è personne :

Neutre

  • N : so / -os
  • Ac : to / -ot
  • D : éno / -enno
  • Ab : co / -oc
  • G : óm
  • I/L : ól
  • P : ór / -wór

Polie

  • N : aswe / -oswe
  • Ac : toe / -ote
  • D : énoe / -ennoe
  • Ab : coe / -oce
  • G : óme
  • I/L : olle
  • P : orre / -worre

Pronom interrogatif (troisième personne)

Neutre

  • N : su / -us
  • Ac : tu / -ut
  • D : onu / -unwe
  • Ab : cwu / -uco
  • G : ummo
  • I/L : ul
  • P : uswo / -wurru

Polie

  • N : eswu / -usse
  • Ac : otwe / -otwe
  • D : onwe / -unwë
  • Ab : cwe / -ocwe
  • G : ummë
  • I/L : el
  • P : usweo / -wurrë

Ex : Siatos "il va" mis en parallèle avec So siat "Lui, il va". L'utilisation du pronom séparé marque une emphase. Ex : Siatose "ils vont, il y en a qui vont", Siatoso "ils vont, ceux-là vont" Ex : Órliere "mon joyau" avec la forme polie, Órlieré "nos joyaux, ceux de moi et d'autres" avec la forme polie, Órliereo "nos joyaux, ceus de notre groupe" avec la forme polie.

Déclinaison des adjectifs

Ils ne sont variables qu'en nombre et en forme de politesse. On sépare bien évidemment les adjectifs forts des adjectifs faibles.

Forte

Adjectifs forts (neutre / poli) :

  • S -Ø / -er
  • D -e / -é
  • PG -i / -iye
  • PP -o / -oe

Faibles

Adjectifs faibles (neutre / poli) :

  • S -a / -ae
  • D -e / -é
  • PG -i / -é
  • PP -o / -é

Formation des adjectifs personnels et démonstratifs

Ils se déclinent comme les autres adjectifs.

  • Les Adjectifs possessifs se forment du pronom au nominatif et du suffixe -na ; ce sont des adjectifs faibles.
  • Les adjectifs démonstratifs sont au nombre de quatre avec chacun une valeur précise, tous forts :
    • Proximité : Tat
    • Eloignement : Yol
    • Politesse : Pon
    • Décence neutre : Ren

Adverbes

Contrairement au français, les adverbes ne sont pas invariables. Ils s'accordent en temps avec le verbe qu'ils qualifient. Quand ils qualifient un adjectif ils sont alors invariables. Les adverbes forts sont très très rares et tous sauf trois sont invariables. Les autres adverbes sont formés par un suffixe en -p.

Conjugaison des adverbes

(Neutre / poli)

  • Pr : -p / -pë
  • Pf : -be / -bë
  • Ip : -ma / -má
  • F : -fu / -fi

Adverbes irréguliers

Trois adverbes forts se conjuguent. Ce sont les adverbes interrogatifs, négatifs et optatifs :

Adverbe négatif :

  • Pr : tap / taep
  • Pf : tab / taeb
  • Ip : tam / taem
  • F : tafë / taefë

Adverbe interrogatif :

  • Pr : a / aë
  • Pf : ga / gia
  • Ip : ache / achë
  • F : uthe / uthë

Adverbe optatif :

  • Pr : na / ná
  • Pf : nai / naye
  • Ip : nu / anwë
  • F : no / noye

Accords

Ex : Siates tap "je ne vais pas" ; Sientes tab "je ne suis pas venu"

Ex : Na Siatis "je veux que tu viennes" : Nai sientis "je voulais que tu sois venu"

Il est notable que quelque fois les adverbes se conjuguent quand ils décrivent un adjectif ou un autre adverbe. Ils marquent alors leur propre temps. On peut trouver la même chose quand un adverbe décrit un verbe mais n'est pas accordé avec celui-ci.

Ex : Na Sientis "je veux que tu sois venu" ; Nai Siatis "je voulais que tu vienne"

Ex : Nefep imiwa "illuminé bellement", Nefebë imiwa "illuminé anciennement bellement" (maintenant ce n'est plus beau, cette illumination).

Comme on le voit, pour les verbes la nuance pour les verbes est complexe c'est pour cela que l'on préférera utiliser des formes univoques quand on fera usage de ces particularités.

Syntaxe

La syntaxe est tout à fait libre mais on préfèrera mettre la préposition avant son complément et les adjectifs et adverbes avant la préposition ou après le complément.

Les verbes sont habituellement séparés entre eux par des conjonctions et tous les prépositions sont habituellement liées, l'emploi de la ponctuation est réduit au minimum.

Les nombres obéissent à des règles particulières de formations.

Nombres sémantiques

Malgré les quatre nombres grammaticaux existant et leur dénomination, ces nombres sont en fait tous singuliers. Ils désignent un "groupe" un moyen de compter. Les pluriels réels se forment différemment, voire ne se notent pas.

Signification des nombres grammaticaux

  • Singulier : un seul objet (une pomme)
  • Duel : deux objets liés (une paire de pommes)
  • Pluriel général : un groupe d'objets (un tas de pommes)
  • Pluriel précis : un groupe d'objets liés, précis (ce tas de pommes)

Comme on le voit, on peut tous les traduire par un mot au singulier.

Expression du pluriel sémantique

Il s'exprime de plusieurs manières.

  • Le pluriel précis sémantique est noté par un adjectif numéral ou démonstratif
    • Ex : Athirsa Rol (cent oiseaux uniques = cent oiseaux)
    • Ex : Athirsi Role (cent paires d'oiseaux)
  • Le pluriel général sémantique se forme par l'adjectif indéclinable yon
    • Ex : Athires Yon (des plusieurs-oiseaux parmi d'autres)
    • Ex : Athiros Yon (ces plusieurs-oiseaux que je montre)
    • Ex : Athirsa yon (ces oiseaux uniques)

Valence des verbes

Principe

Toute la syntaxe grammaticale est fondée sur l'étude de la valence des verbes :

Comme chacun le sait, un verbe possède un nombre de valence qui indique le nombre de ses compléments essentiels. Le Yefithil ne correspond pas exactement à ce que l'on trouve en français. Un verbe peut être monovalent (très rares), bivalents (allumer : quelqu'un' allume quelque chose), trivalents (donner : quelqu'un donne quelque chose à quelqu'un), quadrivalent (aller : quelqu'un va quelque part en passant par quelque part venant de quelque part) ou avalant (pleuvoir, qui n'accepte même pas de sujet). Les compléments non utiles au verbe sont exclus de ce schéma (Ex : je vais avec la voiture).

Chaque complément est noté par des quatre cas verbaux : Nominatif (N) ou premier complément ; Accusatif (Ac) ou second complément ; Datif (D) ou troisième complément et Ablatif (Ab) ou cinquième complément.

Chaque verbe possède donc un schéma donné comme ceci dans le dictionnaire :

Si "aller" quelqu'un (N) va quelque part (Ac) en passant par (D) en passant par (Ab)

On ajoutera les compléments en suivant ce schéma à la voix active.

Ce système est issu d'une réforme engagée politiquement pour rendre plus simple la langue. Auparavant on utilisait un système proche de celui du latin.

Voix

Les verbes possèdent cinq vois séparées en deux classes :

  • Les classes complétives (qui jouent sur les compléments) :
    • La voix active ou première (préférer le second terme), donnée par le schéma dans le dictionnaire et où le sujet grammatical est le sujet sémantique
    • La voix passive ou seconde (préférer seconde), où on inverse le premier et le deuxième complément
    • La voix troisième, où on inverse premier et troisième complément
    • La voix quatrième, où l'on inverse premier et quatrième complément

Ces voix sont les plus simples. Leur fonctionnement est tout à fait naturel.

  • Ex : Siat se ambathe ussaen cánaca "je (se N) vais (siat) à la ville (ambathe Ac) depuis la tour (ussaen D) en passant par la maison (canaca Ab)". La voix est la voix première donc il faut comprendre cela ainsi
  • Ex : Siath ambasa te ussaen cánaca "la ville (ambasa N) est la direction d'un mouvement engagé par moi (te Ac) depuis la tour (Ussaen D) en passant par la maison (canaca Ab)". Comme on le voit, la voix est seconde et le sujet syntaxique est donc le deuxième complément.
  • Ex : Sian ussasa ambathe ene cánaca "la tour (ussasa N) est le point d'un déplacement engagé par moi (ene D) vers la ville (ambathe Ac) en passant par la maison (canaca Ab)". La voix est troisième donc le sujet syntaxique est le troisième complément
  • Ex : Sianye cánsa ambathe ussaen ce "la maison (cansa N) est le lieu de transit d'un déplacement engagé par moi (ce Ab) vers la ville (Ambathe Ac) depuis la tour (ussaen D)". Enfin, avec la voix quatrième le sujet syntaxique est le quatrième complément.

Le sujet syntaxique est mis en valeur par rapport aux autres compléments.

  • La voix bivalente, ou voix réfléchie où le sujet et le deuxième complément sont confondus
  • Ex : Wodatye se "je me vois". Ici le sujet et le second complément sont confondus, il est donc possible de mettre le sujet à l'accusatif ou au nominatif.

Autres compléments verbaux

Les autres compléments verbaux sont donnés par le génitif et l'instrumental/sociatif. Voici leurs différentes valeurs, avec les prépositions grammaticales adaptées (mais qui peuvent être omises, ou placées en post-positions, surtout quand le mot a des prépositions sémantiques) :

  • Génitif :
    • Complément de but (a)
    • De cause (lo)
    • De conséquence (ti)
    • De lieu (lieu d'où l'on vient : assi)
    • Génitif temporel (oslo : depuis)
  • Instrumental/sociatif :
    • De "troisième plan (contexte)" (su)
    • De moyen (sans préposition)
    • D'accompagnement (sans préposition)
    • De lieu (locatif : assë)
    • De manière (sans préposition)
    • Locatif temporel (si)

Verbes d'état

Ils sont relativement rares, et le plus souvent obtenus par dérivation à partir d'un nom ou d'un adjectif. Les adjectifs formés ainsi sont tous monovalents (Ex : Nef"beau" -> nefenud "être beau" quelqu'un (N) est beau). Mais certains verbes sont bi-valents (Ex : Chel "devenir" quelqu'un (N) devient quelque chose (Ac)) ils sont donc susceptibles d'être mis à la voix seconde. Le complément, lorsqu'il est un adjectif est mis au nombre et à la forme de politesse du sujet. Lorsqu'il est sujet on opère de la même manière. Un adjectif sujet ne peut pas être repris par un pronom.

Ex : Chelates Nef "je suis devenu beau"

La copule "être" n'existe pas, elle est remplacée par la préposition ya (neutre) / ye (polie) mise devant un radical nu.

Ex : Se ya nef "je suis beau"

Une forme dérivée de la copule est Yufe (neutre) / Yumpe (polie) mise devant le radical nu. Elle représente la forme "être comme" elle sert aussi aux comparaisons.

Ex : Se yufe im "je suis comme la lumière"

Une autre copule, Li/Le (neutre/poli) signifie "rester" dans le sens de conserver son état.

Compléments nominaux et adjectivaux

Cas génitifs et possessifs appliqués aux noms

Le génitif et le possessif sont les deux seuls cas à avoir la capacité à décrire un nom. Voici leurs valeurs. En aucun cas une préposition grammaticale ne peut changer ces valeurs :

  • Possessif :
    • Possession (la maison de quelqu'un)
    • Relativité (la maison dont quelqu'un parle)
  • Génitif :
    • Composition, matière (une maison de bois)
    • Origine temporelle ou spatiale (la maison de Normandie (maison dont le style est importé de Normandie))
    • But, raison d'exister d'un objet (la maison pour le bien-être de quelqu'un)
    • Existence d'un composant (la maison à fenêtres)

Compléments de l'adjectif

Ils sont au génitif en général et dans la plupart des cas, mais l'I/S est aussi une possibilité. L'I/S se rapportera plutôt au moyen de mise en œuvre de l'adjectif (pris par surprise) ou à l'accompagnement inclus dans cet adjectif (venu avec sa sœur) tandis que le génitif occupera toutes les autres fonctions.

Ex : Inwa silme "illuminé comme l'étoile" à mettre en parallèle avec Inwa silil "illuminé par l'étoile". Le premier est au génitif tandis que le deuxième est à l'I/S


Lexicologie

Création à partir de racines, règles générales

Tous les mots sont dérivés de racines primitives au moyen de règles phonétiques en petit nombre. Les voici :

  • entre deux phonèmes voisés une occlusive se spirantise
  • j sʼintègre à n et t pour former ny et ty
  • h se transforme en quand il est isolé ou [ç] dans les autres positions il spirantise la consonne
  • les consonnes de point dʼarticulation sʼassimilent (toujours selon la dernière)
  • Les groupes de trois consonnes ou plus se simplifient si lʼune des consonnes est une liquide ou une approxiamante. Sinon on installe une voyelle dʼappui. De même pour les groupes de deux consonnes ou plus en finale et en initiale.
  • Les consonnes syllabiques se transforment en « en » pour nn ; « um » pour mm ; « ir » pour rr et « il » pour ll. Après une voyelle elles se transforment en consonnes simples
  • Les spirante sonores sʼassourdissent, quelle que soit leur position.
  • Les voyelles longues en deuxième position dʼun groupe vocalique deviennent courtes
  • Quand on simplifie des groupes consonantiques on allonge la voyelle précédente par allongement compensatoire
  • En finale, les dernière consonne sʼamuïssent de façon a ne plus avoir quʼune consonne
  • une voyelle suivie de la semi consonne qui le correspond fusionne avec celle-ci pour former une seule voyelle longue
  • Un e dans un groupe de trois voyelles s´amuït et allonge la voyelle précédente
  • Quand on a un groupe du type V + I ou U il se transforme en I ou U + V. Si la voyelle était longue, elle se raccourci.
  • Le e devient ë en finale lorsqu´il n´était pas final (c´est à dire qu´avant il y avait une consonne qui le précédait).

De plus il existe des irrégularités surtout sur les mots les plus employés. Ainsi il arrive que certains mots courants perdent une syllabe pour devenir monosyllabes. Il est courant que les monosyllabes allongent leur voyelle. On observe aussi certains cas d'assimilation entre certains mots qui se ressemblent par le sens.

Règles de dérivation

Les dérivations se font au moyen de suffixes à partir de la racine. Les infinitifs et les participes sont considérés comme des dérivations conjuguées qui apportent des précisions supplémentaires.

Voici les suffixes, classés par mot formé. Les suffixes ont toujours une terminaison caractéristique.

On évitera toujours de dériver un mot issu lui-même d'une autre dérivation.

Ces suffixes entrainent quelque fois la spirantisation de certains radicaux, généralement lors des formations les plus courantes.

Noms

Ils se forment par un suffixe qui se termine toujours en o

  • -(e)lo pour les adjectifs transformés en noms abstraits
  • -(i)teo pour les adjectifs transformés en noms de personnes (celui qui...)
  • -(e)ro pour les adjectifs transformés en noms d´objets
  • -(e)o pour les noms dʼêtres féminins (1)
  • -(a)no pour les noms dʼêtres masculins (2)
  • -(e)nyo pour les noms d´objets tirés des verbes (passif)
  • -(o)leo pour le résultat de l'action (tiré d'un verbe)

Notes : les suffixes masculinisant et féminisant ((1) et (2)) peuvent se trouver après un autre suffixe.

Adjectifs

Ils se forment par un suffixe qui se termine toujours en a

  • -(i)wa pour les adjectifs dérivés de nom
  • -(e)tya pour les adjectifs désignant le résultat de l´action.

Verbes

Ils se forment par un suffixe qui se termine en -d

  • -(i)d pour les verbes dérivés dʼun nom
  • -(e)nnod pour les verbes dérivés dʼun adjectif exprimant un translatif
  • -(i)thampud pour les phénomènes météorologiques dérivés de noms.
  • -(e)nud pour les verbes d´état d´après un adjectif
  • -(u)rassud ajoute un côté répétitif péjoratif (déchiquetter)

Ex : HAR "chanter" (V) -> har "chanter" (qui ne s'allonge pas car il est peu courant) -> harrassud "chantonner piètrement" (ici on ne met pas la voyelle de liaison car la consonne finale du radical est déjà la même).

Ex : KEA "blanc, clair" -> cea "blanc" (Adj) -> ceannod "devenir blanc"

Ex : ATOL "vide" -> Atol "vide, absence" (Adj) -> atolenud "être vide, ne pas être là"

Ex : ETU "pluie" -> Etu "pluie, précipitations" (Nom) -> Etuthampud "pleuvoir, neiger".

Adverbes

Leur suffixe se termine toujours en -p

-(e)p à partir d´un adjectif

Ex : NEP -> néf/nep (les deux formes sont autorisées) "beau" (Adjectif) -> nefep "bellement, de belle manière" (Adverbe).

Ex : KMM -> cum "ensommeillé" (Adj) -> Cumep "somnolant" (Adv). Ici la dérivation est tout à fait régulière.

Accents régionaux

Il n'existe pas de dialectes Yefithil, en effet, la campagne d'éducation a mené à une uniformisation de la langue. Néanmoins, on reconnaitra volontiers des différences de prononciation.

Accent Métropolitain

Il s'agit de l'accent académique. Il se parle dans les deux capitales, ainsi que dans une grande partie de l'île de l'horizon, cet accent, sans être excessivement châtié de par son vocabulaire est néanmoins considéré comme pédant quand il est parlé dans une région éloignée de la métropole.

Accent populaire métropolitain

Comme son nom l'indique, il s'agit d'une variante de la langue académique, parlée par les personnes des classes sociales inférieures. Cette langue se caractérise par une forte proportion à la désenclise des pronoms (même en cas de non insistance), par un vocabulaire argotique apr certains côtés, et par une nasalisation légère des voyelles devant consonne nazale.

Accent noble

C'est l'accent de l'aristocratie. Il est caractérisé par l'emploi de formes archaïques, par une vocalisation des voyelles liquides devant une occlusive et par la dénasalisation des consonnes nasales, alors réduites à des occlusives affriquées.

Accent du Sud

Il est caractérisé par une réduction des voyelles longues à de simples voyelles courtes. Cette différence s'accompagne d'une diphtongaison de certaines voyelles (les voyelles longues e et o sont transformées en [eE] et [oO] respectivement).

De plus, les consonnes nasales et liquides s'allongent en finale.

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