Le heaume d'Ægis : L'Attente (S1E5)

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Introduction


Le heaume d'Ægis : Aux origines d'un multivers

Le créatif Le réceptif La difficulté initiale La force juvénile L'attente Le conflit L'armée La solidarité Le pouvoir d'apprivoisement du petit La marche La paix La stagnation La communauté avec les hommes Le grand avoir L'humilité L'enthousiasme La suite Le travail sur ce qui est corrompu L'approche La contemplation Mordre au travers La grâce L'éclatement Le retour L'innocence Le pouvoir d'apprivoisement du grand Les commissures des lèvres La prépondérance du grand L'insondable Le feu L'influence La durée La retraite La puissance du grand Le progrès L'obscurcissement de la lumière La famille L'opposition L'obstacle La libération La diminution L'augmentation La percée Venir à la rencontre Le rassemblement La poussée vers le haut L'accablement Le puits La révolution Le chaudron L'ébranlement La montagne Le développement L'épousée L'abondance Le voyageur Le doux Le lac La dispersion La limitation La vérité intérieure La prépondérance du petit Après l'accomplissement Avant l'accomplissement

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Sommaire

Synopsis

Les élémentaires entre dans la danse et, après avoir allumé les étoiles, ils préparent à présent les planètes.

Mythe

   
Classification
 
Format : Mythe : Mythe fondateur
Genre : fantastique
Registre : onirique
Style : narratif
Fiche technique
 
Année : 2020
Auteur : Ziecken
Code-récit : LHDAS1E5
Statut : bloqué
Contexte
 
Époque : Premier âge
Lieux : Multivers d'Ægis, univers, monde
Personnages : élémentaires de feu
Objets :

La danse de étoiles

L’heure n’est pas encore à la vie, du moins pas sous sa forme incarnée, elle ne pourrait nullement s’épanouir dans de telles conditions. Le multivers était alors comme un jeu d’échecs où les joueurs s’apprêtent à placer les pions sur les cases de départ. Le jeu n’est pas encore commencé mais l’intention est là. Les éléments vont commencer à se mettre en place pour écrire prochainement l’histoire de la vie.

La vie était un objectif pour tous les esprits présents dans le plan physique, car en dépit des années, des siècles et des millénaires qu’ils avaient passés ici et ce, depuis qu’ils avaient investi le plan physique, ils ne sont jamais parvenus à s’intégrer pleinement.

C’étaient pourquoi, ils avaient donné vie aux élémentaires en s’unissant à la matière. Les élémentaires représentaient déjà une belle réalisation, la seule même, que les esprits avaient pu engendrer pour le moment. Mais elle ne demeurait pas leur finalité, loin de là. Les esprits savaient qu’ils pouvaient créer la vie et comptaient bien en profiter. Ils allaient bientôt concevoir des hôtes bien plus complexes et bien plus performants dans lesquels s’incarner. Mais pour cela, il fallait créer un nouveau cadre où la vie pourrait s’y épanouir sous toutes ses formes. Voilà le nouveau défi des esprits, charge qui, bien évidemment, allait incomber aux élémentaires. Les élémentaires jouaient un rôle fondamental, c’est d’ailleurs pour cette raison qu’on les appelle également « élémental ». Ce mot-valise permet de tenir compte de leur importance. Ils se devaient de façonner ces nouveaux mondes destinés à héberger la vie dans la plus grande de ses diversités. Ils étaient à l’œuvre dans chaque univers. Ils unissaient les morceaux épars de matières et les aggloméraient en sphères aussi variées en tailles qu’en matières.

Les planètes continuaient ainsi à naître comme à l’époque des premiers mondes. Ces mondes qui autrefois étaient confiés aux ficelles du hasard et qui désormais naissaient de la volonté ardente et motivée des esprits et des élémentaires.

Les élémentaires étaient alors les maîtres du jeu. Ils façonnaient les mondes de telle sorte qu’ils puissent, un jour, accueillir la vie et permettre ainsi aux esprits d’investir de nouvelles enveloppes corporelles. Mais, pour donner le plus de chance à cette utopique ambition, ils feront en sorte de créer des mondes aussi variés que possible. Car c’est dans la diversité que naît la possibilité.

C’est ainsi que commença le premier éon. Cette période de temps qui fit naître les planètes telluriques. Cette période de feu et de flammes qui pourtant apporta tout le nécessaire à la conception de ces futurs palais de vie. Chaque planète à son rythme, chaque planète écrivant sa propre histoire. Les élémentaires mirent ces planètes, nouvellement dessinées, en rotation autour des étoiles qu’ils avaient préalablement formées. Actionnées par un mouvement giratoire, elles créent la pesanteur et c’est ainsi que débuta la danse des étoiles.

La création des planètes

Le temps de façonner les planètes advint. Ce temps fut connu sur Terre sous le nom d’Hadéen, du nom du dieu Grec des enfers : Hadès. Ca, en ces temps où naissent les planètes telluriques et où s’entame la première étape de leur création tout n’était alors que flammes et chaleur insoutenables.

Chaque planète se construisit à son propre rythme, les élémentaires ne pouvant pas intervenir sur toutes les planètes en même temps. Ils se concentrèrent sur certaines puis, une fois le travail achevé, ils parcourraient l’espace en quêtes de nouvelles planètes à forger.

Et, au gré de leur périple, de nouvelles compétences et de nouvelles idées les aidèrent à créer de nouveaux mondes, toujours plus fabuleux et plus diversifiés les uns que les autres.

Certaines planètes étaient déjà présentes depuis les origines du plan physique. Elles trônaient là, seules et ternes éclairées par les étoiles. Les élémentaires de feu les atteignaient grâce à des comètes ardentes aux chevelures incandescentes. Sous le choc de l’impact de ces bolides interstellaires, les élémentaires de feu atteignirent les couches les plus profondes de chaque astre afin d’y résider pour l’éternité, donnant ainsi aux planètes conquises une âme, une conscience.

Et c’est ainsi que naquit Telia, notre belle planète bleue. Qui n’avait de bleu que le surnom qu’on lui donnera bien des millénaires plus tard.

Lorsque les planètes étaient trop petites et lorsque la densité n’était pas suffisante pour maintenir leur cœur en fusion, les élémentaires de feu alimentaient ces planètes en matériaux qu’ils trouvaient çà et là dans le vide interstellaire. Ainsi, à la manière d’un jeu de billard gigantesque les élémentaires s’improvisaient queues là où les semblants de planètes jouaient le rôle de boules. Les trous n’étaient, dans cette métaphore céleste, que les planètes cibles qu’il était nécessaire d’agrandir par accrétion de matière.

La répartition des matériaux n’était pas uniforme dans les univers. Aussi, les élémentaires de feu étaient chargés de circuler dans les cieux à bord de leur bolides rocheux incandescents afin d’apporter aux planètes en devenir un maximum de matériaux. Ces roches nommées « impacteurs » causèrent de grands dégâts lors de leurs impacts mais donnèrent également naissance à de belles créations.

C’est ainsi que Théia, l’un de ces impacteurs, heurta une planète aux dimensions généreuses et en fit extraire sous le choc de l’impact une quantité de matière conséquente dont les milliers d’éléments désagrégés dansaient autour de ce qui restait de cet astre meurtri formant alors un anneau de roches aux formes et aux tailles variées. Avec le temps, et sous l’effet de la rotation, l’astre reprit sa forme sphérique. Plus petite qu’auparavant cette nouvelle planète était en train de voir naître à ses côtés une lune constituée de cette ceinture de roche qui s’agglomérait à son tour.

C’est ainsi que naquirent Telia, connue aussi sous le nom de « Terre » et de sa fidèle compagne Selia, connue sous le nom de Lune.

L’âge du feu

En ces temps reculés la surface des planètes n’était que roches en fusion pour la plupart. Des océans de lave rougeoyante d’où cloquaient des bulles gigantesques relâchant dans le semblant d’atmosphère des relents gazeux fétides et mortels. Pour les autres planètes, un semblant de croûte s’était formé à la surface et des volcans s’y exprimaient à pleine joie vomissant de toutes parts leur lave incandescente.

Le bal des impacteurs n’avait toujours pas cessé même si les cieux semblaient peu à peu se calmer et offrir un répit aux planètes nouvellement formées. Le calme semblait s’imposer donnant un caractère moins chaotique à ce décor pourtant infernal.

Les futurs paradis foisonnant de vie ne sont, pour le moment, que des enfers abiotiques où ne règnent que les chaleurs insoutenables émanant des entrailles des planètes et le bruit titanesque des montagnes de feu qui éructent leur lave en fusion.

Les autres élémentaires regardaient l’œuvre des élémentaires de terre avec une impatience non dissimulée. Ils devaient entrer en jeu et apporter leur contribution. Ils auraient leur heure de gloire mais devaient, dès à présent, entrer en jeu et apporter leur contribution.

C’est alors que les élémentaires de terre commencèrent par couvrir les planètes d’une fine couche protectrice plus ou moins épaisse donnant ainsi, et pour la première fois une croûte uniforme à ces planètes malléables ou hétérogènes. Ils s’insèrent jusqu’au cœur des planètes pour y créer des noyaux de métal si denses que ni la pression, ni la chaleur ne pouvait altérer. Ils reproduisirent ce schéma dans bon nombre de planètes marquant ainsi la trace de leur passage.

Puis les élémentaires d’eau, à bord de comètes glacées, inondèrent ces planètes de leur contenus apportèrent pour les plus tempérées d’entre elles de l’eau à l’état liquide. Ce fut l’âge du grand bombardement tardif.

Enfin, les élémentaires d’air commencèrent à proliférer dans ses planètes en devenir. Ils utilisèrent les gaz des volcans pour se changer en nuages toxiques et faire tomber les premières pluies.

Les planètes n’étaient pas encore viables en l’état mais le travail avançait bien. Les planètes offraient des paysages plus variés et l’union des élémentaires avaient contribué à donner une certaine uniformité aux astres crées.

Bien que tous les élémentaires travaillaient de concert, cet ère était sans conteste celle des élémentaires de feu. Ils étaient omniprésents et omnipotents dans les univers, des étoiles au planètes, ils semblaient être les plus important des élémentaires.

Mais ce n’était pas le cas, les élémentaires n’étaient pas les plus puissants, c’était juste leur temps de gloire car la puissance n’est pas entre les mains d’un seul et mais dans la cohésion de tous. Et ce que les élémentaires n’allaient pas tarder à découvrir.

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